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- Style : Bernard Benoit
- Membre : Genesis, Squackett, Gtr, Quiet World

Steve HACKETT - Feedback 86 (2000)
Par MARCO STIVELL le 26 Janvier 2011          Consultée 1888 fois

Il est dans les habitudes des membres de Genesis, actuels (façon de parler, mais le groupe n'est pas officielement séparé donc...) et anciens, de sortir d’excellents albums tout neufs, quel que soit le genre. Mais depuis un certain temps, ils font plus que cela : ils ressortent des trésors du fond de leurs tiroirs, des vestiges de projets commencés et laissés de côté, ou qui n'ont tout simplement jamais trouvé leur place sur des albums commercialisés. En cette année 2000, c’est au tour de Steve.

Et il ne s’agit pas de n’importe quoi. Feedback 86 est le nom donné à un regroupement de chansons enregistrées au milieu des années 80 et qui aurait pu devenir, selon la rumeur, le second album de GTR, le groupe avec lequel Steve Hackett a publié un unique album à l'époque. Le second se serait appellé Nerotrend. Oui mais cela n’empêche pas, en regardant les crédits, de rester dubitatif, car il n’y a pas de plus grands absents que Max Bacon et (surtout) Steve Howe, l'ancien guitariste de Yes qui avait aussi participé à l'album de GTR. Donc ces chansons ont été seulement "pensées" pour GTR.

En tout cas au niveau chant, Max Bacon est remplacé au pied levé par Chris Thompson, ancien membre du Manfred Mann’s Earth Band, tandis que Brian May s’extrait un moment de Queen pour venir jouer un peu avec son collègue. Il n’y a donc pas à s’inquiéter pour la voix ou la guitare, car ce sont des valeurs sûres. Quant à la section rythmique, si pour "Cassandra" on a droit au tandem marillionien Trewavas/Mosley toujours efficace, elle est majoritairement assurée par Nick Magnus et ses faux sons de batterie, et là par contre ça pose un léger souci. On n'est pas encore au temps où les sons en plastique arrivent à imiter le son de l'instrument au point de créer la confusion. C'est dire aussi si l'on est loin d'albums comme Spectral Mornings voire même Highly-Strung, réalisés en groupe.

De ces petites chansons rock FM, celle qui ressort le mieux est "Cassandra", bien servie par la section rythmique de Marillion (et de sublimes parties de guitares), alors que les autres chansons ont du mal à décoller. La chanson est hyper-efficace, c'est l'un des rares morceaux hors-GTR de l'époque qui auraient pu représenter un vrai tube pour Steve. La version de "Prizefighters" sur le live de GTR était meilleure, caril faut ici adhérer à la voix éraillée de Bonnie Tyler, ce qui n’est pas donné à tout le monde. On remarquera que Mike Oldfield suivra l’exemple de Steve (à moins que ce ne soit l'inverse) en conviant aussi cette chanteuse ainsi que Max Bacon sur Islands, son album de l’époque. De plus, on remarque sur ce mÍme titre ("Prizefighters") la présence de Phil Henderson. J’ignore s’il s’agit du même que pour Quiet World, le premier groupe avec lequel Steve avait sorti un album au début des années 70, mais il est amusant de retrouver ce nom ici. Les couplets de "Don’t Fall" (rien à voir avec "Don't Fall Away From Me" de la compilation The Unathorized Biography) rappellent quant à eux la chanson "Solid Ground" de Blues With a Feeling, sauf que là le riff est joué à l’harmonica et le refrain est moins énervé. La plus belle chanson parmi toutes reste la douce "Oh, How I Love You", d’un romantisme hackettien à en tomber à la renverse, même si la version instrumentale présentée sur le live acoustique There Are Many Sides to the Night était splendide aussi.

Le disque, aussi court soit-il, est partagé entre ces chansons tubesques et d’autres morceaux un peu plus fouillés, que ce soit en acoustique ou en électrique. Dans la première catégorie, seul se classe "Notre Dame des Fleurs", dans la lignée des "Beja Flor" et "Imagining" (l’intro) avec le même jeu caractéristique, et l’enchaînement qui conduit à "The Gulf" est ma foi assez bien cautionné. Ce dernier est une pièce maîtresse, sans doute l'une des plus intéressantes et des meilleures parmi tout ce qu'à pu produire Steve depuis Bay of Kings. Le hic, c'est que "The Gulf", ainsi que "Stadiums of the Damned", sont également trouvables sur l’album Till We Have Faces, sur lequel ils s’intègrent beaucoup mieux et rajoutent un gain de plaisir sur cet album moyen.

Pas vraiment un album, pas un EP non plus, disons un petit recueil de chansons sympathiques, mais qui pêchent un peu sur le plan rythmique, et pour une dernière collaboration de Nick Magnus avec Steve (pour un album de ce dernier), c’est franchement dommage. Dans l’ensemble, ça reste gentillet mais pas indispensable, si ce n’est pour des "petits" détails divers comme "Oh, How I Love You" et la voix de Chris Thompson.

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   MARCO STIVELL

 
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- Steve Hackett (guitares, chant, harmonica)
- Nick Magnus (claviers, boîte à rythmes, piano)
- Chris Thompson (chant)
- Bonnie Tyler (chant)
- Brian May (guitare, chant)
- Pete Trewavas (basse)
- Ian Mosley (batterie)
- Terry Pack (basse)
- The Phil Henderson Orchestra
- Phil Henderson (arrangements de l'orchestre)


1. Cassandra
2. Prizefighters
3. Slot Machine
4. Stadiums Of The Damned
5. Don’t Fall
6. Oh, How I Love You
7. Notre Dame Des Fleurs
8. The Gulf



             



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