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- Style : Bernard Benoit
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Steve HACKETT - Cured (1981)
Par MARCO STIVELL le 11 Mai 2010          Consultée 1843 fois

Dans la chronique de Defector, je disais que Steve semblait prendre goût à sa position de meneur de groupe. Lorsque paraît Cured à peine trois ans après les débuts de sa formation, la première chose qu'on se dit, c'est "déjà ?". En effet, le guitariste est à présent seul ou presque (il a tout juste gardé Nick MAGNUS et "brother John" - en intervenant seulement -), et le nom de l'album lui-même semble signifier "guéri" de toute gérance. Cured est un album court, la chronique qui suit sera non pas toute aussi courte, mais plutôt à l'image de l'ensemble, très simple et sans grandes fioritures, sachant que le style de musique est à peu près le même pour les deux tiers des titres présents.

La photo prise par Kim, la femme de Steve (et qui réalise toutes ses pochettes depuis ses débuts en solo), dans leur résidence secondaire au Brésil témoigne d'une volonté de renouvellement dans le ton. Steve pose souriant derrière son cocktail, il fait super beau et la mer est d'un bleu pur, tout cela confère à l'album avant même qu'on ne l'écoute une tonalité gaie, ensoleillée. C'est effectivement le cas de "Picture Postcard", "Can't Let Go", "Hope I Don't Wake", ou même de la douce ballade "Turn Back Time". En revanche, il va falloir s'y faire, le registre est résolument pop, et l'instrumentation minimaliste : outre les guitares et claviers, la boîte à rythme Linn a remplacé la batterie, la basse est le plus souvent programmée (vous ne vous attendiez pas à voir Steve en Mike RUTHERFORD quand même ? Moi si). Le chant quant à lui... C'est bête à dire, mais pour un premier essai sur un album entier (on connaissait déjà la voix sur "The Hermit", "Carry On Up the Vicarage"...), ce n'est vraiment pas le détail le plus positivement remarquable. La voix est toute fluette la plupart du temps, elle n'a pas été traitée. Le meilleur que l'on puisse en conserver reste "Hope I Don't Wake", grâce aux harmonies toujours efficaces. C'est sur ce titre, par ailleurs le plus propice à représenter le "tube" de l'album que la sauce prend le mieux (contrairement à un "Picture Postcard" un peu décousu ou un "Funny Feeling" également sympathique mais sonnant peut-être un peu trop comme un "The Show II"). Mais encore une fois, le son et la réalisation risquent de gêner. Même si l'on est habitué aux expérimentations de Steve, à son art de passer du coq à l'âne souvent entre deux chansons consécutives, cette tournure, cette nouvelle expérience qui tranche beaucoup avec les précédentes productions ne sera vraiment pas au goût de tout le monde. On peut le comprendre...

Et du coup, d'un point de vue général, les morceaux qui viennent directement, ou du moins plus facilement s'inscrire comme des réussites, sont ceux qui se démarquent le plus, à savoir les plus "progressifs" et comme par hasard où John officie. Le début de "Overnight Sleeper" rappelle un peu la fin de "Lost Time in Cordoba" à cause de son arpège andalouisant. La suite est en revanche très différente, partagée entre délire claviéristique et parties de flûte enjouées. "The Air-Conditionned Nightmare", instrumental qui porte bien son nom nous offre lui aussi des parties musicales tout à fait savoureuses, notamment en ce qui concerne le pédalier-basse et la guitare (on croirait entendre un hurlement humain au début). Dans les deux cas, l'auditeur est servi en ambiances cauchemardesques et, notamment sur "Overnight Sleeper", en teneur progressive de qualité. Il ne faut pas oublier, dans un tout autre genre, le troisième morceau qui se démarque, la paisible et magnifique pièce pour guitare classique "A Cradle of Swans", qui justifie d'autant plus le début de "Overnight Sleeper"...

Assez hétérogène (et pas que dans le genre, même si le défaut éventuel tient plus de la réalisation que de la composition), plutôt sympathique, quoique pas toujours des plus agréables à écouter, Cured laisse un peu présager l'orientation musicale à venir pour notre cher guitariste. Assez à part, il ne représente pas franchement le type d'album que l'on sort souvent de son étagère de disques pour l'écouter rêveusement même en se délectant d'un bon Fun Blue (boisson typiquement sudiste à base de chlorophylle, aussi appelée "menthe bleue" et surtout appréciable en bord de mer), et fait un peu office de récréation, de "pause" (voir la pochette une nouvelle fois) entre deux véritables grands albums et reste destiné aux purs inconditionnels.

Note réelle : 2,5

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   MARCO STIVELL

 
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- Steve Hackett (chant, guitares, choeurs, basse)
- Nick Magnus (claviers, programmation linn drum)
- Bimbo Acock (saxophone alto)
- John Hackett (flûte, pédalier basse)


1. Hope I Don't Wake
2. Picture Postcard
3. Can't Let Go
4. The Air-conditionned Nightmare
5. Funny Feeling
6. A Cradle Of Swans
7. Overnight Sleeper
8. Turn Back Time



             



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