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- Style : Bernard Benoit
- Membre : Genesis, Squackett, Gtr, Quiet World

Steve HACKETT - The Show/hercules Unchained (1980)
Par MARCO STIVELL le 31 Décembre 2019          Consultée 369 fois

Voilà bien le genre de disque qui pourrait ne plus vous faire aimer un artiste. Surtout quand celui-ci doit encore faire ses preuves en solo, après avoir voulu quitter le plus grand groupe de l'Histoire.

Certains avaient déjà eu l'occasion de grincer des dents à l'écoute du dernier album en date de Steve HACKETT, Defector (1980). Enregistré à la va-vite, pas autant inspiré que son presque jumeau Spectral Mornings (1979), l'album le plus vendu de l'ex-GENESIS au Royaume-Uni (encore à ce jour) amenait justement quelques différences au moment de sa fin, et qui pouvaient susciter la polémique. Un titre notamment, "Sentimental Institution", hommage à la variété "oldies" des années 20-30, a été choisi comme l'un des deux singles pour Defector, avec en face B "The Toast", une magnifique ballade au style HACKETT plus classique, également sur l'album.

L'autre single, en revanche, n'offre pour le fan de la veille aucune branche à laquelle se raccrocher, sauf l'ouverture d'esprit, et en puissance ! "The Show" est une sorte de funk vu par celui qui, trois ans plus tôt, fournissait les plus belles parties de guitare romantique au plus grand groupe de l'Histoire. Son solo de conclusion, ici, semble bien secondaire comparé à la basse sautillante de Dik Cadbury, une des rares occasions pour l'instrument en question de s'illustrer au cours d'une telle carrière, d'ailleurs ; jusqu'à Doug Sinclair dans les années 90 et même après lui, il n'y en a pas eu tant. Cadbury, quoique maître des fingers (pardon, il fallait bien que je la fasse !), n'est pas le "slapeur" que le monde de la musique remercie le mieux – slapeur, ça rime avec Miller -, mais il fait le job. Et le plus sympathique de ce titre, nonobstant les synthés graisseux de Nick Magnus, réside dans ses harmonies vocales, son écriture.

Il y a, sur "The Show", encore un peu d'élégance qu'on ne retrouve guère sur la face B qui constitue la vraie surprise – c'est le moins que l'on puisse dire - et le seul inédit de l'époque. On sait déjà combien HACKETT aime faire de la parodie ("Carry On Up the Vicarage", "The Ballad of the Decomposing Man", "Sentimental Institution"), mais personne ne s'attend à l'entendre balancer un rock de la sorte, aussi déjanté, totalement déconnecté du reste... et on comprend mieux le choix de l'inédit pur et dur !

À la fois blues, boogie, hard, punk, tout ce que vous voulez d'un peu basique et "méchant", voilà ce qu'on nous sert pour "Hercules Unchained". Le plus impressionnant reste les riffs massifs de Steve HACKETT, dont le son a déjà quelque chose de particulier. C'est un de ses premiers titres rigoureusement "heavy" mais sur un tempo rapide, furieux. La rythmique John Shearer/Dik Cadbury suit bien, Nick Magnus se contente d'effets discrets, John Hackett tient la guitare rythmique, rien à redire. C'est vraiment un titre pour Pete Hicks qui fait une tentative de rap crooner ajoutant beaucoup au caractère décalé de l'ensemble.

Le texte mentionne le demi-dieu romain et les péplums (notamment celui du même nom que le morceau, sorti en 1959) mais aussi les super-héros plus récents ("Guess we'd better move the scene to Superman and Lois Lane !") sous prétexte de séduction homme-femme et plus si affinités. Du rock'n'roll qui veut paraître moderne, dont on peut apprécier à la rigueur l'énergie, l'efficacité des riffs, mais qui ne dépasse pas le simple cadre de la curiosité. La volonté de figer et de pitcher la voix de Hicks à la fin donne le sourire les premières fois, mais c'est tout. On préfère sur des parties douces et folk un chanteur qui ne va point tarder à retomber dans l'anonymat, comme la moitié des membres du groupe de Steve HACKETT, d'abord sur simple décision de ce dernier. "Hecules Unchained" est ajouté comme bonus à la réédition CD de Defector par Virgin en 2006.

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   MARCO STIVELL

 
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- Steve Hackett (guitares, chant)
- John Hackett (guitare, pédalier basse)
- Nick Magnus (claviers)
- Dik Cadbury (basse, chant)
- John Shearer (batterie)
- Pete Hicks (chant)


1. The Show
2. Hercules Unchained



             



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