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GUITARE CLASSIQUE  |  LIVE

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- Style : Bernard Benoit
- Membre : Genesis, Squackett, Gtr, Quiet World

Steve HACKETT - There Are Many Sides To The Night (1996)
Par MARCO STIVELL le 23 Novembre 2010          Consultée 2110 fois

Enfin ! C’est le premier mot qui me vient à l’esprit, rien qu’en regardant la pochette. Oui et c'est vrai que je l'aime bien ce mot. Mais c'est Steve HACKETT avec une guitare classique, étant précisé qu’il s’agit d’un live et rien que d'y penser, hmmm… *frissons de joie*

Etant précisé aussi qu’il n’est en réalité pas seul. Pour cette mini-tournée réalisée en 1994 (donc avant l'album Blues With a Feeling même si le live est sorti après ce dernier), notre cher guitariste s’est entouré de son fidèle Julian Colbeck qui l’accompagne aux claviers. Et tout ce qui est réalisé par ce dernier l'est merveilleusement, au piano comme aux nappes. Ce programme fait ainsi penser de manière rêveuse à Bay of Kings, même si l'on craint que le manque de flûte (by John Hackett of course) ne se fasse un peu trop ressentir. Le concert a été enregistré au Teatro Metropolitan de Palerme en Sicile. Un cadre idéal pour une telle musique.

Quelque part, on s’attend à n’avoir que des morceaux de Bay of Kings et l’on n’a pas tout à fait tort. Le meilleur album acoustique de Steve est dignement représenté, il y a en effet beaucoup de morceaux de cet album joués ici, pour le plus grand bonheur des fans du Steve HACKETT "posé", doux... Mais en même temps, ce disque porte bien son nom. Il y a plusieurs "faces" cette nuit, et la set-list tend à le prouver : du Bay of Kings, du Genesis, du Steve électrique, du blues ("A Blue Part of Town", seul morceau à l'harmonica et représentant le fameux album "bleu"), du jazz-rock en acoustique ("Bacchus"), de la musique "savante" ("Concerto in D" et "Cavalcanti", seul extrait de Momentum)… En revanche, point de chansons, donc pas de "There Are Many Sides to the Night", pourtant réclamée par une personne dans le public.

Dans la catégorie Genesis, Steve joue le bien attendu (pour ne pas dire l'obigatoire) "Horizons", ainsi que des extraits de "Cuckoo Cocoon" et "Blood on the Rooftops" en intro de "Black Light", et un bout de "Dancing With the Moonlit Knight" en plein milieu du concert, pour le plus grand bonheur du public connaisseur. Celui-ci n'applaudit d'ailleurs quasiment que ces morceaux alors que Steve continue de jouer à l'exception de "Ace of Wands" et "Kim" qui restent des classiques pour tout le monde, preuve que les albums acoustico-classiques de Steve ont encore du chemin à faire avant de rattraper la notoriété des albums de Steve avec Genesis ou du tout début de sa carrière solo. Les morceaux de Bay of Kings sont joués fidèlement, avec ce petit truc en plus dû à l’esprit du concert, grâce à un son magnifique. On a droit à quelques inédites comme "Beja Flor" (ou la contemplation d’un oiseau brésilien qui embrasse les fleurs, un genre de "mockingbird"), le très romantique "Oh, How I Love you" (du romantisme hackettien dans toute sa splendeur)… "Cavalcanti" voit sa partie finale malheureusement supprimée (comment faire, en l’absence de John ?), mais l’enchaînement avec "Andante in C", qui n’est autre que "Tales of the Riverbank", est tout à fait réussi. On a également droit à deux reprises absolument magiques de Vivaldi ("Concerto in D") et d’Ennio Morricone ("Cinema Paradiso"). Quant à "Ace of Wands", l’exercice du rendu acoustique pouvait sembler risqué, mais Julian montre qu’il a plus d’un tour dans son sac, et c’est vraiment splendide. "End of Day", dernier inédit génial, clôt par le biais de la guitare seule de Steve l’ensemble de manière rêveuse…

Le son est ample, ce qui ne peut que s’ajouter à la majesté des sons tissés par les claviers. Seule l’absence de John peut parfois se faire ressentir ("Kim", "Cavalcanti") et empêche le tout d'atteindre la perfection. N’en demeure pas moins un merveilleux live, must-have pour les fans de Steve, et un de mes concerts préférés de ce dernier, à recommander à ceux qui ne savent pas comment aborder cette partie de sa carrière.

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   MARCO STIVELL

 
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- Steve Hackett (guitare classique, harmonica)
- Julian Colbeck (claviers)


1. Horizons
2. Black Light
3. Skye Boat Song
4. Time Lapse At Milton Keynes
5. Beja Flor
6. Kim
7. Second Chance
8. Oh, How I Love You
9. The Journey
10. Bacchus
11. Walking Away From Rainbows
12. Cavalcanti
13. Andante In C
14. Concerto In D (largo)
15. A Blue Part Of Town
16. Ace Of Wands
17. Cinema Paradiso
18. End Of Day



             



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