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HARD ROCK  |  STUDIO

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DEEP PURPLE - The House Of Blue Light (1987)
Par RED ONE le 6 Octobre 2012          Consultée 2135 fois

La reformation fracassante du DEEP PURPLE Mk2 en 1984 et la sortie du très bon Perfect Strangers la même année laissaient augurer d'un retour en grande forme du mythique combo britannique. Les tournées s'enchainent suite à la sortie de cet album (même si les lives qui en seront tirés ne rendront pas forcément justice à l'importance de cette reformation) mais bien vite il faut retourner en studio, et là ça se gâte malheureusement de nouveau : les relations conflictuelles (notamment celle légendaire entre Gillan et Blackmore) refont surface et l'album n'est pas enregistré dans une entente parfaite. Par ailleurs, selon Jon Lord, la principale erreur du groupe à cette époque fut d'opter volontairement pour des sonorités plus modernes et d'avoir voulu flirter avec le hard FM ...

Si Perfect Strangers présentait déjà des signes d'un penchant assez évident de DEEP PURPLE pour les sonorités A.O.R. alors en vogue dans les années 1980 (chemin déjà initié par les derniers albums de RAINBOW enregistrés durant cette décennie), The House Of Blue Light enfonce un peu plus le clou et plonge encore une fois dans le bain ambiant du rock FM. Et celà ne va pas s'arranger par la suite, il suffit d'écouter pour celà l'album suivant, Slaves And Masters (1990) ... mais ça c'est une autre histoire ! Cependant, resituons un peu l'album dans son contexte : à la même époque, BLACK SABBATH sort des albums aux tonalités également très orientées hard FM (Seventh Star en 1986, The Eternal Idol en 1987), les groupes de hard rock "classiques" également (WHITESNAKE notamment), influencés par la vague hair metal qui sévit aux USA. Ne parlons pas non plus des groupes de heavy metal plus récents, comme JUDAS PRIEST avec l'album Turbo (1986) encore SAXON avec son album Destiny (1988), qui n'ont pas pu s'empêcher de rajouter des claviers massifs et tout un tas d'effets pop divers dans leur musique.

Mais très franchement, malgré ce que peuvent en dire encore aujourd'hui les principaux intéressés, je ne comprends pas du tout ce que l'on reproche à cet album : "Bad Attitude", le titre d'ouverture (et accessoirement single phare de l'album) est ainsi un titre énergique et rentre-dedans, aux claviers certes très présents mais judicieusement placés. "The Unwritten Law" est cependant un morceau beaucoup plus conventionnel, qui séduira les amateurs du "vieux" DEEP PURPLE. Mais le troisième titre, "Call Of The Wild", s'éloigne en revanche très franchement du hard rock pour se rapprocher dangereusement (ou pas, c'est à vous de voir) d'un rock FM/A.O.R. à la JOURNEY/TOTO.

Cette comparaison avec JOURNEY et TOTO n'est pas spécialement injurieuse, rassurez vous. Car DEEP PURPLE délivre sur un titre tel que "Mad Dog", autre titre très hard FM, un concentré épique et réussi de rock pêchu et énergique, aux riffs efficaces et aux claviers tout en subtilité. C'est franchement très appréciable. La suite se laisse déguster sans dérangement : "Black & White", avec son harmonica et sa rythmique en béton armé, constitue également un titre efficace. Certes, les membres du groupe ne sont pas forcément tous énormément mis en valeur (je pense notamment à Ian Paice et à Roger Glover), mais Jon Lord et Ritchie Blackmore sortent assez bien du lot. Blackmore ne signe pas ici ses meilleurs solos, loin s'en faut, mais sa performance est d'assez bonne qualité sur tout l'album ...

"Hard Lovin' Woman" (à ne pas confondre avec "Hard Lovin' Man", titre culte de l'album In Rock de 1970) est indéniablement l'un des titres emblématiques de cet album : rythmique rock'n'roll d'enfer, claviers du tonnerre, Ian Gillan au sommet de sa forme rythm'n'blues, le groupe délivre ici un titre à l'énergie folle, qu'on réécoute encore une fois avec grand plaisir et qui reste dans l'oreille.

En définitive, The House Of Blue Light n'est donc pas vraiment cette déception que tout le monde se plait à décrire lorsqu'il s'agit d'en parler. The House Of Blue Light constitue même, mieux que ça, un assez bon album de DEEP PURPLE, peut être pas le meilleur du Mk2, loin s'en faut, mais tout de même, nous sommes assez loin d'un Who Do We Think We Are (1973) plus que dispensable. Ce sixième album du Mk2 est un opus solide, au contenu fort appréciable.

Alors oui, certes, cet album a déçu lors de sa sortie. Oui, ses ventes n'ont pas été très importantes. Mais cet album est très loin d'être mauvais. Il mérite même franchement d'être redécouvert.

3/5, sans hésiter.

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   RED ONE

 
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   (2 chroniques)



- Ian Gillan (chant, congas, harmonica)
- Ritchie Blackmore (guitare)
- Roger Glover (basse, synthétiseur)
- Jon Lord (claviers)
- Ian Paice (batterie)


1. Bad Attitude
2. The Unwritten Law
3. Call Of The Wild
4. Mad Dog
5. Black & White
6. Hard Lovin' Woman
7. The Spanish Archer
8. Strangeways
9. Mitzie Dupree
10. Dead Or Alive



             



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