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Wolfgang Amadeus MOZART - Symphonie N°36 Linz (harnoncourt) (1783)
Par CHIPSTOUILLE le 28 Novembre 2013          Consultée 1454 fois

Eté 1783, après plusieurs reports successifs, c'est à contre-coeur que Mozart et sa jeune femme Constance partent pour Salzbourg en voyage de noces, dans la maison familiale. Les relations de Wolfgang avec son père et sa sœur se sont fortement détériorées depuis son départ pour Vienne, plus encore après le mariage auquel Leopold s’était opposé. Les MOZART ont depuis eu un premier fils, Raymond, qu’ils ont laissé à leur nourrice à Vienne. Ce dernier viendra à mourir durant ce voyage de trois mois. Evènement tragique qui n’aida pas soulager les tentions et faire rompre la glace entre Constance et sa belle-famille. MOZART ne reviendra jamais à Salzbourg, pas plus qu’il ne reverra sa sœur. Peu pressé de s’en retourner à Vienne où quelques incidents récents auront témoigné d’un certain climat d’hostilité à l’égard du compositeur, le couple fait plusieurs haltes sur le chemin du retour.

Ils sont ainsi hébergés chez le comte Thun à Linz, dont l’un des fils était ami du couple à Vienne. Pour les remercier de leur hospitalité, MOZART décide de leur proposer un concert. N’ayant pas pris de symphonie avec lui, c’est en toute hâte qu’il en invente une nouvelle. La symphonie n°36, qui porte ainsi le nom de la ville où elle fût écrite et jouée pour la première fois, fut composée en 4 jours. Au même concert sera donnée à jouer ce que l’on a longtemps appelé la symphonie n°37. En réalité une composition de son ami salzbourgeois Michaël HAYDN (le frère du plus célèbre Joseph), que ce dernier lui confit lors de sa visite, et dont la composition date de cette même année 1783.

Considérée comme faisant partie des « 6 dernières grandes symphonies » de MOZART, à l’image des 35e et 38e il s’agit en réalité d’une œuvre tout à fait isolée. De 1780 jusqu’à la trilogie spontanée de 1788, ce ne sont que des circonstances extérieures qui conduiront le musicien à écrire ses symphonies. La Linz a pour caractéristique d’emprunter des éléments de structure à Joseph HAYDN, notamment son introduction lente. On sait que MOZART avait alors recopié quelques symphonies récentes de son alter-égo autrichien, en particulier la 75e. Dans son côté enjoué, il est également possible de faire un rapprochement entre les deux génies. Hésitante, avec son air hébété et ses questionnements incessants, la symphonie n°36 bien que qualifiable de « grande » de par sa richesse et sa complexité, souffre malheureusement d’un défaut majeur, un grave manque en ce qui concerne les mélodies. Attention, on parle du MOZART époque viennoise, qualitativement, c’est donc un cran au dessus de la moyenne de l’époque. Elle n’a malheureusement rien de mémorable.

Alors oui, pour qui connaît MOZART, reléguer cette œuvre au même rang que les symphonies de jeunesse relève du blasphème. L’écart qualitatif est évident, là n’est pas la question. C’est avant tout le fossé existant avec ses autres symphonies, de nombreuses d’HAYDN, de C.P.E. BACH, de BEETHOVEN ou encore de MENDELSSOHN qu’il faut ici accentuer. Le premier mouvement a un aspect triomphaliste contrarié qui ne convainc pas, le mouvement lent est interminable, le troisième est juste banal pour le style classique viennois. Des quatre, seul le dernier parvient à tirer son épingle du jeu. Plein d’allégresse, il est fortement malmené par quelques attaques tragiques assez rares. Un entrain bienvenu pour l’auditeur quelque peu au bout de ses forces en fin de parcours. Question interprétations, au même titre que la 35e avec qui elle partage le sillon, de nombreuses personnes s’accordent à dire qu’il s’agit de l’une des meilleurs interprétations d’Harnoncourt. Ne portant pas l’œuvre en haute estime, vous comprendrez que je n’ai pas été chercher ailleurs pour contredire ou confirmer.

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- Royal Concertgebouw Orchestra
- Nikolaus Harnoncourt (direction)


- symphonie N°35 En Ré Majeur K 385 Haffner
1. Allegro Con Spirito
2. Andante
3. Menuetto
4. Presto
- symphonie N°36 En Do Majeur K 425 Linz
5. Adagio . Allegro Spiritoso
6. Andante
7. Menuetto
8. Presto



             



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