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Wolfgang Amadeus MOZART - Concerto Pour Violon N°2 (fischer, Kreizberg) (1775)
Par CHIPSTOUILLE le 19 Décembre 2013          Consultée 1365 fois

On a longtemps cru que les 5 concertos pour violon de MOZART furent composés la même année. La biographie du compositeur par Jean et Brigitte Massin, dont la dernière version date de 1990, les positionne encore tous en 1775. Pourtant, les biographes s’accordent aujourd’hui pour isoler le premier 2 ans plus tôt. De l’avis général le second concerto, qui ouvre donc une série de quatre composés sur la seconde moitié de l’année est qualifié de mineur en comparaison des 3 suivants, et pourtant…

Pourtant, tout est là. C’est du classique, nul doute, du solide. Un brin triomphaliste, le mouvement d’ouverture nous ouvre les bras avec déférence comme la cour pouvait faire des courbettes à ses dirigeants. Les différences qualitatives avec les autres compositions du genre par MOZART sont minimes. Quand bien même les intégrales sont fréquentes, ce concerto pour violon est peut-être le plus boudé du compositeur. S’il fallait en effet établir un quinté, nul doute que celui-ci figurerait plus facilement dans les dernières places. Il n’a pas l’évidence des thèmes du troisième, pas la richesse du 5ème non plus.

Mais, nous l’avions déjà précisé, les 5 concertos pour violon de MOZART sont relativement homogènes en qualité. Vous pouvez donc vous jeter les yeux fermés sur une intégrale, le 2eme concerto ne faillit pas à la règle. Son principal atout est le premier thème du dernier mouvement, un « rondeau » en français dans le texte. Rythmé sur trois temps, le violon langoureux nous prend d’abord par la main droite, puis c’est à l’orchestre de nous faire tourner. Le rythme n’est pas constamment marqué et, à l’occasion d’une pincée de mélancolie, il s’arrête pour laisser le soliste s’exprimer sans accompagnement, telle une cadence que l’on placerait au début. MOZART effectue ainsi un rappel succint à sa courte période Sturm Und Drang. Le reste est de facture plus traditionnelle et reprend le thème sans abus que ce soit technique ou en terme de longueur.

Sur les deux premiers mouvements, c’est peut-être là qu’on trouvera à redire. C’est du bon MOZART, pas de doutes, mais on peut déplorer une reprise du thème à chaque fois de trop. Rien de grave mais si l’on compare, en particulier, aux autres concertos pour violon, il faut avouer un coup de moins bien. Le premier ne sort pas réellement du lot. On ne sort pas grandi de l’écoute, mais il n’y a pas de plainte particulière à établir, il s’écoute facilement. Le second mouvement est lui doté d’un superbe thème, presque larmoyant sans pour autant faire dans trop de sentimentalisme. Mais l’un comme l’autre traînent un peu la patte.

Le concerto serait emprunté d’un style français. L’hexagone, musicalement parlant, avait alors réputation pour son « bon goût » auprès des autrichiens. Cette notoriété s’exprima par une mode de la musique galante. MOZART quelques années plus tard fera d’ailleurs un long périple en France, mais nous reviendrons sur la genèse de la symphonie n°31 dite « Paris » dans une autre chronique. En cette année 1775, même la révolution américaine n’en n’est qu’à ses prémices. Le « goût français », notamment en matière musicale, est encore une affaire de noblesse. Louis XVI vient de succéder à son grand-père, et Marie-Antoinette a repris le flambeau laissé vacant par la marquise de Pompadour en tant que protectrice des musiciens. En 1773, elle fit notamment revenir près d'elle le compositeur GLUCK alors particulièrement apprécié à Vienne. Comprenez alors qu’en 1775, le « bon goût français » vanté par les viennois n’a donc pour autre origine que l’Autriche elle-même.

Oeuvre galante par excellence, le second concerto pour violon de MOZART ne devrait pas vous déplaire. Ce n’est pas une priorité mais il fait très bonne figure dans une intégrale. Julia Fischer et Yakov Kriesberg lui donnent comme à l’ensemble du lot une légèreté féminine, qui sied particulièrement bien au mouvement lent. Les cadences y sont scrupuleusement respectueuses du matériel d’origine. Le seul défaut du disque, un succinct problème de justesse sur le 5ème, n’entache d'ailleurs pas ce second concerto.

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   CHIPSTOUILLE

 
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- Julia Fischer (violon)
- Piete-jan Belder (clavecin)
- Netherlands Chamber Orchestra
- Yakov Kreizberg (direction)
- Gordan Nikolic (concert master?)


- concerto Pour Violon N°1 En Si, K.207
1. Allegro Moderato
2. Adagio
3. Presto
- concerto Pour Violon N°2 En Ré, K.211
4. Allegro Moderato
5. Andante
6. Rondeau (allegro)
- concerto Pour Violon N°5 En La, K.219
7. Allegro Aperto
8. Adagio
9. Rondeau (tempo Di Minuetto)



             



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