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MAINSTREAM TOXIQUE  |  STUDIO

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ALICE COOPER - Alice Cooper Goes To Hell (1976)
Par NESTOR le 6 Août 2021          Consultée 300 fois

En 1976, Alice COOPER est au faite de sa carrière. Welcome To My Nightmare Tour qui a cartonné a contribué à imposer son image. S’il apparaît toujours inquiétant et dérangeant, Vincent Furnier cherche toutefois à se rendre moins basiquement provocateur, plus 'acceptable'. C’est d'ailleurs à cette époque qu’il participe au Muppet Show et qu’il se marie.

De fait, la provocation gratuite n’est plus de mise sur ce Goes To Hell. Alice s’évertue à brouiller les pistes en renforçant l'humour de ses textes et en variant sa musique. En effet, comment interpréter une chanson comme "Give the Kid a Break" ? Sur un fond musical exagérant les poncifs du Rythm & Blues, on entend Alice COOPER marchander le salut de son âme avec le Diable. Les dialogues sont totalement décalés, grotesques et surtout savoureux (You're a reasonable man, could we discuss my grave situation, […] Listen boss, maybe we can make a little deal, Isn't there anything I can say, Or some kind of fine I can pay, Don't know why I'm down here, Must be something I said (I'm sorry), Or some small imperfection, In my soul or in my head). Le second degré est manié avec un art consommé, et Alice semble s’amuser autant de ses admirateurs que de ses détracteurs avec un sens de l’auto-dérision et un savoir-faire qui confine au grand art.
Ce sens de la dérision se retrouve tout au long de l'album, que ce soit au travers des paroles, "Go To Hell", "Wish You Were Here", de la musique "I'm Always Chasing Rainbows" (une reprise d’une chanson traditionnelle adaptée d’une musique de CHOPIN qui donne dans le style comédie musicale grandiloquente), ou bien des deux ("I’m The Coolest"). Et ce, alors que la thématique, l’album compte le voyage d’Alice en enfer, ne s’y prêtait pas forcément.
"I’m The Coolest", qui bascule dans un univers proche de celui de ZAPPA après une intro 'ambiance piano-bar', permet ainsi à Alice COOPER de faire son auto-célébration avec le manque de modestie et de recul tout juste nécessaire pour que l’on se trouve à la frontière entre sérieux ridicule et second degré provocateur. Nous sommes toujours sur le fil du rasoir entre le burlesque et la bouffonnerie. Et le bonhomme est sacrément doué pour garder l'équilibre.
Clairement, ce disque peut tout autant être pris comme le délire ridicule d’un artiste dépassé par les évènements et à court d’inspiration, que comme une œuvre savoureuse de noirceur, de cynisme et de maîtrise. Cependant, la qualité de l’interprétation nous invite à opter plutôt pour cette dernière solution. Ainsi, l’excursion disco, "You Can Dance", ne sombre-t-elle pas du tout dans le caricatural, et se révèle être un savoureux moment, orchestré avec finesse.
Mais au-delà du costume de bouffon qu’adopte Vincent Furnier, cet album préfigure la direction artistique qu'il va emprunter en solo entre 1977 et 1983. A savoir une musique qui s’éloigne du rock pour se charger d’ambiances de type 'cabaret' (seules 3 chansons, "Guilty", "Didn’t We Met ?" et "Go To Hell", peuvent ici être réellement qualifiées de rock). Si le mal-être (éthylique), qui sera son compagnon durant toute cette période, pointe même le bout de son nez au détour d’un "Wake Me gently", on a tout de même le sentiment qu’Alice maîtrise ses délires et que l’alcool n’a pas encore totalement pris le contrôle. Ce sera probablement la dernière fois avant longtemps.

Un album plein de charmes, moins exigeant que DaDa, moins immédiatement efficace que Your Fist & Yell, moins cohérent que Welcome to My Nightmare, mais bien plus poilant et tellement unique. Rarement considéré comme un album majeur d’Alice COOPER, Goes To Hell est pour moi essentiel pour comprendre l’essence-même de ce grand monsieur du rock, son humour, son habileté à savoir s’entourer et bien sûr ses faiblesses.

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   LONG JOHN SILVER

 
   NESTOR

 
   (2 chroniques)



- Alice Cooper (chant)
- Dick Wagner (guitare,voix)
- Steve Hunter (guitare)
- Bob Babitt (basse)
- Jim Maelen (percussions)
- Jim Gordon (batterie)
- Tony Levin (basse)
- Allan Schwartzberg (batterie)


1. Go To Hell
2. You Gotta Dance
3. I'm The Coolest
4. Didn't Wee Meet
5. I Never Cry
6. Give The Kid A Break
7. Guilty
8. Wake Me Gently
9. Wish You Were Here
10. I'm Always Chasing Shadows
11. Going Home



             



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