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Wolfgang Amadeus MOZART - Concerto Pour Violon N°1 (fischer, Kreizberg) (1773)
Par CHIPSTOUILLE le 24 Juin 2013          Consultée 1634 fois

J’ai été bercé par MOZART, les concertos de VIVALDI, le boléro de RAVEL, TCHAÏKOVSKI et d’autres. A de nombreuses reprises depuis, je m’étonne de (re)connaître de nombreuses œuvres de ces compositeurs (de MOZART, la Fantaisie pour clavier KV397, aujourd’hui même). Difficile de réellement dissocier les apports parentaux, les morceaux connus de monsieur tout le monde, mon entêtement à revoir Amadeus de Milos Forman en boucle ou les publicités dans cet amalgame d’acquis. A force de rabâchage, MOZART est devenu un lieu commun. La prise de recul m’est donc plus difficile, MOZART est une sorte de référent. Consciemment ou inconsciemment, je compare tout à MOZART, directement ou indirectement. Je suis en mesure aujourd’hui de reconnaître qu’il a un style bien à lui, qu’il a comme tout le monde été influencé par d’autres, et surtout qu’il a également influencé (ROSSINI…).

Pourquoi vous raconter tout ceci ? Pour vous avouer une certaine difficulté en ce qui me concerne à évaluer MOZART. Tout n’est pas bon, c’est une évidence. Aujourd’hui cependant, malgré son statut, il faut avouer qu’à part quelques fulgurances, j’ai également du mal à (re)trouver des choses totalement excellentes. MOZART surévalué ? Difficile à dire, comme je vous le disais, la prise de recul est biaisée. Je suis pourtant régulièrement déçu de ses œuvres précédant la période viennoise, soient les dix dernières années de sa vie. Je lis des connaisseurs qui sont également réservés quant à clamer que MOZART serait le plus grand génie musical de tous les temps. Et pourtant, il y a du bon, du très bon, du génial, impossible de renier cela. Vous pourrez parler d’un certain dédain ? Un élitisme ? Peut-être, et pour cela je m’en excuse. Tout ceci est essentiellement une question de ressenti.

Dans cette hésitation générale, il y a quelques œuvres sur lesquelles je n’ai pas de doutes. Je vous ai déjà parlé du Requiem, des symphonies n°40 et 25, des Noces de Figaro… Aujourd’hui on s’attaque aux concertos pour violon et orchestre. Ceux-ci font partie du haut du panier et ce malgré leur statut pré-viennois donc, au même titre que la 25e. Composés entre 1773 et 1775, le compositeur n’avait alors qu’entre 17 et 19 ans. Il délaissera plus tard cet exercice au profit du Piano Forte qui avait sa préférence. Concernant le violon, malgré cette jeunesse sur le papier, MOZART y est plus que jamais mélodique, quelques moments de bravoure technique venant même poindre. Le style galant, que l’on pourrait rapidement juger anecdotique, est ici transcendé. A la même époque Joseph HAYDN est en pleine période Sturm und Drang, chose qui aura moins affecté le jeune MOZART. Ses concertos bénéficient d’une certaine rémanence de cette période de remise en question.

Le concerto n°1 se distingue des autres de par sa date de composition plus précoce (1773 donc), pouvant nous faire croire qu’il s’agit d’un amuse-gueule, démontrant par comparaison que le talent de MOZART se serait affiné dans l’exercice au fil des ans. Les deux premiers concertos sont en effet couramment qualifiés de « mineurs » en comparaison des trois derniers concertos « majeurs ». Je crois pour ma part, préférer ce premier concerto, au quatrième. Mais impossible d’établir un réel classement, cela fait des années que je rumine le sujet sans y parvenir. Contrairement à d’autres groupements d’œuvres instrumentales connus comme les symphonies de BEETHOVEN ou les concertos brandebourgeois de BACH, l’écart qualitatif entre les 5 concertos pour violon de MOZART équivaut à une demi-raclure d’ongle. Le fossé avec certaines symphonies contemporaines du compositeur est d’ailleurs remarquable (22, 23, 24, 26…). Comme si MOZART avait réellement besoin d’un héros dans sa musique. Ce que les concertos pour piano ou les opéras à venir ne feront que confirmer. Le premier concerto pour violon se fond dans la masse des 5, en est une très bonne entrée en matière et devrait vous convaincre en toute logique de ne pas vous arrêter là.

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   CHIPSTOUILLE

 
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- Julia Fischer (violon)
- Piete-jan Belder (clavecin)
- Netherlands Chamber Orchestra
- Yakov Kreizberg (direction)
- Gordan Nikolic (concert master?)


- concerto Pour Violon N°1 En Si, K.207
1. Allegro Moderato
2. Adagio
3. Presto
- concerto Pour Violon N°2 En Ré, K.211
4. Allegro Moderato
5. Andante
6. Rondeau (allegro)
- Concerto Pour Violon N°5 En La, K.219
7. Allegro Aperto
8. Adagio
9. Rondeau (tempo Di Minuetto)



             



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