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Wolfgang Amadeus MOZART - Symphonie N°40 (bernstein) (1788)
Par CHIPSTOUILLE le 31 Octobre 2013          Consultée 1745 fois

Durant les 3 dernières années de sa vie, MOZART ne composera plus de symphonies, malgré une production qui fut pourtant importante dans sa courte carrière. Les 3 dernières furent écrites le même été de 1788 et, de l’avis général, sont ses trois meilleures. La 40e est assurément la plus connue, et figure parmi les œuvres que le tout un chacun connaît de MOZART.

Le compositeur avait à l’époque du mal à se remettre financièrement de l’échec viennois de Don Juan, ce qui le conduira à écrire toutes sortes d’œuvres, en vue de les présenter à des concerts. Hélas, les mécènes ne se pressent pas à la porte et MOZART qui n’a pas lui-même les moyens d’organiser les événements peine à sustenter à ses besoins (il déménagera à cette même époque pour payer un loyer inférieur). La rumeur a longtemps laissé supposer que le compositeur n’a donc pas eu l’occasion d’écouter ses propres 39 et 41ème symphonies de son vivant. Les biographes actuels sont cependant sceptiques sur ce point, MOZART ayant tout de même donné plusieurs concerts dans ces dernières années dont le programme n’est pas connu, il est peu probable qu’il n’ait pas trouvé l’occasion de donner à entendre ces symphonies.

Musicalement il n’y a pas réellement à tergiverser, la 40ème, qui rappelle énormément la 25ème (toutes deux en sol mineur) est excellente de bout en bout. En 1788 la période « Sturm und drang » est pourtant loin derrière, et l’ère romantique loin devant. MOZART le trentenaire a cependant peut-être quelques envies nostalgiques, faisant face aux problèmes qui découlent du choix de liberté qu’il effectuait plus jeune.

Peut-être les habitués des grandes symphonies romantiques regretteront la répétition de phrases musicales, chaque mouvement reprenant ses deux thèmes à plusieurs reprises, forme sonate oblige (sur le schéma très classique des titres rock et pop du XXième siècle finalement, avec une variante après la seconde ou troisième reprise du thème). Mais dans son élan tragique, retournant après quelques exécutions le thème contre lui-même, de façon plus percutante encore que ne peut le faire Joseph HAYDN, MOZART s'impose comme un maître et rares sont ceux à avoir pu le surpasser dans cet exercice périlleux. A noter en particulier l’excellent menuet qui relance toute la symphonie. De belle manière, MOZART synthétise tout dans ce mouvement central, faisant presque oublier le côté dansant sur trois temps, qui en général dénote particulièrement, ce qui explique probablement pourquoi il fera place à des scherzo plus tard chez BEETHOVEN.

En ce qui me concerne, cette œuvre a une connotation spéciale, je l’ai écoutée et réécoutée à m’en rendre dingue. De la manière que peuvent avoir les enfants de regarder en boucle toujours le même dessin animé, se créant ainsi un univers qu’ils finissent par connaître dans les moindres recoins. A force d’écoute, la symphonie n°40 de MOZART est en quelque sorte « mienne », c’est un univers que je connais, qui me rassure presque aujourd’hui malgré ses traits inquiétants.

Indémodable, sans doute le meilleur choix pour découvrir l’art de la symphonie, plus accessible que celles de BEETHOVEN. Reste à savoir vers quelle version se tourner. Contrairement à la 25e qui m’a donné quelques soucis, pour ma part je me satisfais plus facilement d’interprétations qui ne répondent pas tout à fait à mes critères usuels. Chez Harnoncourt tout comme chez Bernstein, MOZART prend une tournure plus émotive que ne laissent pas paraître des interprétations plus froides, ce qui se veut assez original sans pour autant être toujours pertinent. Côté Harnoncourt on peut regretter le côté un peu brusque façon BEETHOVEN. Côté Bernstein, c’est la lenteur, en particulier du menuet, qui peut donner envie, selon l’humeur, de mettre des coups de pieds au derrière. Mais l’un comme l’autre offrent des versions satisfaisantes, d’une qualité sonore exquise, et c’est bien là le principal. Le choix se portera sur Bernstein aujourd’hui en raison de l’autre symphonie présente sur le CD, la 39e, moins connue et pourtant bien meilleure que l’envahissante symphonie n°41 dite Jupiter, malheureusement rarement dissociable de la 40e.

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- Weiner Philharmoniker
- Leonard Bernstein (direction)


- symphonie N°39 En Mi Bémol Majeur
1. Adagio - Allegro
2. Andante Con Moto
3. Menuetto. Allegretto
4. Finale. Allegro
- symphonie N°40 En Sol Mineur
5. Motto Allegro
6. Andante
7. Menuetto. Allegretto
8. Allegro Assai



             



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