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ROCK PROGRESSIF  |  STUDIO

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- Style : 5uu's, Emerson, Lake & Palmer
- Membre : Uk, Jon & Vangelis, Gtr, King Crimson, Squackett, Jon Anderson , Yoso, Asia, The Moody Blues
 

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YES - Tales From Topographic Oceans (1973)
Par DAVID le 15 Janvier 2008          Consultée 9290 fois

Arrivé à son apogée artistique avec Close To The Edge, tout ce que touche Yes se transforme désormais en or. Et la popularité du groupe n'est plus à démontrer, comme en témoigne l'excellent live YesSongs. Sur de leur fait, Yes peut retourner en studio et se laisser aller à encore plus d'expérimentations, ils savent bien que de toute façon, c'est ce que les fans veulent. Le principe de Tales From Topographic Oceans est simple : un double-album avec une chanson de 20 minutes par face, soit 80 minutes de musique non-stop. Oui, la recette magique de Close To The Edge a voulu être appliquée sur tout un disque ; les gars de Yes, encore jeunes et naïfs, ont foncé tête baissée dans cette démarche ambitieuse, sans réfléchir un seul instant à ses limites. Tout était permis dans le rock progressif, alors pourquoi se gêner ?

Tales From Topographic Oceans est tout sauf un album bâclé : la production, effectuée par Yes et Eddie Offord est nickel, sûrement l'album de Yes le mieux produit à l'époque, chaque détail est parfaitement retranscrit, que ce soit les subtilités des cymbales, des claviers ou des guitares. Et Dieu sait si ces subtilités ne manquent pas, Tales From Topographic Oceans est d'une richesse infinie, un puit sans fond !
Premier morceau : The Revealing Science Of God, on retrouve un Yes maître de son art. Très classique, extrêmement mélodique, pas trop versé sur la technique, avec des harmonies vocales de folie ; les fans de Close To The Edge ne seront pas dépaysés puisque ce morceau là est presque aussi bon.

C'est ensuite que les choses se gâtent, avec les deux gros pavés que représentent The Remembering et 'The Ancient', interminables, sans pour autant qu'on puisse remettre en cause, à un moment ou à un autre, l'inspiration de nos Yesmen.
Avec The Remembering, Yes s'essaye à un registre planant, l'introduction est à ce titre magnifique.... sauf qu'elle a par la suite la fâcheuse tendance à s'étirer en longueur. Du coup, quand le morceau décolle enfin, la suite n'est pas tout à fait à la hauteur de cette intro, même si plusieurs passages sont d'une beauté à toute épreuve. C'est le cas également de 'The Ancient' qui démarre comme une impro de King Crimson, époque Larks' Tongues In Aspic... avant de s'enliser là encore dans les mêmes longueurs. On retiendra surtout les parties acoustiques de Steve Howe, sublimes, parmi les meilleures de toute sa carrière.

Pas le temps de souffler, le format extrêmement rigide du 4 X 20 minutes trouve vite ses limites puisque, par définition, la musique ne s'arrête jamais. Il faut sans arrêt remplir, encore et encore, ne pas laisser de blancs, impensable ! Impossible d'apprécier autant de musique d'un coup, de rester attentif aussi longtemps, de ne pas finir par décrocher à un moment ou à un autre. Une pièce de musique classique est longue mais elle n'est pas surchargée à ce point, elle sait faire preuve de nuances à travers les différents mouvements qui la compose.
Et contrairement à une opinion répandue parmi les amateurs de rock progressif, ce n'est parce qu'un morceau dure 20 minutes qu'il est forcément génial.
Face à autant d'ambition, le dernier pavé, Ritual (Nous Sommes Du Soleil) permet de souffler un peu car c'est le morceau le plus connu du disque. Pas nécessairement le meilleur mais le plus accessible en tout cas, celui qui se retient le plus facilement, là où il est presque impossible de retenir par coeur chaque passage sur The Remembering et 'The Ancient'.

Une petite remarque pour conclure, qui a toute son importance pour la suite des évènements : je n'ai pas mentionné le travail de Rick Wakeman, et pour cause, il est bizarrement en retrait sur Tales From Topographic Oceans, ses interventions consistent surtout à créer des atmosphères avec des nappes de claviers vaporeuses... autrement dit, il ne cherche pas à imposer sa grandiloquence à tout prix (ce qui en soi est plutôt une qualité, ce n'est pas pour me déplaire en tout cas). C'est une des raisons pour lesquelles il n'aime pas Tales From Topographic Oceans , il s'ennuiera en concert à reproduire ces morceaux et il ne tardera pas à quitter le groupe, inaugurant ainsi une longue série de va-et-viens dans l'histoire de Yes.

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- Jon Anderson (chant)
- Alan White (batterie)
- Steve Howe (guitare)
- Chris Squire (basse)
- Rick Wakeman (claviers)


1. The Revealing Science Of God
2. The Remembering
3. 'the Ancient'
4. Ritual (nous Sommes Du Soleil)



             



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