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YES - Yes 50 Live (2019)
Par WALTERSMOKE le 29 Novembre 2019          Consultée 498 fois

Encore un live de YES. Et oui.

Visiblement, le groupe de Steve Howe continue d'aller de l'avant, de jouer encore et encore aux quatre coins du monde occidental. Histoire de continuer à exploiter ses fans et se faire du fric facile ? Parce que c'est vraiment l'une des seules explications tangibles que je peux trouver à l'existence d'un groupe mort et re-mort. Des remords, YES n'en a visiblement pas quand il s'agit de continuer à violenter sa propre histoire avec son line-up actuel, en état de déliquescence avancée – voire extrême pour ce pauvre Alan White, obligé d'être remplacé la majeure partie des concerts par Jay Schellen. Je radote ? Oui, par rapport à ma chronique de Topographic Drama (2017), mais chez YES ils font pareil (quel argument...). Et puis, au moment où j'écris ces lignes, un nouvel album studio pourrait voir le jour d'ici 2020. Écoutera-t-on encore pire que Heaven & Earth (2014) ? Je suis prêt à parier que oui, trois fois oui.

En attendant, continuons de souffrir avec les livrées live de YES.

Sorti au cours de l'été 2019, 50 Live a le mérite d'être explicite. YES qui a eu 50 ans en 1968, retranscrit ici un résumé de la tournée ayant eu lieu en 2018. Quitte à nous tromper sur le fond, YES ne le fait pas sur la forme, merci pour lui. D'ailleurs, ce qui rend ce live un peu plus intéressant de prime abord, c'est qu'il s'agit d'un live à la forme on ne peut plus classique. En effet, il n'y a pas d'albums intégralement joués ici, ce qui nous change depuis 2014. C'est même une tracklist audacieuse qui nous attend ici, car commençant avec "Close to the Edge" et incluant "Sweet Dreams", "Parallels" et même "Nine Voices", extrait du sympathique mais injustement oublié The Ladder (1999). Encore plus de courage aurait pu rendre la tracklist encore plus originale, mais c'est déjà pas mal.

Quant à l'interprétation... il faut être franc, ce qu'on entend ici est quand même meilleur que la moyenne des dernières années. Alors oui, Jon Davison est toujours une fraude, même si pas autant que Steve Howe dont le jeu reste toujours aussi navrant. Mais globalement, les morceaux se tiennent relativement bien, même si la moyenne reste médiocre. Ceci étant, pour avoir écouté des morceaux issus de la même tournée sur Youtube, il est évident que Billy Sherwood a travaillé plus qu'un peu côté post-prod, tant c'est la catastrophe alors.

Et donc, en vérité, c'est vraiment, mais alors vraiment pas la joie ici. 50 Live, c'est mieux que les précédents live comme Mussolini c'est mieux qu'Hitler, pour paraphraser le Joueur du Grenier. Des interprétations de "Close to the Edge", "Awaken" ou même "Sweet Dreams", il y en a ailleurs et bien meilleures – sérieux, "Yours is no Disgrace", quelle cata ! Alors pourquoi s'attarder dessus, et même y consacrer une chronique ? Parce que l'argument d'un travail post-prod meilleur est trop léger. Ce qui fait le « charme » de 50 Live, ce sont les invités qui se pointent ici. Et pas n'importe lesquels : Trevor Horn, Patrick Moraz et Tony Kaye. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il s'agit là d'une vraie grande idée puisque la présence de ces trois-là sur plusieurs morceaux parvient à rehausser (légèrement) la qualité. En particulier, Trevor Horn assure le chant sur "We can Fly from Here", ce qui a le don de donner le sourire face à une interprétation vocale franchement bonne, et de faire pleurer en sachant que c'était exceptionnel. Quant à Moraz, il parvient à faire quelque chose d'honnête sur "Soon", réussissant presque à renouer avec la magie d'origine de 1974 ; pour Tony Kaye, il a le malheur de jouer sur les trois derniers morceaux, avec un Steve Howe décidément aux fraises et Alan White qui y reprend la batterie, qui sont franchement ce qu'on peut faire de pire chez YES. Dommage, car il reste un bon claviériste malgré le poids des ans.

Ce serait bien si YES s'arrêtait là. Un jubilé bien fêté, ça n'arrive à pas grand-monde, et le quatuor peut s'estimer bien chanceux d'avoir pu tenir autant malgré une histoire aussi riche que pénible par moments. 50 Live est une petite porte de sortie relativement honorable, qui aurait dû être le live d'adieu de YES s'il était lucide par rapport à sa chute artistique. Mais non, après cette tournée anniversaire, le groupe a continué de tourner et va donc retourner en studio. Quel enfer !

Note réelle : 1,5/5

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   WALTERSMOKE

 
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- Jon Davison (chant, guitare, choeurs)
- Steve Howe (guitares, choeurs)
- Billy Sherwood (basse, choeurs)
- Geoff Downes (claviers, choeurs)
- Alan White (batterie)
- +
- Jay Schellen (batterie)
- Trevor Horn (chant sur 1-5)
- Patrick Moraz (claviers sur 1-6)
- Tony Kaye (claviers sur 2-3, 2-5 et 2-6)


1. Close To The Edge
2. Nine Voices (longwalker)
3. Sweet Dreams
4. Madrigal
5. We Can Fly From Here
6. Soon
7. Awaken

1. Parallels
2. The Ancient (extrait)
3. Yours Is No Disgrace
4. Steve Howe Solo
- georgia's Song
- mood For A Day
5. Roundabout
6. Starship Trooper



             



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