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ROCK PROGRESSIF  |  LIVE

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YES - Topographic Drama: Live Across America (2017)
Par WALTERSMOKE le 7 Novembre 2018          Consultée 337 fois

Sorti fin 2017, Topographic Drama: Live across America est, au moment où j'écris ces lignes, le dernier album live en date de YES. L'une des références ultimes du rock progressif continue ainsi de vivre et d'enchaîner concerts et sorties de lives depuis des années, n'ayant plus rien proposé de neuf depuis Heaven & Earth (2014). Ce n'est pas tellement ça qui est critiquable dans la bande de Steve Howe [1], mais surtout que toutes ces sorties sont issues d'un groupe mort. Oui, YES est mort. « Bah ouais mon con, il est mort avec Chris Squire ». Argument compréhensible tant le regretté bassiste portait avec lui l'essence du groupe. Mais ce dernier s'était déjà effondré bien des mois, voire des années plus tôt : Heaven & Earth est un album franchement chiant, et le premier live de la période Jon Davison, Like It Is: Live at the Bristol Hippodrome (2014) est abyssalement nul – cf. chronique.

Ne soyons pas aussi négatifs cependant. Après tout, YES est un groupe aux membres bien vieux qui se débrouillent comme ils peuvent. Et puis, depuis le Live at the Mesa (2015), le groupe a repris un peu de sang neuf. Le batteur Alan White, de plus en plus dans l'incapacité de jouer, est désormais remplacé en bonne partie par Jay Schellen sur scène, tandis que ce bon vieux Billy Sherwood a pris la place de Squire et redevient donc membre officiel de YES [2]. Bon, et donc, avec Topographic Drama: Live across America, on peut s'attendre à...

Non c'est toujours aussi merdique.

La setlist du CD 1 nous donne droit à l'interprétation intégrale de Drama (1980), très bon album de YES malheureusement snobé à cause de l'absence de Jon Anderson. Mais son remplaçant d'alors, Trevor Horn, y livrait une très bonne prestation, soutenue par le reste du groupe, énergique et impliqué à 100 %. Qu'en est-il 37 ans plus tard ? Une interprétation totalement inverse. L'arrivée de Schellen et le retour de Sherwood n'ont rien changé ou presque – on gagne en fait une section rythmique à peine meilleure. Steve Howe semble toujours autant à l'agonie musicale, et Geoff Downes est décidément bien terne aux claviers... mais le pire du pire reste Jon Davison. Mon Dieu, mais quelle erreur de casting ! Il ne s'est en rien amélioré, et parfois on se demande même s'il ne s'est pas lancé dans un concours avec Howe, du genre « qui va jouer de son instrument le plus mal possible ». Par moments, on a même l'impression d'entendre une baleine en état de décès avancé, c'est juste ignoble.

À titre personnel, j'avais vraiment très peur du CD 2. Car l'autre album joué ici, c'est Tales from Topographic Oceans (1973), soit l'un des pires albums de YES doublé d'un très bon exemple de ce qu'il faut faire si l'on veut du prog pompeux et cliché. Mais curieusement... non. Non seulement l'album n'est pas joué en intégralité (ouf !), mais en plus il devient somme toutes assez digeste, du moins quand Davison ne chante pas. C'est pas la folie, mais comparé à Drama, c'est déjà ça.
Pour compléter le live et avoir plus de 2 heures de musique, YES a fait le choix de jouer des extraits d'autres albums que ceux joués intégralement ou presque. Mais pas de surprise, on déroule les grands classiques, et il n'y a presque rien de plus à dire. Si ce n'est deux choses : d'abord, le final de "Starship Trooper" partait bien avec un Steve Howe en forme à la guitare, mais il finit par partir en vrille très vite. Et je ne me remets toujours pas de "Roundabout", dont l'interprétation doit être LA PIRE DE TOUS LES TEMPS. Sans rire, j'ai physiquement souffert en l'écoutant !

C'est limite incompréhensible de voir que YES s'entête non seulement à donner des concerts poussifs et bourrés de pains au point de devenir une boulangerie, mais aussi à sortir des albums live à l'avenant. Il y a peut-être encore des fans qui continuent bon gré mal gré d'assister aux performances du groupe, mais sincèrement, ils méritent tellement mieux que ça. Et l'excuse de l'âge ne marche pas, d'une part parce que Schellen et Sherwood en sont exemptés, et d'autre part, il n'y a qu'à regarder les collègues de KING CRIMSON, ou plus proche... le spin-off Yes feat. ARW. Par pitié, que le YES officiel arrête le massacre.

Note réelle : 1,5/5 (parce que les versions lives de Tales from Topographic Oceans, si si j'vous jure !)

[1] : et ce serait bien hypocrite venant de moi, qui ai chroniqué tant de lives récents de KING CRIMSON
[2] : pour rappel, il a été membre officiel entre 1997 et 2000, sans compter sa participation à Union (1991) et à la tournée promo de Talk (1994)

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   WALTERSMOKE

 
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- Jon Davison (kill the whale)
- Steve Howe (eddie fait du prog)
- Billy Sherwood (intermittent du pestacle)
- Alan White (j'ai pas mes trimestres)
- Geoff Downes (euh...)
- +
- Jay Schellen (jambe en bois)


1. Machine Messiah
2. White Car
3. Does It Really Happen?
4. Into The Lens
5. Run Through The Light
6. Tempus Fugit
7. And You And I
8. Heart Of The Sunrise

1. The Revealing Science Of God
2. Leaves Of Green
3. Ritual
4. Roundabout
5. Starship Trooper



             



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