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ROCK PROGRESSIF  |  DVD

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- Membre : Rick Wakeman, The Moody Blues , Uk, Jon & Vangelis, Gtr, King Crimson, Squackett, Jon Anderson , Yoso, Asia, Chris Squire
 

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YES - House Of Yes: Live At The House Of Blues (2000)
Par WALTERSMOKE le 19 Mars 2019          Consultée 174 fois

Dans la vidéographie live de YES, House of Yes: Live at the House of Blues trône comme le premier bon compte-rendu du groupe, hors A.B.W.H. En effet, si la bande à Chris Squire n'a pas été trop avare dans le domaine, il faut être lucide : Yessongs (1975) n'était clairement pas fou, 9012Live (1985) était gâché par des effets visuels nuls (heureusement écartés lors de la réédition DVD de 2006). Quant à Live at Q.P.R., comment dire... Bref, voilà enfin un bon live sur tous les plans. Enfin, tous... tout dépend de votre résilience au YES période The Ladder. House of Yes est en effet un compte-rendu du concert donné le soir d'Halloween 1999 à Las Vegas, dans le cadre de la tournée promotionnelle de cet album. Un album relativement bon, nostalgique mais solide et crédible, et qui est le bienvenu après le désastre Keys to Ascension (la partie studio) / Open your Eyes (1997).

La première chose à noter quand on aborde House of Yes, c'est sa tracklist. Ce qui est intéressant avec le YES de 1999, c'est qu'il croyait vraiment en The Ladder, au point de caser 5 de ses morceaux [1]. Ensuite, si le groupe continue de bourrer ses classiques ("Yours is no Disgrace", "Roundabout", "Awaken"...) [2], il se permet deux-trois folies, comme "Perpetual Change", le moins joué des pavés prog de The Yes Album (1971), mais chose incroyable, reprend l'enchaÏnement "Cinema" / "Owner of a Lonely Heart" ! Bon, étant donné qu'il y a Billy Sherwood en plus de Steve Howe pour jouer les accords de Trevor Rabin, ceci explique cela. Et autant aborder le point négatif le plus énervant de mon point de vue : l'absence de "Hearts", autre morceau tiré de 90125 (1983). Que Howe ait le melon suffisamment gros pour cracher sur la période Rabin, pourquoi pas, mais de là à se retrouver avec un live de facto incomplet, ce n'est pas très urbain. Notons en revanche qu'aucun solo n'a été joué, ouf !

Côté musique, House of Yes est un régal. Yes dévoile tout son savoir-faire, avec un line-up à six musiciens dont l'expérience et/ou le professionnalisme sont on ne peut plus bavards. Sur les classiques, l'ajout de la guitare de Sherwood permet de rendre par moments les transitions plus fluides et de laisser le soin à Howe de lâcher des soli ou de perfectionner encore plus son talent sur scène. Quant au claviériste Igor Khoroshev, il bénéficie des sons de claviers modernes, et donne ainsi de nouvelles couleurs aux classiques – rien que l'intro de "Awaken" donne le ton. D'un autre côté, les morceaux issus de The Ladder sont peut-être un peu trop proches de leurs pendants studio (même la basse de Squire est tout aussi gonflée sur "The Messenger"), même si le son est quand même plus balèze. Aussi, on appréciera, concert oblige, le remplacement des beats technoïdes de "Lightning Strikes" par la batterie d'Alan White, ce qui rend le morceau plus supportable.

Pour la partie vidéo, c'est un miracle comparé à Yessongs et Q.P.R. : tout est professionnel de A à Z. Même si l'on est loin d'une mise en scène folle qui changerait la face des concerts filmés, il est agréable de pouvoir regarder l'un des piliers du rock progressif en action dans de bonnes conditions. Bon, après, côté performance scénique, hum. Pour être plus précis, Jon Anderson est investi par ce qu'il chante, comme souvent, mais passe vraiment pour ce gourou qui va te réveiller l'esprit en échange de 1000 balles, et Chris Squire fait le mariolle comme d'habitude. C'est quand même mieux que Sherwood qui semble bien timide (alors que c'est sa 3e tournée avec YES), Howe qui ne décoche pas un sourire, et Khoroshev qui a vraiment l'air de plus penser à son chèque qu'autre chose – ça, ou bien « nous Russes toujours cacher émotions ». En somme, si magie il y a, elle est difficile à trouver en voyant ces fringants quinquagénaires dérouler leurs notes.

Mais ne soyons pas mauvaise langue. House of Yes tient globalement ses promesses, la première étant d'être un DVD live convaincant et convaincu. Pour ceux qui ont aimé le YES période The Ladder, c'est un complément de belle facture, et les autres peuvent apprécier l'effort du groupe à renouveler sa grammaire des arrangements, même en déroulant encore et encore les mêmes classiques. Bref, House of Yes, c'est un oui.

[1] : pour l'anecdote, des 11 morceaux de Open your Eyes, seuls 2 d'entre eux étaient régulièrement joués en concert, en plus d'un morceau supplémentaire de temps à autre. Ça en dit long sur l'amour porté par YES à cet album
[2] : on pourrait croire que YES a été assez fou pour jouer Ritual en entier, mais en fait le morceau est limité à 1 minute d'a capella de Jon Anderson. Idem pour Time and a Word

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   WALTERSMOKE

 
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- Jon Anderson (chant, percussions, harpe sur 11)
- Chris Squire (basses, choeurs, harmonica sur 8)
- Steve Howe (guitares, choeurs)
- Billy Sherwood (guitares, choeurs)
- Alan White (batterie)
- Igor Khoroshev (claviers, choeurs, percussions)


1. Yours Is No Disgrace
2. Time And A Word
3. Homeworld (the Ladder)
4. Perpetual Change
5. Lightning Strikes
6. The Messenger
7. Ritual (nous Sommes Du Soleil)
8. And You And I
9. It Will Be A Good Day (the River)
10. Face To Face
11. Awaken
12. I've Seen All Good People
13. Cinema
14. Owner Of A Lonely Heart
15. Roundabout



             



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