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YES - Relayer (1974)
Par DAVID le 8 Septembre 2006          Consultée 16461 fois

Rick Wakeman ne semblait plus tellement concerné par les affaires de Yes, on pouvait déjà s'en rendre compte sur le double album Tales From Topographic Oceans qu'il n'apprécie guère. Il était même un peu en retrait sur ce disque, ce qui en soi constitue même une de ses qualités. Il quittera donc le groupe pour la première fois, entamant ainsi une longue série de va et vient dans l'histoire de Yes. Son remplaçant Patrick Moraz n'entend pas faire de la figuration. Son jeu influencé par le jazz apporte même énormément de fraîcheur à la musique de Yes, un dynamisme et une créativité sans limites. On pouvait pourtant penser que Yes avait atteint des sommets dans l'ambition et la démesure sur Tales From Topographic Oceans. Comment était-il possible d'aller plus loin ?

Il faut avouer que le contexte était très favorable à toutes ces aventures, les maisons de disque n'avaient pas encore la main mise sur l'ensemble du paysage musical. Et chaque groupe disposait d'une liberté artistique sans précédent : 1974, bon nombre de groupes de rock progressif étaient alors à leur apogée, c'est l'année des Red, Starless And Bible Black, The Lamb Lies Down On Broadway ou même Burn, Wonderworld dans un autre genre... Certains parlent déjà de la mort du rock... D'autres groupes commençaient à faire parler d'eux et entendaient bien prendre la relève de la vieille garde, parmi lesquels Ange, Roxy Music, Scorpions, UFO, Kiss ou Queen.

C'est bien simple, Yes n'était jamais allé aussi loin dans l'expérimentation, Relayer contient ni plus ni moins que le meilleur morceau de Yes : The Gates Of Delirium ! Oubliés les Close To The Edge, The Revealing Science Of God ou Ritual (Nous Sommes Du Soleil), The Gates Of Delirium surpasse en intensité tout ce que Yes avait pu faire jusque là. Sur ces 22 minutes tout y passe : la steel guitar de Steve Howe utilisée à son maximum (ce gars là joue de la guitare comme sur un banjo !), les envolées lyriques de Jon Anderson, la basse grondante et groovy de Chris Squire et un joyeux bordel parfaitement organisé et jouissif, retombant toujours sur ses pattes !
La présence de Bill Bruford à la batterie aurait peut être été préférable, son jeu influencé jazz se serait parfaitement accommodé de cette nouvelle formule de Yes, là où Alan White adopte un style plus carré, avec moins de folie. Qu'importe, l'absence de Rick Wakeman allège le son de Yes, Patrick Moraz n'a rien à lui envier en terme de virtuosité, mais il ne verse jamais dans les travers grandioses et pompeux de son illustre prédécesseur. Là où Close To The Edge et Tales From Topographic Oceans contenaient quelques longueurs, sur Gates Of Delirium on ne voit pas le temps passer.

Si Gates Of Delirium est la pièce maîtresse de Relayer, les deux autres morceaux n'en sont pas moins dignes d'intérêt. Sound Chaser et To Be Over ne pouvaient pas être plus radicalement opposés, et c'est ça qui est génial sur Relayer, on a tout et son contraire : l'un est rapide comme l'éclair, pas le temps de souffler, une véritable "course-poursuite" entre Patrick Moraz et Steve Howe, l'autre est une ballade qui reprend la très belle mélodie du thème Soon de Gates Of Delirium.
Steve Howe est littéralement déchaîné, son solo sur Sound Chaser est explosif, à se demander si il ne va pas finir par fracasser sa guitare par terre pour en finir une bonne fois pour toute ! Et la pedal steel qu'il utilise sur To Be Over donne un effet "guitare hawaïenne" au milieu du morceau, un grand moment également ! On ne peut que regretter que la collaboration entre Yes et Patrick Moraz n'ait jamais eu de suite, quel gâchis !
Pour les non-initiés, Relayer paraîtra certainement inécoutable, "too much" et trop versé dans l'esbroufe technique (mais c'était déjà le cas sur Fragile). Pour moi, il représente simplement ce que Yes a fait de mieux, ni plus ni moins.

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   (4 chroniques)



- Jon Anderson (chant)
- Steve Howe (guitare)
- Patrick Moraz (claviers)
- Chris Squire (basse)
- Alan White (batterie)


1. Gates Of Delirium
2. Sound Chaser
3. To Be Over



             



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