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ROCK PROGRESSIF  |  LIVE

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YES - In The Present: Live From Lyon (2011)
Par ARP2600 le 22 Mai 2012          Consultée 2490 fois

Ce nouvel album live de Yes, enregistré à Lyon en 2009, est une petite déception. Il est avant tout approximatif, on a par moments peine à croire qu'il s'agit des mêmes musiciens (Goeff Downes mis à part) que sur le récent album Fly From Here, si précis et travaillé, ce qui montre une nouvelle fois le pouvoir de la production. Bien sûr, il s'agit toujours de Yes, dans quelques-uns de leurs plus grands morceaux, dont certains sont assez réussis. Mais comment accorder du crédit à cette publication longuette – près de 130 minutes, sans doute le concert dans son intégralité – quand on connaît les albums studio et live précédents ?

Le guitariste Steve Howe tarde à se mettre en route et foire quelques passages au début, et le chanteur Benoît David semble peu à l'aise dans son nouveau rôle (entre un tribute band et le groupe lui-même, il y a une marge). Autre problème, certains tempos sont étrangement lents, donnant parfois une ambiance poussive. Il est dommage que cela n'ait pas suffi à assurer une interprétation sans accrocs. Pour le reste, l'inévitable bassiste Chris Squire et le batteur Alan White sont fidèles au poste, rien à redire de leur côté. Oliver Wakeman, fils de Rick, se débrouille bien aussi aux claviers. Une formation plutôt classique en somme, qui s'est constituée fin 2008 après une pause de quatre ans. Toute la tournée ayant eu lieu entre 2008 et 2011 a certainement été du même tonneau... le concert de Lyon date du 1er décembre 2009, et, s'il a été sélectionné, on peut supposer qu'il s'agissait d'un des meilleurs.

Il est fort possible que Yes soit maintenant un peu dépassé par l'incroyable technicité de son écriture. Dans cette tournée, ils ont privilégié leur grand répertoire, un choix risqué. On trouve les grands morceaux du Yes Album et de Fragile, plus la deuxième face de Close to the edge. On pourrait s'insurger une nouvelle fois contre l'absence brillante de Relayer mais, à vrai dire, quand on imagine ce qu'ils auraient pu en faire, on se dit que cela vaut bien mieux ainsi. Mieux vaut trouver quelques morceaux ultérieurs plus simples : «Onward», «Tempus Fugit», «Machine Messiah» et «Owner of a lonely heart», tous réussis lors de ce concert. On peut également être content de trouver «Astral Traveller», toutes les interprétations live d'extraits de Time and a word ne pouvant que dépasser largement l'original, on peut ainsi mieux appréhender la qualité réelle de l'écriture de cette chanson.

On pourra me reprocher de faire la fine bouche, bien sûr. Mais tout de même, que se passe-t-il à la minute 2 de «Siberian Kathru», par exemple ? On a déjà vu mieux comme démarrage et comme première impression, Howe galère dans son solo. On pourrait aussi parler de «Yours is no disgrace»... il est joué lent et les musiciens ne sont pas toujours bien en rythme. Bien sûr, c'est un problème assez léger et le passage instrumental de la minute 9 rattrape un peu le début, mais pour un titre aussi immense, qu'on compare à la perfection de l'original ou même aux interprétations sur les live des années 70... une version aussi approximative n'a sa place ici que parce qu'ils n'ont rien sabré du concert.

Ensuite, après un «And you and I» particulièrement bouffon, on passe à «South side of the sky», où on se demande où est cette basse lourde qui fait une bonne partie de l'intérêt du morceau. Il est joué bien trop sagement ici. Si l'arrangement de «Roundabout» est un peu inattendu, celui-ci est globalement réussi. Enfin, la version de «Starship trooper» ne manque pas d'entrain... c'est la seule plage du disque où ils en font des tonnes - sans doute parce qu'il tient plus ou moins lieu de bis - et, justement, ils en font bien trop, au point qu'on ne retrouve pas assez la structure originelle de la chanson.

Que retenir de tout ceci, en fin de compte ? Ce live a de l'intérêt pour les versions d' «Astral Traveller» et des extraits de Drama. Il est également intéressant de connaître la manière dont Benoît David aborde le grand répertoire du groupe. Ensuite, beaucoup de fans de Yes trouveront toujours du plaisir à entendre de nouvelles versions de ce répertoire. En ce qui me concerne, je ne suis pas très convaincu, mais je suis exigeant envers Yes, il faut donc relativiser. La note reflète avant tout une comparaison avec les immenses albums studio servant de base à ce concert ainsi que le manque d'intérêt d'un nouveau live après les nombreux témoignages déjà laissés par le groupe au cours des décennies précédentes.

Note : 2,5/5

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   ARP2600

 
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- Benoît David (chant)
- Steve Howe (guitare)
- Chris Squire (basse, chant)
- Oliver Wakeman (claviers)
- Alan White (batterie)


1. Siberian Kathru
2. I've Seen All Good People
3. Tempus Fugit
4. Onward
5. Astral Traveller
6. Yours Is No Disgrace
7. And You And I
8. Corkscrew
9. Owner Of A Lonely Heart
10. South Side Of The Sky
11. Machine Messiah
12. Heart Of The Sunrise
13. Roundabout
14. Starship Trooper



             



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