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ROCK PROGRESSIF  |  STUDIO

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- Style : 5uu's, Emerson, Lake & Palmer, Nektar
- Membre : Jon Anderson , Squackett, King Crimson, Yoso, Jon & Vangelis, Asia, Uk, The Moody Blues , Gtr
 

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YES - Union (1991)
Par ARP2600 le 12 Juillet 2012          Consultée 2367 fois

Avant 1991, Yes se trouvait divisé en deux factions aussi légitimes l'une que l'autre. D'un côté Anderson, Bruford, Wakeman et Howe qui avaient publié un album en leurs noms en 89 suivi d'un live. De l'autre Squire, Rabin, Kaye et White qui possédaient les droits sur le nom du groupe sans en faire grand chose. Ce pourrait être une belle histoire, les deux ensembles se sont réconciliés et ont décidé de publier un album à huit, symboliquement nommé «Union».

Seulement voilà. Cette réconciliation est en fait passée par des collaborations mutuelles. Anderson a chanté pour les uns, Squire pour les autres, tandis que les instruments sont joués par les membres de chaque groupe - notons que Tony Levin, qui joue de la basse sur les deux tiers du disque, n'est même pas renseigné comme membre, ce qui est bien dommage (1). Comme ils appréciaient leur travail respectif et voulaient placer un geste, ils ont mélangé le tout en un très long album commun. Nettement trop long en fait, surtout avec les deux bonus du cd... peu de plages sont mauvaises mais peu sont vraiment inspirées, et septante minutes à ce régime génèrent forcément de la lassitude.

On pourrait penser que les chansons des deux factions seraient différentes mais en fait pas tellement. Anderson, Rabin et Squire ont tous les trois participé à 90125 et Big Generator tandis que Howe a été membre d'Asia, il n'est donc pas étonnant de rencontrer ici un arena rock très marqué par leur activité dans les années 80, en plus musclé à cause de la mode. Notons quand même une nette domination du côté ABWH. L'unité stylistique est également assurée par les voix d'Anderson et Squire qui sont présentes sur une bonne partie des plages. On peine cependant à trouver un fil conducteur dans tout cela, même sans les quatre chansons de Rabin et Squire qui relèvent en fait le niveau, il n'y a pas la même cohérence que dans l'album ABWH.

Toutes ces remarques étant faites, il ne faut pas bouder son plaisir, la sauce prend quand même à plusieurs reprises au long de l'album et il est difficile de le trouver vraiment raté. Passons rapidement sur les ballades insipides «Without hope you cannot start the day », «Angkor Wat» ou «Take the river to the mountain» et intéressons-nous plutôt aux morceaux rythmés. L'introduction «I would have waited forever» a une fameuse mélodie de guitare de Steve Howe qui marquera plus que le chant d'Anderson. «Shock to the system» montre une belle lourdeur se situant vraiment entre Big Generator et le son plus orienté métal de Talk.

«Lift me up» est une excellente chanson du guitariste Trevor Rabin qui préfigure certains passages de Dream Theater – on sait que ceux-ci ont beaucoup d'influences. «Miracle of life» est fort réussie également, il y a juste que je ne comprend pas pourquoi elle n'a pas été placée comme final. Sa durée assez longue, sa progressivité initiale, puis la chanson proprement dite très posée, voilà des ingrédients idéaux pour une conclusion, or elle vient au milieu, au début de la deuxième face de la version vinyle.

«Silent Talking», avec son rythme complexe, invite plutôt à la comparaison avec Rush. La même année, ceux-ci ont publié Roll the bones, également dans un style hard rock prog décoré de synthés, mais avec une autre cohérence. Cela illustre la différence entre un album correct et une œuvre plus ambitieuse, en somme. «The more we live» est la seule contribution du bassiste Chris Squire, elle est étrangement sombre et électronique, mais il faut avouer qu'elle tisse une belle ambiance dramatique. On peut encore citer l'étrange «Dangerous» dans un style très pop, la même année que l'album du même nom de Michael Machin sans qu'il puisse y avoir de rapport. Le final du cd est «Give & take» (l'autre bonus étant «Angkor Vat») et ne donne pas mal à cette place quand même.

En bref, Union est un album convenable, à considérer plus comme un recueil de chansons dans un style à peu près défini que comme une véritable œuvre construite. Les amateurs de Yes, Asia et autres du même genre pourront trouver ici pas mal de choses à se mettre sous la dent, mais ce n'est certainement pas un disque à découvrir en priorité. Mieux vaut s'intéresser d'abord au suivant, Talk, réalisé en équipe normale de cinq sous la férule de Trevor Rabin en 94, et qui propose une musique certes plus lourde mais bien plus lisible.


(1) «Lift me up», «Saving my heart», «Miracle of life» et «The more we live – Let go» sont interprétées par Anderson, Rabin, Squire, White et Kaye. Toutes les autres par Anderson, Bruford, Howe, Levin et Wakeman. Squire chante sur «I would have waited forever», «Without hope...» et «Dangerous».

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   ARP2600

 
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- Jon Anderson (chant)
- Bill Bruford (batterie)
- Steve Howe (guitare)
- Tony Kaye (claviers)
- Travor Rabin (guitare, chant)
- Chris Squire (basse, chant)
- Rick Wakeman (claviers)
- Alan White (batterie)
- Tony Levin (basse)


1. I Would Have Waited Forever
2. Shock To The System
3. Masquerade
4. Lift Me Up
5. Without Hope You Cannot Start The Day
6. Saving My Heart
7. Miracle Of Life
8. Silent Talking
9. The More We Live - Let Go
10. Angkor Wat (version Cd Uniquement)
11. Dangerous (look In The Light Of What You're Search
12. Holding On
13. Evensong
14. Take The Water To The Mountain
15. Give & Take (version Cd Uniquement)



             



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