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Neil YOUNG - Peace Trail (2016)
Par BAYOU le 27 Décembre 2016          Consultée 789 fois

- Dis Tonton, pourquoi Neil Young sort encore un nouvel album ?
- Tais-toi donc jeune niais, et écoute !

C’est son trente-septième album, enregistré en quatre jours avec Jim Keltner et Paul Bushnell.
Le Loner est dans son rôle préféré. Celui de l'artiste qui dénonce, accuse, une sorte de lanceur d’alerte musical. Cette fois il vole au secours des amérindiens menacés par un projet d'oléoduc au Dakota du Nord et puis des Sioux de Stanbridge Rock.
Approche minimaliste, avec guitare acoustique et harmonica et quelques réminiscences de « Harvest » dans l’intro de « John Oaks ».
A part la défense des Indiens dans « Indian Givers », il s’attaque aussi dans « Show Me » aux décideurs puis dans « Terrorist Suicide Hang-Gliders » aux terroristes.
Dans, « My New Robot », il nous refait le coup du vocoder pour critiquer les nouveaux gadgets électroniques.

- C’est beau, c’est grand, c’est magnifique alors ? Tonton, parce que Neil Young tu me gonfles avec depuis mes plus jeunes années ?
- Petit insolent. Bof, dans Rolling Stone Neil Young dit : « Donald Trump a un point de vue rafraîchissant pour les opprimés, pour toutes ces personnes qui ont souffert de la politique traditionnelle ». « C'est à lui de montrer qu'il peut satisfaire tous les espoirs qu'il a su créer pour ces gens. Je lui souhaite absolument le meilleur pour cela ».
Difficile de comprendre ce grand écart, quand on sait que Trump, sauf erreur, n’est pas un fervent défenseur des Indiens et qu’il souhaite revenir sur l’engagement des USA dans la COP 21 (enfin les promesses n’engagent que ceux qui les croient).
Mais comme Trump est prêt à aider au projet Pono (le projet de son très haute-fidélité que Young cherche à fourguer) du coup il est plus difficile de le critiquer.
C’est un peu le problème de Young, toujours prêt à partir en guerre pour défendre la veuve indienne et l’orphelin écolo, mais surtout soucieux de ses petits intérêts. Dans le genre je suis contre la pollution mais si tu m’empêches de rouler avec mes tacots polluants je sors mon gun.

Certes on peut admettre des contradictions, mais évoquons la musique.
Elle ressemble tout à fait à du Neil Young des années 2000, à savoir des chansons bâclées, enregistrées à la hussarde. Je veux bien croire que c’est un grand song-writer, mais il est plus dans l’opprobre que dans l'allégorie.

- Tonton, j’y comprends plus rien, il est bon ce disque, tu me l’achètes pour mon Noël.
- Quel petit merdeux. Regarde mon front c’est écrit Trump dessus ? Non, alors va bosser ou vole le.

Sauf que Young n’a plus vraiment en 2016 l’état de grâce musical de 1971 qui lui permettait de sortir rapidement un chef d’œuvre comme Harvest. Sauf que sortir des albums à la pelle n’est pas vraiment gage de qualité ou de spontanéité. Sauf que Neil Young commence à radoter et à devenir un vieux grincheux.
- Comme toi tonton.
- Petit salopiot.

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   BAYOU

 
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- Neil Young (chant, guitare, harmonica)
- Jim Keltner (batterie)
- Paul Bushnell (basse)


1. Peace Trail
2. Can't Stop Workin'
3. Indian Givers
4. Show Me
5. Texas Rangers
6. Terrorist Suicide Hang Gliders
7. John Oaks
8. My Pledge
9. Glass Accident
10. My New Robot



             



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