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Neil YOUNG - Prairie Wind (2005)
Par BAYOU le 12 Août 2015          Consultée 764 fois

Neil Young, depuis la sortie d’Harvest en 1972 est quasiment otage de son succès mondial. Et quand il sort un disque acoustique, il est tout de suite comparé à ce monument musical.
Aussi, cet aspect important de la musique du Loner est souvent minoré.
Grosse erreur. Ainsi pour Prairie Wind qui voit le jour trente-trois ans après Harvest, l’homme est profondément changé, marqué par la vie, ses enfants sont atteints de maladie génétique grave, il a abusé des drogues, et entassé les expériences musicales avec plus ou moins de bonheur.

La tonalité de l’album est très nostalgique, presque dépressive, sans tomber toutefois dans l’apitoiement. La musique plonge au plus profond de la tradition américaine, de la country, du blues, du gospel. La steel-guitare colore cette musique qui ressemble à un lent coucher de soleil sur la plaine. Pas de grosses envolées, pas d’invités-stars (La belle Emmylou Harris est dans les chœurs).
Le Loner, qui a toujours été très influencé par Hank Williams et Roy Orbison, puise son inspiration dans ses souvenirs, dans sa douleur, son mal de vivre.

Les trois premières chansons qui s’enchaînent font partie des meilleures compositions de Young. C’est doux superbe, dans « No Wonder » le chanteur mime la pendule qui égrène les secondes dans un tic-tac délicat, le vent de la prairie souffle délicatement et soulève l’herbe verte « This pasture is green/I'm walkin' in the sun/It's turnin' brown/I'm standin' in the rain »
La voix est douce, évoque le temps qui passe, ce ton las, presque désabusé, Neil est devenu le spectateur/narrateur de son histoire,

Cette atmosphère bucolique et douce persiste tout au long de l’album, amplifiée par des chœurs gospel. « Prairie Wind » évoque dans des plaintes douloureuses d’harmonica le père disparu. « There's a place on the prairie where evil and goodness play/Daddy told me all about it but I don't remember what he said/It might be afternoon and it might be the dead of night/But you'll know when you see it 'cause it sure is a hell of a sight”, et avec le refrain obsédant chanté par les chœurs “Prairie wind blowing through my head”.
“This Old Guitar” évoque encore le passé, la référence à des temps difficiles mais dont le souvenir persiste et demeure mélancoliquement délicat.

Aucune faute de goût dans cet album délicat, Neil Young chante magnifiquement (ce qui n’est pas toujours le cas hélas) l’enregistrement est soigné, bien produit. Prairie Wind est un peu oublié dans l’abondante discographie du musicien, pourtant c’est une œuvre majeure, très personnelle où notre homme revisite son histoire, ses blessures, ses angoisses.

Un disque à écouter par un beau soir d’été devant le jour qui s’éloigne, quand le soleil se cache doucement et que l’obscurité enveloppe le paysage.

A noter le merveilleux film « Heart of Gold » de Jonathan Demme un documentaire sur le concert donné au Ryman Auditorium de Nashville pour présenter l’album qui complète parfaitement le CD.

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   BAYOU

 
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- Neil Young (guitares, harmonica, piano, chant)
- Ben Keith (dobro, pedal steel, guitare slide)
- Spooner Oldham – (piano, orgue hammond b3)
- Rick Rosas (basse)
- Karl Himmel (batterie, percussion)
- Chad Cromwell (batterie, percussion)
- Grant Boatwright (guitare acoustique, chœur)
- Clinton Gregory (fiddle)
- Wayne Jackson (cor)
- Thomas Mcginley (cor)
- Emmylou Harris (chœurs)
- Pegi Young (chœurs)
- Diana Dewitt (chœurs)
- Anthony Crawford (chœurs)
- Gary Pigg (chœurs)
- Curtis Wright (chœurs)


1. The Painter
2. No Wonder
3. Falling Off The Face Of The Earth
4. Far From Home
5. It's A Dream
6. Prairie Wind
7. Here For You
8. This Old Guitar
9. He Was The King
10. When God Made Me



             



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