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- Style : Dick Rivers , Johnny Hallyday , Jacques Dutronc

Eddy MITCHELL - La Derniere Seance (1977)
Par BAKER le 5 Mai 2018          Consultée 254 fois

En architecture, on appelle ça une consolidation. Rocking a fait exploser les scores, Memphis l'a sacré légende vivante, ne manquait plus à Eddy que sortir de nouveau un excellent album pour devenir intouchable. Et c'est ce qu'il a fait, peu ou prou. La Dernière Séance est lui aussi un des albums et titres les plus connus de notre homme. Un des plus attachants. Et qui donnera quelques années plus tard naissance à une excellente émission télévisée du même nom, qui nous manque sincèrement. La Dernière Séance, c'est un tube intemporel, c'est un Eddy rigolard qui présente les chansons comme "autant de scènes" (le côté conceptuel de l'album est totalement raté, n'attendez rien de ce côté), et c'est, encore une fois, un disque à deux vitesses : les reprises et les chansons signées Pierrot.

Si l'album commence de façon cinématographique avec une courte intro, entre celle de 7 Colts et un show-off totalement insolent de Charlie McCoy, le reste des reprises se montre globalement sympathique. Hommage au King récemment disparu, la "Voix d'Elvis" présente entre autres une basse impressionnante de stabilité qui dominera tout l'album. "Laisse Tomber Le Ciel" suit les traces de "Boogie Woogie" avec un Eddy très sûr de lui dans le registre gospel. "La Colline de Blueberry Hill" est une petite ballade country blues ravissante, légère comme une plume. Mais surtout, "Charlie Brown", avec son saxo à la Benny Hill et son refrain enfantin, dégage de vraies bouffées de tendresse. Eddy n'a pas une, mais 4 passions : le rock, le ciné, le jeu vidéo et la BD. Arriver à en concilier trois dans un même album, n'est-ce pas le début du bonheur ?

Les autres titres se montrent plus anecdotiques avec Eddy toujours très correct aux textes ; où l'osmose n'est malgré tout pas toujours évidente. Mais la face B, encore elle, propose non pas un, non pas deux madame, mais trois, oui je dis bien trois bijoux, et c'est cadeau et on en profite parce que c'est vous madame ! D'abord, "Sens Unique". Petite perle très méconnue, cette chanson piquante qui tape pile sur le petit orteil de la bien pensance est servie par une efficacité mélodique terrifiante. Très simple, mais très accrocheuse, et totalement MITCHELL dans son essence. Ensuite, pour clore le disque sur une merveilleuse note, "Le Chanteur Du Dancing", avec des harmonies somptueuses, une construction sans failles, un portrait subtilement dressé d'un "homme qui n'est rien" (copyright 2017 Macronnades Inc), et on dirait la première partie d'un chef-d'oeuvre. Ca sera confirmé, l'année suivante. Quant à l'utilisation du Fender Rhodes, une quasi-première pour EDDY, elle est parfaite et il saura s'en souvenir pour, oui, ENCORE un chef-d'oeuvre - je vous préviens, ça risque de devenir lassant.

Enfin, que dire du titre phare, sa puissance évocatrice sans failles, son intro mythique, sa mélodie qui fait partie du patrimoine de l'Unesco, ses arrangements feutrés, sa place au zénith de tous les karaokés francophones du monde entier, sinon qu'une chanson comme ça, chaque artiste rêve d'en avoir une. EDDY, c'est sa quatrième. En deux ans. Il enfoncera le clou avec un 45 tours pas inoubliable mais tout à fait charmant : "Boney Moronie", reprise shuffle rock assez forte et pinçante, qui aurait eu toute sa place sur l'album à la place de par exemple "Pire qu'Une Chanson d'Eté" (pâle imitation de "Un Sourire Ou Un Au Revoir"). Et une "Leçon de Rock'n'roll", chanson de Michel BERGER (qu'il chantera en duo avec France GALL à la télé. EDDY, pas BERGER). Et que dire sinon que c'est du BERGER 110% certifié, et que dans ce contexte, Schmoll est encore et toujours vocalement impérial. Un poil moins excellent que Memphis, cet album est néanmoins d'un niveau très correct et dans la droite lignée de son aîné. Ce n'est pas encore aujourd'hui que la carrière du crooner choucrouté va se reprendre une gifle.

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- Eddy Mitchell (chant)
- Charlie Mccoy (harmonica)
- Reggie Young (guitare)
- Billy Sanford (guitare)
- Wayne Moss (basse)
- Kenny Buttrey (batterie)
- David Briggs (claviers)
- Russ Hicks (pedal steel)
- Lloyd Greeb (pedal steel)
- Buddy Spicher (violon)
- Graddy Martin (guitare)
- B. Chance (guitare)
- Dale Sellers (guitare)
- Jimisbel (percussions)
- The Memphs Horns (cuivres)
- The Jordanaires (choeurs)
- The Holladay Sisters (choeurs)


1. Enterre Mon Cœur Au Ciné Majestic
2. Et La Voix D'elvis
3. C'est Charlie Brown
4. La Colline De Blueberry Hill
5. Le Père De James Dean
6. Pire Qu'une Chanson D'été
7. Mon Flash-back
8. La Dernière Séance
9. Sens Unique
10. Laisse Tomber Le Ciel
11. L'amour En Cadillac
12. Le Chanteur Du Dancing
- bonus
13. Qui Se Souvient De Bonnie Moronie
14. La Leçon De Rock



             



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