Recherche avancée       Liste groupes



      
ROCK PROGRESSIF  |  LIVE

Questions / Réponses (1 / 2)
L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

1969 In The Court Of The C...
1970 In The Wake Of Poseid...
 

- Style : Gizmodrome, Van Der Graaf Generator, Henry Cow, Sleepytime Gorilla Museum
- Membre : Bad Company, Porcupine Tree, Swans, Ministry, Frank Zappa , Robert Fripp , Storm Corrosion, Foreigner, Theo Travis & Robert Fripp , Andy Summers & Robert Fripp, Uk, Asia, Alan Simon , Emerson, Lake & Palmer, Uriah Heep, Yes, Camel, Talking Heads, Giles, Giles And Fripp, Liquid Tension Experiment

KING CRIMSON - Meltdown (2018)
Par WALTERSMOKE le 26 Mars 2020          Consultée 754 fois

La surabondance de lives récents de KING CRIMSON (ceux enregistrés depuis la dernière reformation du groupe, pas ceux qui sont simplement sortis, nuance) a pu dégoûter plus d'un fan non-hardcore, cf. ma chronique du live à Vienne (2018). C'est assez dommage, et montre les limites de l'exhaustivité : franchement, à quoi bon proposer autant de compte-rendus de concerts en aussi peu de temps ? Si encore tout était réuni dans un seul coffret, pourquoi pas, mais là... après, la bêtise du chroniqueur n'est pas à exclure.

Ce petit paragraphe expédié, parlons maintenant de Meltdown, soit le meilleur live de KING CRIMSON depuis Absent Lovers (1998).

Sorti en octobre 2018, Meltdown: Live in Mexico City est une compilation de morceaux joués par KING CRIMSON à Tombouctou, comme son nom l'indique si bien, en 2017. On a donc droit à une anthologie impliquant tous les membres actifs de KING CRIMSON [1], formant ainsi la terrible hydre à 8 têtes qui n'a plus rien à prouver sur scène mais terrasse tout quand même. De plus, il s'agit là d'un nouveau triple album, aussi fourni en termes de durée que Radical Action (2016), mais à la forme (tracklist) bien plus classique – ce qui rend la chose plus lisible en fin de compte. Ah, et il est classé comme un live « grand public », donc plus facile à trouver à Gibert et doté d'un beau packaging. Arrive alors la fatidique question : est-il nécessaire d'écouter, d'acheter Meltdown quand on a déjà un précédent album référentiel ?

La réponse est oui.

Meltdown est un live riche, goûteux, varié, mais jamais bourratif. De par sa lecture plus classique d'un concert de KING CRIMSON, il parvient à capter l'auditeur dans un flux aéré et doté d'une vision pertinente du répertoire du Roi. Quant à l'interprétation, ça reste de l'or 24 carats à tous les étages. Tous ? D'aucuns diront non, ne serait-ce qu'à cause de Indiscipline, qui demeure toujours cette bonne vieille pierre d'achoppement, cette pomme de discorde chez les fans. Mais à côté, il y a des interprétations si solides, si furieuses ("Level Five", "Starless", "Larks' Tongues in Aspic Part I"...) qu'on peut aisément pardonner. Et puis cette version de "Fracture"... là, on retrouve la noirceur initiale, celle qu'on affrontait à la fin de Starless and Bible Black (1974).

Meltdown étant un live compilatoire, il faut toutefois se rendre compte qu'il ne capte pas un concert dans son intégralité, le Roi ne pouvant (ou ne voulant, en fait) pas signer pour 3 heures de concert. Aussi, après un "21st Century Schizoid Man" féroce, sont placés pêle-mêle différents morceaux joués tel ou tel soir. C'est en quelque sorte du bonus, assez anecdotique quand on regarde du côté des cadenzas de Tony Levin et Jeremy Stacey, et assez gouleyant avec un "Discipline" toujours aussi scolaire mais efficace, et la grande surprise qu'est "Breathless", issu d'Exposure (1979), le premier album solo de Fripp. Est-ce que ce morceau s'intègre bien au reste du répertoire ? Pas tout à fait sûr.

À côté des 3 CD formant la partie audio de Meltdown, il convient de ne pas oublier la partie vidéo. Tout comme pour Radical Action, on a droit à quelque chose de bien plus proche d'un vrai concert de KING CRIMSON, quoique l'interlude entre les deux sets habituels soit passé en accéléré – merci. Monté de manière plus classique que son prédécesseur, le concert ici présent affiche toujours ces musiciens a priori froids et chiants, mais dont l'union offre quelque chose de particulièrement beau et sensationnel, où l'on voit clairement une réunion de virtuoses et non de grabataires en fin de droits (et de vie).

À choisir entre Radical Action et Meltdown, mon choix se porte clairement sur ce dernier. Plus varié, plus solide du côté de la production, avec un caractère live plus prononcé, Meltdown parvient ainsi à se hisser parmi les sommets de la hiérarchie crimsonienne. Sa durée un poil excessive pourrait décourager plus d'un, il faut le reconnaître, mais au moins on en a pour son argent. Un indispensable, donc.

Note réelle : 4,5/5

P.S : cette chronique a été rédigée juste avant le décès de Bill Rieflin, qui fait ainsi de Meltdown le dernier album auquel ce dernier a participé


[1] : coucou Adrian Belew.

A lire aussi en ROCK PROGRESSIF par WALTERSMOKE :


A.R. & MACHINES
Autovision (1974)
C'est (presque) comme Neu!




KING CRIMSON
A Young Person's Guide To King Crimson (1976)
Rock progressif


Marquez et partagez





 
   WALTERSMOKE

 
  N/A



- Pat Mastelotto (batterie, percussions)
- Jeremy Stacey (batterie, percussions, claviers)
- Gavin Harrison (batterie, percussions)
- Mel Collins (saxophones, flutes)
- Tony Levin (basse, chapman stick, choeurs)
- Bill Rieflin (claviers)
- Jakko Jakszyk (chant, guitare)
- Robert Fripp (guitare, claviers)


1. Walk On
2. Larks' Tongues In Aspic Part I
3. Neurotica
4. Cirkus
5. Dawn Song
6. Last Skirmish
7. Prince Rupert's Lament
8. The Hell Hounds Of Krim
9. Red
10. Fallen Angel
11. Islands
12. The Talking Drum
13. Larks' Tongues In Aspic Part Ii

1. Walk On
2. Indiscipline
3. The Construkction Of Light
4. Epitaph
5. Banshee Legs Bell Hassle
6. Easy Money
7. Interlude
8. The Letters
9. The Sailor's Tale
10. Catalytikc No. 9
11. Meltdown
12. Radical Action Ii
13. Level Five
14. Starless

1. Walk On
2. Peace - An End
3. Pictures Of A City
4. Devil Dogs Of Tessellation Row
5. Fracture
6. In The Court Of The Crimson King
7. Heroes
8. 21st Century Schizoid Man
9. Discipline
10. Moonchild
11. Tony's Cadenza
12. Jeremy's Cadenza
13. Breathless
14. Cool Jam



             



1999 - 2020 © Nightfall.fr V5.0_Slider - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod