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YES - The Ladder (1999)
Par ARP2600 le 4 Décembre 2012          Consultée 2112 fois

Après l'échec de Open your Eyes, manifestement dû à un trop grand laxisme de Yes au niveau des parutions en 1997, le groupe a pris un peu plus de temps pour préparer le suivant. Au niveau historique, la place de The Ladder est très simple à comprendre. Il a été réalisé par le même groupe que le précédent : Anderson-Howe-Sherwood-Squire-White-Khoroshev, et propose de nouveau une musique basée sur le Yes oldschool. On peut même dire qu'ils y sont allés fort dans l’auto-référence. La liste illustrée à l'intérieur de la pochette est évidente : entre dérision et autosatisfaction, cet album ne sort guère du petit monde du groupe.

La différence principale avec Open your Eyes, outre une meilleure maturation des chansons, est la fantaisie retrouvée. The Ladder est un disque festif, on sent qu'ils se sont fait plaisir cette fois. Les mélodies ne sont pas impérissables mais l'orchestration chatoyante permet de passer un bon moment. De plus, la musique est fort décousue, et plus lunatique que vraiment progressive. La production ne semble pas en cause, le travail de Bruce Fairbairn – son dernier avant son décès, l'album lui est d'ailleurs dédié – est propre et équilibré.

Tout ceci donne un sentiment un peu ambigu, The Ladder est un album fort difficile à juger. En dehors d'une ou l'autre fautes de goût (comme le beat dance risible de «Lightning Strikes»), tout est plutôt réussi, mais il est délicat d'apprécier l'intérêt d'un disque regardant autant sur le passé du groupe. Cela ne peut pas être un hasard, tout est fait pour rappeler les grands albums de Yes. Outre la pochette intérieure, on trouve des citations explicites, par exemple «Can I?» reprend «We have heaven» et on trouve des bouts de mélodies de Tales from topographic oceans dans «Face to face» et «New Language». Il y a aussi beaucoup de simples ressemblances, comme «Nine voices» par rapport à «And you and I» ou «New Language» par rapport à «Owner of a lonely heart». Et puis, tout simplement, les guitares et les synthés reprennent de nombreux éléments, par exemple, on rencontre énormément l'effet de délai si typique du jeu de Howe et il est évident que Khoroshev essaye de sonner comme Wakeman.

Et donc, à tout le moins, on ne peut reconnaître aucune originalité à l'album. Les seuls moments qui s'écartent vraiment du schéma sont la dance de «Lightning Strikes» (ce n'est pas une réussite) et le rythme nonchalant et sombre, entre reggae et funk, de «The messenger» (qui parle d'ailleurs de Bob Marley). On peut encore citer quelques bons moments. L'ouverture «Homeworld» a été écrite pour un jeu vidéo du même nom, ses paroles sont d'ailleurs liées à celui-ci. Comme la plupart des entrées en matière de Yes, il s'agit d'une chanson solide. «To Be Alive» présente de belles sonorités orientales et «Finally» est entraînante (autre exemple se rapportant à 90125). Enfin, citons l'introduction endiablée de «New Language», une chanson qui souffre malheureusement d'une rupture trop brutale vers la mélodie arena rock. Avant de conclure, un mot sur les paroles, qui sont plutôt meilleures que les autres de cette époque où ils abusent de choses convenues sur l'amour et diverses croyances. Sur ce point aussi, ils ont voulu ici proposer du vieux Yes, avec ces textes hermétiques mais plus variés.

Tout ce qu'on peut dire, c'est que The Ladder est un disque destiné aux amateurs du Yes de la grande époque (71-83), et qui auraient envie d'écouter autre chose que les anciens albums, qui voudraient entendre des chansons dans ce style mais plus courtes et plus simples que les longues plages de Close to the Edge ou Tales. S'il manque de charisme, ce qui n'a pas été sans incidence sur son modeste succès, il est attachant et gagne à être un peu plus connu.

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   ARP2600

 
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- Jon Anderson (chant)
- Steve Howe (guitares, mandoline, chœurs)
- Billy Sherwood (guitares, chœurs)
- Chris Squire (basse, chœurs)
- Alan White (percussions, chœurs)
- Igor Khoroshev (claviers, chœurs)


1. Homeworld (the Ladder)
2. It Will Be A Good Day (the River)
3. Lightning Strikes
4. Can I?
5. Face To Face
6. If Only You Knew
7. To Be Alive (hep Yadda)
8. Finally
9. The Messenger
10. New Language
11. Nine Voices (longwalker)



             



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