Recherche avancée       Liste groupes



      
POP  |  STUDIO

Commentaires (12)
Questions / Réponses (1 / 1)
Parallhit
L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

- Style : Mostly Autumn, Eloy, The United States Of America
- Membre : David Gilmour , Roger Waters , Syd Barrett , Rick Wright

PINK FLOYD - The Division Bell (1994)
Par CHIPSTOUILLE le 27 Août 2006          Consultée 22134 fois

Le moins que l'on puisse dire, c'est que PINK FLOYD est un groupe qui aura marqué son temps. Révolutionnaires pour certains, opportunistes pour d'autres, la carrière du groupe n'aura de toute façon laissé personne indifférent. The division bell constitue la dernière pièce du puzzle, deuxième et dernier album qui verra le jour sous ce fameux nom mais sans la présence de Roger Waters, sous la direction de David Gilmour.
Richard Wright a entre-temps finalement pu rejoindre officiellement le groupe après son éviction par ce même Waters en 1979, Nick Mason quant à lui restera à jamais le seul membre permanent du groupe. Viennent s'ajouter quelques noms illustres pour cet ultime album, l'équipe se voit renforcée entre autre de Dick Parry au saxophone (le même qui avait officié sur "Shine on you crazy diamond") ou du fameux Michael Kamen à la direction d'un orchestre relativement discret (qui lui a travaillé sur le fameux S&M de METALLICA de même que de nombreuses B.O. de films hollywoodiens).

Beaucoup de monde finalement, pour un album très attendu sorti au confin des années 90 dans une ère de changement musical assez spectaculaire. Cependant, PINK FLOYD reste étonnamment lui-même. On gardera sans doute tous en mémoire un single "High Hopes" qui dénotera fortement avec la couleur musicale de l'époque, alors en pleine effervescence bruitiste (la saturation et les beats sont rois, vive le grunge et la techno). Le single avec ses cloches matinales, son piano délicat et son chant léger tranchait alors de par ce tempérament calme, d'une sérénité que l'on avait plus entendu sur les ondes depuis longtemps.

Car The division bell est un album très calme, c'est à la fois son plus gros défaut et son meilleur atout. On ne retrouve peut-être pas ce côté balnéaire, avec ce ressac marin et cette tranquilité des vagues qui aura fait les heures de gloire d'un groupe en pleine apogée dans les années 70, mais The division bell repose sur une musique décontractée et toujours d'une musicalité éblouissante. J'enfoncerais une fois de plus des portes ouvertes en précisant que Gilmour n'est certes pas un grand technicien, mais que son phrasé délicat et mélodique à la guitare reste sans conteste l'un des plus appréciable à écouter... Ici l'homme est roi et baigne sa guitare chaude et touchante dans les claviers ambiants d'un Wright qui ne se laissera pas aller à la facilité des modes. The Division Bell reste ainsi dans la continuité d'A momentary lapse of reason, même si l'on remarquera un propos plus léger, une instrumentation plus acoustique (grandement appréciable) et des soli de guitare peut-être plus nombreux, Gilmour sans en faire trop sait ici répondre présent quand il faut.

Bien sûr, derrière le titre phare de l'album, "High Hopes", mis à part un "Take it back" ayant emprunté sa guitare claire à un certain U2, on regrettera sans doute l'absence de titres qui font mouche du premier coup. Petite parenthèse concernant les influences, on reconnaîtra également par moment des similitudes avec un Mark Knopfler (DIRE STRAITS), les artistes s'étant très certainement mutuellement influencés, de même l'ambiance "chronologique" de J.M. JARRE fera une apparition sur "Keep Talking". Cependant, The division bell est plus à voir comme un tout uni dans un flot d'instrumentations pour le moins réussies, et non comme une succession de titres calibrés pour des passages Radio, ce à quoi PINK FLOYD ne nous a jamais réellement habitué.
The division Bell n'est pourtant pas non plus un disque-unité dans lequel une petite poignée de titres très long encerclent un disque à la personnalité marquée à la manière de Wish your were there ou Animals. Il s'agit bel et bien de quelques 11 titres à prendre séparément, sans réel lien conceptuel, l'époque de The Wall/ The Final Cut sous l'égide de Roger Waters étant par la force des choses révolue.

Dans les morceaux qui ne perceront peut-être pas votre carapace aux premiers acoups, on finira tout de même par succomber sous l'éloquence d'un "Coming back to life" au chant résonant très pertinent. Niveau vocalises, la ballade "A great fay for freedom" germera de quelques voyelles déchirantes sur fond de piano et orchestre parfaitement dosés entre transparent et loquireux, juste la touche qu'il fallait pour succomber. "Poles apart" délivrera également quelques arpèges acoustiques d'une justesse particulière, sur des lignes de chants là aussi très réussies, gratifiant ainsi The division bell de quelques titres forts, seconds couteaux pop attrayants pour qui se donnera la peine de faire tourner la galette plus de deux fois dans son lecteur.
On pourra tout de même regretter que sur la longueur, on note (ou plutot on ne note pas...) de nombreux passages sans reliefs particuliers, The division bell manque régulièrement d'entrain et reste malgré tout un album bon mais sans plus.

Et c'est sur ces quelques impressions mitigées que s'achève la carrière studio d'un groupe phare, sur un album qui n'aura pourtant pas à rougir devant les quelques chefs d'oeuvres précédents. Qui sait PINK FLOYD encore capable de telles prouesses à la fin de sa carrière pourra toujours regretter que cette cloche de discorde n'enfantera jamais d'un rejeton, la fin de carrière du groupe ayant été assez floue (y a-t-il une année officielle de séparation ?) et les rumeurs allant bon train sur les possibles combinaisons de reformations (jusqu'alors régulièrement démenties par les membres concernés). Reste une collection de disques assez unique, dont The division bell n'est certainement pas à exclure, quand bien même il n'en représenterai pas la fine fleur. Passer outre serait même une erreur, en particulier si vous appréciez le jeu et le chant de David Gilmour.

A lire aussi en POP par CHIPSTOUILLE :


U2
Achtung Baby (1991)
De retour en europe, en conquérants




PINK FLOYD
A Momentary Lapse Of Reason (1987)
Gilmour 1 - waters 0

(+ 2 kros-express)

Marquez et partagez





 
   CHIPSTOUILLE

 
   MARCO STIVELL
   SUNTORY TIME

 
   (3 chroniques)



- David Gilmour (chant, guitares, basse, claviers, prog)
- Nick Mason (batterie, percussions)
- Richard Wright (clavier, chant)
- Invités:
- Jon Carin (prog, claviers additionnels)
- Guy Pratt (basse)
- Gary Wallis (percussions jouées et programmées)
- Tim Renwick (guitares)
- Dick Parry (saxophone tenor)
- Bob Ezrin (claviers, percussions)
- Sam Brown (choeurs)
- Durga Mcbroom (choeurs)
- Carol Kenyne (choeurs)
- Jackie Sheridan (choeurs)
- Rebecca Leigh-whife (choeurs)
- Mikael Kamen (direction orchestrale)


1. Cluster One
2. What Do You Want From Me
3. Poles Apart
4. Marooned
5. A Great Day For Freedom
6. Wearing The Inside Out
7. Take It Back
8. Coming Back To Life
9. Keep Talking
10. Lost For Words
11. High Hopes



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod