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1979 The Wall
1983 The Final Cut
1987 A Momentary Lapse Of ...
1994 The Division Bell
2014 The Endless River
 

- Style : Mostly Autumn, Eloy, The United States Of America , Deconstruction
- Membre : David Gilmour , Roger Waters , Syd Barrett , Rick Wright
- Style + Membre : Nick Mason

PINK FLOYD - The Final Cut (1983)
Par STREETCLEANER le 30 Septembre 2009          Consultée 2058 fois

The Final Cut ! Je ne m'étendrai pas en explications sur les divisions qu'il engendre, les uns le trouvant minable, les autres purement génial... Ce type de disques qui suscitent tant de divergences a le don de m'intéresser en tout cas. Pour ma part, je me souviens, il y a déjà pas mal d'années, je n'avais que ce seul disque à écouter (pendant deux semaines) dans ma pauvre chambre d'étudiant. Aux premières écoutes il m'a vraiment fait pitié. Bon sang c'est quoi ce truc indigeste et indigent ? Si The Wall était centré sur Roger Waters, il y avait ce côté psychédélique et déjanté qui pouvait compenser son ambiance aride mais là... rien de tout cela.

Mais je ne suis pas du genre à lâcher facilement l'affaire et n'ayant que ce skeud sous la main, je persiste. Ah mais c'est pas mal du tout, il y a même des mélodies, je les perçois maintenant (comment peut-on résister aux mélodies de "The Final Cut" ?). Je persiste encore. Oh mais dis-donc c'est rudement bon, c'est finement ciselé, c'est délicat ! Bon, c'est vrai qu'il faut dépasser cette atmosphère lourdement nostalgique, introvertie, dépressive, et donc maladive qui constitue logiquement une barrière tout simplement infranchissable pour certains. Sans doute qu'il fait appel à notre humeur, à notre sensibilité la plus profonde. Si l'obstacle réside à ce niveau, je peux effectivement comprendre qu'il n'y ait pas grand-chose à faire pour l'apprécier. The Final Cut c'est finalement un enfant la tête repliée sur ses genoux, prostré dans son coin (et il y restera si on ne va pas le chercher). Et à ce titre on peut tout à fait y être hermétique.

Mais The Final Cut c'est aussi un travail de reconstruction. C'est à nous qu'il revient de rechercher les petits détails, les mélodies, qui se cachent ça et là. Et quand on les trouve, c'est sacrément bon. Waters murmure d'ailleurs ses mélodies un peu comme s'il avait peur de nous déranger. Mais il est capable d'exploser brièvement tel un névrosé qui connaît des sursauts au milieu de ses phases d'apathie.

Un skeud donc difficile d'accès, c'est une évidence. Mais pas pour autant ingrat. Car finalement tout y est tout bonnement excellent pour peu qu'on puisse être en phase, s'aligner sur lui question caractère et humeur. Les mélodies le parcourent tout du long. Et ce dès le funéraire "The Post War Dream" ou le nostalgique "Your Possible Pasts" et son solo poignant. L'atmosphère envoûtante est déjà là ; le summum de la dépression est atteint sur "One Of The Few". Mais c'est une belle dépression, qui me touche particulièrement comme sur "The Hero's Return" et son final à la gratte sèche, ou sur le piano délicat de "The Gunners Dream". C'en est magique ! Le plus beau titre étant à mon sens "The Fletcher Memorial Home". Seul le dernier titre me déplaît et détonne dans cette œuvre presque magistrale de bout en bout.

Finalement, on peut dire que "The Final Cut" est un coffret contenant un joyau mais que celui-ci ne s'ouvre pas à tous les coups. On doit avoir préalablement tiré la bonne clef.

Note réelle : 4.5/5.

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- David Gilmour (guitare)
- Roger Waters (chant, basse)
- Nick Mason (batterie)
- Avec :
- Michael Kamen (piano, harmonium)
- Andy Bown (orgue hammond)
- Ray Cooper (percussion)
- Andy Newmark (batterie sur “two suns”)
- Raphael Ravenscroft (saxophone tenor)
- Avec L’orchestre Philharmonique National


1. The Post War Dream
2. Your Possible Pasts
3. One Of The Few
4. The Hero’s Return
5. The Gunners Dream
6. Paranoid Eyes
7. Get Your Filthy Hands Off My Desert
8. The Fletcher Memorial Home
9. Southampton Dock
10. The Final Cut
11. Not Now John
12. Two Suns In The Sunset



             



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