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HARD ROCK  |  LIVE

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1970 Ufo 1
1971 Ufo 2 Flying - One Ho...
1972 Live
1974 Phenomenon
1975 Force It
1976 No Heavy Petting
1977 Lights Out
1978 Obsession
1979 Strangers In The Night -...
1980 No Place To Run
1981 The Wild, The Willing...
1982 Mechanix
1983 Making Contact
1985 Misdemeanor
1988 Ain't Misbehavin'
1992 High Stakes & Dangero...
1995 Walk On Water
2000 Covenant
2002 Sharks
2004 You Are Here
2005 Showtime
2006 The Monkey Puzzle
2009 The Visitor
  Headstone: Live At Hamme...
2012 Seven Deadly
2015 A Conspiracy Of Stars
2017 The Salentino Cuts
 

- Style : Thunder, The Union
- Membre : MotÖrhead, Pink Fairies, Savoy Brown, Ted Nugent, Scorpions, Paul Raymond Project , Michael Schenker , Nils Lofgren
- Style + Membre : House Of X, Msg
 

 Site Officiel (2201)

UFO - Lights Out Chicago 1980 (2023)
Par GEGERS le 14 Novembre 2023          Consultée 464 fois

Nous sommes entrés dans les années 80, UFO et son public ont appris à faire le deuil de Michael Schenker qui, empêtré dans ses démons alcooliques, tente alors de monter un line-up stable pour son groupe MSG. La formation britannique poursuit quant à elle sa route, publiant en janvier 1980 l'album No Place To Run produit à Monserrat dans les studios du 'cinquième Beatle' George Martin, album qui marque un léger coup d'arrêt pour UFO. L'album est en effet reçu fraîchement par la critique, même si un bon accueil public lui permet d'atteindre une honorable 11ème place dans les charts britanniques.

L'année 1980 se passe intégralement sur la route (plus de 100 concerts), et la tournée débute dès janvier par une visite exhaustive des bourgades anglaises et écossaises, avant que fin février le groupe se lance dans une énième interminable tournée des Etats-Unis. Mi-mars, UFO donne deux concerts à l'International Amphitheater de Chicago, une ville qui soutient alors depuis longtemps et avec ferveur le groupe anglais. Là où, en Californie ou sur la côte est, le hard-rock des camarades de Pete Way attire 5 ou 6000 spectateurs, ce sont généralement entre 12 et 15000 amateurs qui se rassemblent dans la Windy City pour les applaudir. Tout comme KISS avait son fief à Detroit, UFO jouit alors d'un statut enviable dans le Midwest.

Ainsi, les 15 et 16 mars, le groupe propose deux shows, déjà connus des amateurs de bootleg, puisque disponibles sous le titre Chicago Nights 80 depuis 2011. En 2017, le second de ces concerts fait l'objet d'une édition officielle en vinyle (sous le titre Lights Out Chicago, néanmoins incomplète. Cette nouvelle sortie par Cleopatra Records constitue donc la première mise à disposition officielle en CD, vinyle et digital de l'intégralité du concert du 16 mars 1980.

Cette sortie était-elle vraiment nécessaire ? Pour apprécier le concert, il faut d'abord accepter de faire le deuil de la qualité sonore. Le son fluctue, crache souvent, et malgré la restauration des bandes le son de la guitare rythmique de Paul Raymond est bien trop crunchy. Pour apprécier ce concert, il faut plutôt le prendre comme le document d'une époque finalement encore faste pour les Anglais qui délivrent alors une prestation de grande classe.

Désireux de défendre son dernier rejeton, UFO débute le show par une série de trois titres issus de No Place To Run. Le rock percutant de "Lettin' Go", "Young Blood" à l'ambiance évoquant les ROLLING STONES ou encore le plus sombre "No Place to Run" sont d'évidents choix pour défendre le nouvel album des Anglais. Plus loin, "Mystery Train", reprise d'ELVIS mise en boîte récemment, apporte une folie rock'n'roll qui renouvelle l'énergie de la prestation. A côté de ces quatre nouveaux morceaux, le groupe aligne les standards. Si "Cherry" a droit à ses derniers instants avant d'être longuement mise au placard, le reste de la prestation est constituée de titres intemporels qui, alignés comme des perles, permettent à UFO de séduire sans réserves. Rien de bien neuf néanmoins à ce sujet depuis les concerts de 1979 : Paul Chapman, désormais pleinement intégré, brille d'une petite lumière certes pâle à côté de celle de Schenker, mais le guitariste, s'éloignant peu à peu des traces de son prédécesseur, semble ici pleinement en confiance, proposant des soli renouvelés souvent rugueux et mélodiques. La fin du concert est particulièrement propice à l'appréciation du talent de 'Tonka', les morceaux "Rock Bottom" et "Lights Out" se voyant notamment rallongés pour permettre au guitariste de démontrer les richesses de son jeu à la fois mordant comme le fer et suaves comme le blues.

"Too Hot To Handle", dédié à Bon Scott (décédé un mois plus tôt), une version rallongée de "Shoot Shoot", qui outre une longue présentation des musiciens voit le groupe reprendre "Louie Louie" et Phil Mogg s'amuser avec le public, voici quelques spécificités de ce live qui voit la force de la prestation compenser un son très fluctuant, tour à tour clair et brouillon. Un show pour les curieux désireux de découvrir que, malgré tout, il y a une vie après Schenker !

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   GEGERS

 
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- Paul Chapman (guitare)
- Andy Parker (batterie)
- Phil Mogg (chant)
- Pete Way (basse)
- Paul Raymond (guitare, claviers)


1. Lettin' Go
2. Young Blood
3. No Place To Run
4. Cherry
5. Only You Can Rock Me
6. Love To Love
7. Mystery Train
8. Doctor Doctor
9. Too Hot To Handle
10. Lights Out
11. Rock Bottom
12. Shoot Shoot



             



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