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1970 Ufo 1
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1974 Phenomenon
1975 Force It
1976 No Heavy Petting
1977 Lights Out
1978 Obsession
1979 Strangers In The Night -...
1980 No Place To Run
1981 The Wild, The Willing...
1982 Mechanix
1983 Making Contact
1985 Misdemeanor
1995 Walk On Water
2000 Covenant
2004 You Are Here
2006 The Monkey Puzzle
2012 Seven Deadly
2015 A Conspiracy Of Stars
2017 The Salentino Cuts
 

- Style : The Union , Thunder
- Membre : Scorpions, Michael Schenker , Paul Raymond Project , Ted Nugent
- Style + Membre : Msg, House Of X
 

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UFO - No Place To Run (1980)
Par GEGERS le 14 Septembre 2015          Consultée 958 fois

Forcément, le départ de Michael Schenker allait créer des remous au sein de UFO. Solitaire, de plus en plus alcoolisé, menant d'incessantes batailles de cour d'école avec Phil Mogg (les deux se sont toujours entendus comme chien et chat), l'ange blond de la six-cordes fait ses valises à la fin de l'année 1978 pour aller chercher un peu de réconfort auprès de son frère Rudolf. Michael, c'est un fait, n'est jamais devenu ami avec qui que ce soit au sein de l'écurie UFO. Une incessante guerre des égos, exacerbée par le succès toujours grandissant de la formation britannique, aura raison (tout du moins pendant près de 20 ans) d'une collaboration artistique flamboyante. Alors que le groupe tente alors une percée aux USA (pays où, justement, UFO se voit souvent appelé « Le groupe de Michael Schenker »), le combo british se voit dans l'obligation de remplacer un pivot essentiel de sa formation. Phil Mogg et ses acolytes n'iront pas chercher bien lien le successeur du Mad Axeman : le groupe fait en effet de nouveau appel à Paul Chapman, qui a déjà collaboré par le groupe par le passé. Engagé en tant que seconde guitare en 74, il avait alors quitté une première fois UFO pour fonder son propre groupe Lone Star. Revenu par la petite porte pour dépanner le combo lors de la tournée 1977, le voici qui rentre cette fois par la grande porte, seul guitariste à bord.

Donner un successeur à l'excellent album Obsession, et alors que le live Strangers In The Night était encore dans toutes les têtes, n'allait pas s'avérer chose aisée. De plus, si les tensions internes bouffaient la vie du groupe, elles étaient aussi à la source de cette musique unique, si caractéristique. Qu'en allait-il être désormais, la source principale des conflits s'en étant allée ? Pour entamer ce nouveau chapitre de sa carrière, UFO se rend à Montserrat, dans les studios de George Martin (oui, celui des Beatles), pour mettre en boîte leur nouvel album là où les Rolling Stones ou Elton John sont déjà passés. L'envie de frapper fort semble là, mais la dynamique a changé. Comme pour prouver que ses capacités à composer un hard rock de qualité étaient intactes, le groupe réalise un album orienté guitares, les claviers de Paul Raymond se voyant particulièrement mis en retrait sur le huitième album des Britanniques. D'ailleurs, ce dernier quittera le groupe à l'issue de la tournée suivante pour s'en aller rejoindre le MSG de... Michael Schenker !

Désireux de réussir son retour, Paul Chapman co-signe plus de la moitié des titres de l'album, dont l'intro, « Alpha Centauri », dont les ambiances spatiales évoquent les débuts du groupe. Comme pour marquer encore plus l'idée d'un nouveau départ ? Toujours est-il que, si UFO se doit de frapper fort pour convaincre, l'album ne dispose pas des atouts suffisants pour en faire un nouveau classique. Les morceaux sont réussis, c'est une évidence, mais ne parviennent pas à marquer les esprits et à allumer l'étincelle nécessaire pour faire de ce nouvel opus un grand album. Le morceau-titre, « No place to run », qui semble avoir été inspiré par Bruce Springsteen, est sans conteste le titre le plus aventureux de l'album, porté par un long solo flamboyant qui met parfaitement en valeur le nouveau six-cordiste, qui semble n'avoir rien à envier au blond germain en termes de capacités techniques. « Young blood », qui évoque l'univers des Stones, l'énergique « Anyday », que l'on aurait vu placé bien plus tôt dans l'album, ou encore la reprise de « Mystery Train », titre de Junior Parker popularisé en son temps par Elvis, sont des témoignages d'un UFO encore vivace. Bien que le hard rock ici présenté se fasse plutôt « poli », il y a de la vie et de l'énergie dans le combo britannique, porté par un indéniable sens du riff et sa capacité à proposer des titres à double lecture, dont l'intérêt ne s'amoindrit pas au fil des écoutes. Le groupe parvient même à accrocher à son tableau de chasse une nouvelle grande ballade, « Take it or leave it », dernière composition signée Paul Raymond avant son départ. Le reste se fait acceptable, mais malgré tout bien loin de la flamboyance des années 70. « Lettin' go », qui se veut justement dans la droite lignée de ce que pouvait proposer le groupe avec Michael Schenker, ne parvient pas à se faire réellement marquant, la faute à un refrain sans grande saveur. « Gone in the Night » et « Money money » sont des mid-tempo sans grande saveur, et leur côté bluesy assumé n'apporte pas le supplément d'âme nécessaire pour permettre à cet album de passer à la postérité, le second présentant pourtant une prestation vocale originale et savoureuse de Phil Mogg.

Malgré tout, No Place to Run se classe à la 11è place des charts au Royaume Uni et se voit certifié disque d'or, une performance alors inédite pour le groupe. Reste un album qui, fraîchement accueilli par les fans, marque le début d'une longue période difficile pour UFO, qui devra se battre et sortir ses griffes pour tenter de faire honneur à sa réputation bâtie la décennie précédente. Ce ne sera pas une mince affaire...

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   GEGERS

 
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- Phil Mogg (chant)
- Paul Chapman (guitare)
- Pete Way (basse)
- Paul Raymond (claviers, guitare)
- Andy Parker (batterie)


1. Alpha Centauri
2. Lettin Go
3. Mistery Train
4. This Fire Burns Tonight
5. Gone In The Night
6. Young Blood
7. No Place To Run
8. Take It Or Leave It
9. Money Money
10. Anyday



             



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