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HARD ROCK  |  STUDIO

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1970 Ufo 1
1971 Ufo 2 Flying - One Ho...
1972 Live
1974 Phenomenon
1975 Force It
1976 No Heavy Petting
1977 Lights Out
1978 Obsession
1979 Strangers In The Night -...
1980 No Place To Run
1981 The Wild, The Willing...
1982 Mechanix
1983 Making Contact
1985 Misdemeanor
1988 Ain't Misbehavin'
1995 Walk On Water
2000 Covenant
2004 You Are Here
2006 The Monkey Puzzle
2012 Seven Deadly
2015 A Conspiracy Of Stars
2017 The Salentino Cuts
 

- Style : The Union , Thunder
- Membre : Scorpions, Michael Schenker , Paul Raymond Project , Ted Nugent
- Style + Membre : Msg, House Of X
 

 Site Officiel (763)

UFO - A Conspiracy Of Stars (2015)
Par GEGERS le 30 Mars 2015          Consultée 1826 fois

La dernière fois que UFO a enregistré chez lui en Angleterre, c'était en 1992. Depuis, les choses ont bien changé : Michael Schenker est (de nouveau) revenu puis s'est (de nouveau) enfui, et semble cette fois décidé à ne pas remettre le couvert. Et puis, le bon Pete Way, miné par l'alcool, frappé par la maladie, a lui-aussi du laisser sa place à plus jeune et plus fringant. Reste que, malgré quelques changements de line-up qui l'ont notamment vu intégrer en ses rangs l'excellent guitariste Vinnie Moore en 2003, UFO s'est installé ces 10 dernières années dans une sorte de routine pépère qui a donné naissance à des albums classieux et de belle facture, propres à entretenir à légende à défaut à défaut d'explorer de nouvelles choses. Au contraire de nombre de ses pairs, qui tentent de se renouveler et de rajeunir leur fan-base, quitte à proposer une musique parfois éloignée de leur identité originale, le groupe britannique assume son âge et ses rides. En concert, Phil Mogg déploie son arthrite avec la classe d'un Lord. A plus de 70 ans, le claviériste / guitariste Paul Raymond, coupe au carré et petit air précieux, témoigne de cette tendance du groupe à proposer un hard rock "charentaises" pas vraiment essoufflé, mais tout de même un poil fatigué.

C'est pourtant bien lui qui est à l'honneur sur ce 21è album du groupe, enregistré en majeure partie dans le Kent, sous la houlette du producteur Chris Tsangarides. En effet, plus que sur les réalisations post-1990 du groupe, ce nouvel album de UFO fait la part belle aux claviers, en leur accordant une place prédominante dans le mixage. A de nombreuses reprises donc, ces derniers se frottent aux guitares, et cette nouveauté constitue sans aucun doute ce que A Conspiracy of Stars a à offrir de plus excitant. Car nous sommes en terrain connu, bien évidemment. Vinnie Moore, seul compositeur ou presque au sein du combo (le nouveau bassiste, Rob De Luca, signe 2 titres tandis que Paul Raymond y va de son morceau habituel), a les mains libres pour proposer des plans sympathiques, et tant pis pour l'innovation. Car la qualité est là. Elle se retrouve dans les plans de guitares bien sûr, mais surtout dans les soli flamboyants du bonhomme, qui inonde les titres de longues interventions ou de touches mélodiques plus discrètes du plus bel effet. Phil Mogg, avec son phrasé caractéristique et son accroche si particulière des syllabes, fait le job avec une conviction certaine. Il faut dire que son chant ferait sonner comme du UFO un groupe de jazz-funk ouïgour.

Les titres "classic-rock" mordants, qui constituent le liant et l'ossature de l'album, se voient savamment disséminés dans la tracklist. "Run boy run", "The real deal" ou le bluesy "Messiah of love" fonctionnent et confirment la bonne forme du combo, sans pour autant éblouir ou surpasser ceux de l'album précédent Seven Deadly. Il faut, pour retrouver un UFO capable de nous faire vibrer, rechercher du côté des titres s'éloignant quelque peu de la formule habituelle. Les influences western, ainsi, donnent à l'énergique "The ballad of the left-hand gun" un supplément d'âme qui le transforme en pépite imparable. De même, le plus calme "Precious cargo", qui débute comme un rock tranquille avant que les envolées de guitare ne viennent durcir le ton, s'impose un délectable moment de bravoure, au même titre qu'un "Devil in the details", direct, qui se pose en savant compromis entre "Fright night" (Seven Deadly) et "Who's fooling who" (The Monkey puzzle).

Ce qui manque ? Une ballade enivrante, comme UFO en a proposé à foison dans les années 70 et 80, ou encore plus récemment sur le Monkey Puzzle précité. L'exercice, qui est pourtant un point fort du groupe britannique, est ici absent, ce qui est dommage car il aurait participé à aérer quelque peu l'ensemble. Et puis, si l'inspiration est là, la redite n'est jamais très loin. Les morceaux, finalement peu marquants si on les compare aux pépites qu'a pu proposer le groupe par le passé, donnent surtout envie de se repencher sur le glorieux passé du combo. Finalement, comme Seven Deadly qui, il faut bien l'avoué, n'a pas tourné très souvent sur notre platine après sa sortie, A Conspiracy of Stars semblent s'inscrire dans la lignée de ces sursauts d'encéphalogramme qui prouve qu'il y a toujours de la vie dans ce vieux groupes. Les amateurs éclairés y trouveront leur compte, les autres jugeront sans doute que la légende est un poil fatiguée.

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   GEGERS

 
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- Phil Mogg (chant)
- Paul Raymond (guitare, claviers)
- Vinnie Moore (guitare)
- Andy Parker (batterie)
- Rob De Luca (basse)


1. The Killing Kind
2. Run Boy Run
3. Ballad Of The Left Hand Gun
4. Sugar Cane
5. Devils In The Detail
6. Precious Cargo
7. The Real Deal
8. One And Only
9. Messiah Of Love
10. Rolling Rolling



             



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