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1970 Ufo 1
1971 Ufo 2 Flying - One Ho...
1972 Live
1974 Phenomenon
1975 Force It
1976 No Heavy Petting
1977 Lights Out
1978 Obsession
1979 Strangers In The Night -...
1980 No Place To Run
1981 The Wild, The Willing...
1982 Mechanix
1983 Making Contact
1985 Misdemeanor
1988 Ain't Misbehavin'
1995 Walk On Water
2000 Covenant
2004 You Are Here
2006 The Monkey Puzzle
2012 Seven Deadly
2015 A Conspiracy Of Stars
2017 The Salentino Cuts
 

- Style : The Union , Thunder
- Membre : Scorpions, Michael Schenker , Paul Raymond Project , Ted Nugent
- Style + Membre : Msg, House Of X
 

 Site Officiel (790)

UFO - The Wild, The Willing And The Innocent (1981)
Par GEGERS le 6 Décembre 2015          Consultée 1463 fois

Après un tournant de carrière difficile, le début des années 80 voit UFO tenter, discrètement et laborieusement, de se remettre sur pied. Si une partie de son aura, et de son public, s'en est allée en même temps que Michael Schenker, le groupe de Phil Mogg est pourtant loin d'avoir dit son dernier mot. Désormais bien accepté par les amateurs du hard rock des Britanniques, le "nouveau" guitariste Paul Chapman se fait en grande partie l'artisan d'un renouveau primordial pour la survie du groupe.

C'est pourtant sous de sombres auspices que l'ère post-No Place to Run démarre puisque, peu de temps après la sortie de l'album, le claviériste et guitariste Paul Raymond s'en va rejoindre le fraîchement formé MSG, nouveau groupe de Michael Schenker. Si UFO collabore un temps avec John Sloman (Uriah Heep), c'est finalement Neil Carter qui hérite du poste (ancien de Wild Horses) par l'entremise de Phil Collen (Def Leppard). Le baptême du feu de la jeune recrue s'effectue le 23 août 1980 au festival de Reading, qu'UFO clôture en jouant juste après un jeune combo aux dents longues du nom d'Iron Maiden.

La deuxième moitié de l'année 1980 marque également le retour au bercail de l'ensemble des membres du groupe, après l'expiration de ses visas qui lui permettaient jusqu'alors de résider sur le sol américain. Pour concevoir son nouvel et neuvième album, UFO décide de se recentrer sur lui-même. No Place to Run avait été moyennement reçu par les fans et les critiques, la faute à une production surgonflée qui éteignait alors tout le potentiel des riffs et l'énergie des morceaux. Qu'à cela ne tienne, le groupe décide de produire son nouvel album lui-même, et de le doter d'un son résolument mordant, malgré quelques ajouts d'orchestrations savamment incorporés dans l'album.

Enregistré aux AIR Studios de Londres, l'album marque en effet un retour vers un hard rock énergique et orienté guitares, les claviers se faisant moins étouffants que sur l'album précédent. L'influence Springsteen s'affirme ici encore un peu plus. Un temps baptisé Jungleland (en référence au morceau du même nom de l'album "Born to Run"), l'opus se nomme finalement The Wild, The Willing and The Innocent. Impossible de ne pas y voir un clin d'oeil à l'album The Wild, The Innocent and the E Street Shuffle du Boss, paru en 1973. De même, l'introduction au piano du premier single, "Lonely Heart", évoque directement celle, similaire, du morceau Thunder Road. L'ambiance "américaine" se retrouve également sur le premier titre, "Chains chains", et son intro que l'on verrait bien en préambule d'un duel au soleil avec John Wayne.

Les riffs sont rugueux et mordants, le phrasé de Phil Mogg théâtral comme jamais. La qualité des albums des années 70 se retrouve ici comme actualisée, l'effet de surprise en moins. Le morceau titre, qui débute comme un mauvais générique de jeu TV avant de se faire un hard enragé, est sans doute un des meilleurs exemples de l'inspiration d'UFO en ce début de décennie, tout comme le mid-tempo bluesy "It's killing me", qui offre une belle démonstration des qualités de soliste de Paul Chapman. "Long gone" et "Making moves", rapides et très énergiques, font oublier en un clin d'oeil les hésitations de No Place To Run. Les constructions des morceaux sont quasi parfaites, et témoignent d'une fraîcheur retrouvée. Une belle performance qui se conclut par la splendide ballade "Profession of violence", sans doute l'une des plus belles écrites par le groupe. Piano, guitare électrique et orchestrations s'entremêlent, crient leur tristesse sur cette mélodie d'une splendeur à convertir toute personne un minimum sensible au talent des Britanniques.

L'album s'écoulera moins bien que son prédécesseur (n°17 en Angleterre, n°77 aux USA), mais les faits sont là. Dans un certain marasme ambiant qui va suivre UFO pendant plus de 10 ans, The Wild, The Willing and The Innocent est une oasis de bonheur, un instantané du talent des Britanniques qui peinera à s'affirmer durablement au cours de cette décennie compliquée. Sans doute le meilleur album du groupe enregistré sans Michael Schenker.

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   GEGERS

 
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- Phil Mogg (chant)
- Paul Chapman (guitare)
- Pete Way (basse)
- Andy Parker (batterie)
- Neil Carter (claviers)


1. Chains Chains
2. Long Gone
3. The Long, The Willing And The Innocent
4. It's Killing Me
5. Makin' Moves
6. Lonely Heart
7. Couldn't Get It Right
8. Profession Of Violence



             



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