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- Style : The Union , Thunder
- Membre : Scorpions, Michael Schenker , Paul Raymond Project
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UFO - Seven Deadly (2012)
Par GEGERS le 18 Mars 2012          Consultée 1598 fois

Étant donné l'âge canonique de chacun des membres qui le composent (à l'exception de Vinnie Moore, fringant quadragénaire), UFO aurait très bien pu tirer sa révérence. Après tout, le groupe britannique était là au tout début, à la fin des années 60, lorsque les éclairs divins déchirèrent les cieux et donnèrent naissance au hard rock et au heavy metal. UFO aurait pu partir, avec classe et dignité (comment pourrait-il en être autrement pour des sujets de Sa Majesté ?), et avec le sentiment du devoir accompli. Car le groupe a signé un bon paquet d'indispensables du hard rock, avec Michael Schenker dans les années 70 (la doublette gagnante Lights Out / Obsession) et 90 (le formidable Walk on Water), ou sans lui, livrant dans le courant des années 80 quelques albums de haute volée (The Wild, The Willing and the Innocent et Mechanix en tête). Bref, de quoi s'accorder une retraite dorée.

Sauf que UFO n'en démord pas. Tandis que certains groupes de son époque se contentent volontiers de tournées fastes et de best-of « cheap », le groupe de Phil Mogg continue, et de manière très régulière, de publier du nouveau matériel. Car si le groupe a perdu une de ses pièces d'origine (le bassiste Pete Way, hanté par ses démons alcooliques), il en a récupéré une autre (le batteur Andy Parker, déjà présent sur le premier album du groupe), et il a surtout retrouvé une nouvelle jeunesse grâce à l'arrivée du guitariste Vinnie Moore, en remplacement d'un Michael Schenker démissionnaire (un classique, le blond germain ayant quitté UFO un nombre incalculable de fois). Après un You are Here tâtonnant en 2004, un Monkey Puzzle nettement plus inspiré en 2006 et un The Visitor très classique en 2009, le combo poursuit son épopée discographique avec un nouvel album (le 21ème) qui devrait permettre aux nostalgiques de la « grande époque » de renouer avec le groupe.

Il est clair que UFO ne dévie pas de la route qu'il emprunte depuis 2004, à savoir un hard rock aux forts relents de blues. La recette est toujours la même, séduira les amateurs et ennuiera les réfractaires. Sauf que Seven Deadly (qui devait au départ s'appeler Last of The Bone Riders – un titre à éviter lorsque l'on connait le double sens du mot « bone » en anglais), plus que les précédentes réalisations, marque un léger retour au hard rock des années 70, caractérisé par une accélération des tempi et un renforcement de l'efficacité des riffs. Pour s'en convaincre, il suffit d'écouter « Wonderland », qui montre un groupe très affûté : rythmique en béton (même si ses claviers peinent à se faire entendre, Paul Raymond reste une valeur sûre à la guitare électrique), chant puissant du théatral Phil Mogg, et surtout licks de guitare totalement imparables d'un Vinnie Moore parfaitement dans son élément. A noter l'excellent travail du producteur Tommy Newton, qui offre à l'album un son chaud tout en conservant la rugosité de la musique des britanniques.

Les tempi plus lents offrent également leur lot de bons moments, à l'image du titre d'ouverture « Fight night », ou de l'excellent « Waving goodbye » qui clôture l'album. Entre les deux, un gros rock aux influences blues très prononcées, qui voit le groupe alterner les réussites (« Mojo town », l'énervé « The fear » et son harmonica, « Year of the gun », qui voit Phil Mogg adopter un ton plus laconique que jamais). Cette impression de bonne forme est renforcée par la présence de deux ballades épiques qui offrent des respirations bienvenues à l'album : « Angel Station », dont la partie centrale permet à Vinnie Moore de faire montre de l'étendue de son talent, et la plus délicate « Burn your house down », sorte de mélange réussi entre « Profession of violence » et « Drink too much ». Dans la plus pure tradition du groupe.

Seul petit bémol, la présence de titres honnêtes mais auxquels il manque cette étincelle, ce déclic qui leur permettrait d'atteindre leur but. « The last stone rider », redondante et sans grand intérêt, « Steal yourself », qui donne l'impression de ne jamais démarrer. Malgré tout, UFO confirme sa bonne forme, due en grande partie à la régularité d'un Paul Raymond discret mais indispensable, à un Vinnie Moore totalement à son aise et à un Phil Mogg dont les vocalises font encore des merveilles. Sans livrer une pièce indispensable de sa féconde discographie, UFO enrichit de fort belle manière son patrimoine enviable. En espérant que Pete Way retrouve le chemin des studios et retrouve le groupe pour un prochain album qui s'avèrera, forcément, encore plus flamboyant.

3,5/5

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   GEGERS

 
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- Andy Parker (batterie)
- Phil Mogg (chant)
- Vinnie Moore (guitare)
- Paul Raymond (claviers, guitare rythmique)


1. Fight Night
2. Wonderland
3. Mojo Town
4. Angel Station
5. Year Of The Gun
6. The Last Stone Rider
7. Steal Yourself
8. Burn Your House Down
9. The Fear
10. Waving Good Bye



             



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