Recherche avancée       Liste groupes



      
HARD ROCK  |  LIVE

Commentaires (2)
L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

1970 Ufo 1
1971 Ufo 2 Flying - One Ho...
1972 Live
1974 Phenomenon
1975 Force It
1976 No Heavy Petting
1977 Lights Out
1978 Obsession
1979 Strangers In The Night -...
1980 No Place To Run
1981 The Wild, The Willing...
1982 Mechanix
1983 Making Contact
1985 Misdemeanor
1995 Walk On Water
2000 Covenant
2004 You Are Here
2006 The Monkey Puzzle
2012 Seven Deadly
2015 A Conspiracy Of Stars
2017 The Salentino Cuts
 

- Style : The Union , Thunder
- Membre : Scorpions, Michael Schenker , Paul Raymond Project , Ted Nugent
- Style + Membre : Msg, House Of X
 

 Site Officiel (598)

UFO - Strangers In The Night (1979)
Par ERWIN le 22 Février 2015          Consultée 1759 fois

Des fois, le chroniqueur est obligé de poser ses couilles sur la table, il faut savoir se mouiller que diable ! Mais dans le cas de figure présent, pas le moindre danger, le plus petit bout de prépuce ne paraîtra pas dans le coin, menacé par un quelconque couperet Damocletien. Car chers camarades, voyez plutôt la pochette de l'Ovni que je m'apprête à chroniquer pour vos mirettes. L'immense "Strangers in the night" d'UFO... C'est bien simple, en catégorie Hard Rock, je ne vois que peu d'albums live susceptibles de lui tenir la dragée haute : Le "Live and Dangerous" des Irlandais de THIN LIZZY et, à titre personnel le "Highway song live" de BLACKFOOT et puis... c'est tout... Ça vous pose un skeud, une pareille introduction.

Car le Line up est magistral, à commencer par le teigneux Phil Mogg, dont la belle voix puissante n'a jamais sonné aussi bien. Une section rythmique splendide avec le métronome Parker aux baguettes et l'échalas Pete Way, déjà au fond de la bouteille, mais dont le doigté demeure difficilement émulable, demandez donc à Steve Harris ce qu'il en pense ! Le discret et si fiable Paul Raymond, aussi à l'aise derrière un clavier que guitare en main, marque la balance des malades mentaux qui l'entourent. Et puis, bien sur, l'ange blond de la gratte, le seul et unique Michael Schenker ! Ouais, je vous le fais pas dire, j'ai eu envie d'écrire son nom tout en majuscules ! Le germain à la flying V n'est pas encore le mad axeman, mais il est en 1979 reconnu comme le meilleur gratteux sur le marché. Alors ce live est le live de sa gloire, de sa démesure, de son incomparable toucher, de sa maestria à survivre dans ce groupe de cinglés, ce avant que ne déboule Edward Van Halen et les shredders de Mike Varney, Yngwie en tête...

Tous les titres présents sur "étrangers dans la nuit" sont des classiques ou presque. Il reste donc à évoquer le son, la mise en place, les interventions des musicos, l'ambiance générale. En terme de choix de titres on peut discuter bien sur , mais il y a du très lourd, les hymnes du groupe sont là "Doctor doctor", "Rock bottom", "Mother mary" ou "Lights out". Mais commençons par le meilleur du meilleur, la version de "Love to love" ici présente, le son est chaud, le clavier de Paul l'introduit dans la rigueur, puis la décharge survient avec l'arrivée de Michael, plus vibrant encore que sur le LP studio. Michael le claironne depuis toujours : ici, c'est "No overdubs"... C'est clair ! Alors laissons nous bercer par une des plus grandes compositions de l'histoire de la musique. Jusqu'à sa fin bien sur, essentielle, rallongée avec talent pour l'occase, chaque seconde y est un déluge de plaisir, une forme de jouissance.

"Rock bottom" sur 11 minutes, il y a de quoi toucher le fond et rebondir plusieurs fois ! cette fois, le titre du "fond" est là pour mettre en scène le manieur de six cordes, alors Michael envoie... Il envoie... Encore et encore... ne se répète jamais... bien au contraire, explose en plein vol -hé dans une soucoupe volante normal non ? - toute la concurrence des gratteux d'alors... La classe ! "Let it roll" et "Lights out" dépotent à donf, en bons titres speedés drivés par une section rythmique qui en remontrerait aux purpleliens eux-mêmes.

Phil s'arrache superbement sur "Only you can rock me" et ses "shalala" résonnent magnifiquement sur "Too hot to handle". Pas un instant faible dans ce skeud béni par tous les grands évangélisateurs du Metal lourd. "Doctor doctor" n'a aucunement besoin de compliments pour occuper le poset de plus grand classique du groupe. Sinon quelques titres plus secondaires sont aussi présents : ainsi la pop "Out in the street" - qui ne plaira toujours pas à notre Jovial ! -, "This kid" ou le solo de MIchael pave la route de l'enfer avec un talent dingue. A la limite, seule l'échappée de No heavy Pettin "I'm a looser" , me semble un brin en dessous... Et encore ... Comme d'hab, le concert se conclut avec une version dantesque de "Shoot shoot", symbolique de la mise en place des musicos d'UFO... C'est limpide, Mogg mêne son monde à la baguette et ne se permet pas la moindre approximation.

Une chronique pour du beurre... Je n'imagine pas qu'une personne aimant la musique et douée d'un minimum de goût ne puisse apprécier à sa juste valeur cet objet aussi mythique. Si vous ne le connaissez pas, vous pouvez l'acheter les yeux fermés. Plutôt que d'acheter un best of du groupe britannique, ce live incomparable est de rigueur.

Marque l'histoire du Hard Rock d'une belle soucoupe blanche.

A lire aussi en HARD ROCK par ERWIN :


UFO
Lights Out (1977)
Vous allez l'adorer

(+ 1 kro-express)



THREE MAN ARMY
Two (1974)
Fusion astrale


Marquez et partagez





 
   ERWIN

 
   GEGERS

 
   (2 chroniques)



- Phil Mogg (chant)
- Pete Way (basse)
- Michael Schenker (guitare)
- Paul Raymond (claviers-guitare)
- Andy Parker (batterie)


1. Intro / Natural Thing
2. Out In The Streets
3. Only You Can Rock Me
4. Doctor Doctor
5. Mother Mary
6. This Kid's
7. Love To Love
8. Lights Out
9. Rock Bottom
10. Too Hot To Handle
11. I'm A Loser
12. Let It Roll
13. Shoot Shoot



             



1999 - 2018 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod