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Jerry Lee LEWIS - Jerry Lee Lewis (1979)
Par ERWIN le 9 Avril 2020          Consultée 380 fois

Y en a-t-il un parmi vous qui ne reconnaît pas Jerry Lee LEWIS sur cette image stylisée du pionnier du rock ? L'icône pointe du doigt son nom, comme pour le remettre au sommet des préoccupations musicales de son temps. Vous n'êtes pas sans remarquer qu'il fait le signe du diable avec sa main droite sensée être celle de Dieu, mais oui ! Le premier subversif de l'histoire du rock, ce n'est pas rien ! Et les notes de piano qui volent, c'est symbolique ! Voilà le premier album de la trilogie pour Elektra, après quinze ans passés chez Mercury, le 30eme du Killer.

Impossible de ne pas reconnaître le piano boogie qui ouvre ce disque. Et avec un peu de bol, les plus férus de rock'n'roll parmi vous se sentiront en territoire connu avec cette petite merveille de swing qu'est "Don't Let Go", et l'impression de le retrouver là ou on l'avait laissé, au beau milieu d'un foutoir de bouteilles et de maîtresses il y a une quinzaine d'années, avant le début de sa carrière countrysante. Mais c'est l'autobiographique "Rockin My Life Away" qui est sensé refaire du Killer une star dans les billboards mondiaux, rythme raide et chaloupée, voix grave de premier choix, piano en forme de feu d'artifice. Ce titre monte au 18eme rang des charts contry mais va surtout devenir un inamovible de ses concerts, avec le super solo de Burton et cette manière unique qu'il a de déclamer son texte, c'est toujours aussi jouissif.

Sur le Rock boogie super véloce qu'est "Number One Lovin Man", il ne renie pas une once de son passé, il assumera jusqu'au bout, c'est une certitude et ses solos de piano incendiaires seront toujours de la partie, mais voyez donc, toujours aussi leste et agile, la main de Dieu fait des merveilles, même sur un titre aussi rapide et malgré les 45 ans désormais au compteur. "Rocking Little Angel" est un autre rock qui dépote bien, même si on aurait souhaité un piano plus présent.

"Every Day I Have To Cry" rappelle aux fans de notre Eddy MITCHELL quelques souvenirs. Bin ouais les gars, il s'agit de "Elle me prépare un café noir", mais ça rend tout de même plus conforme en anglais, même si j'aime bien Eddy. Mais oui, c'est de la country américaine, celle dont notre artiste est tant épris, de la country plutôt cool et facile certes, mais agréable non ? Slow country doucereux, "I Wish I Was Eighteen Again" est le prétexte à replonger dans l'époque où le killer ne l'était pas encore. La chanson brille plus par les lyrics qui amusent l'assistance que par son ambiance très calme, presque inhabituelle pour Jerry Lee.

Le blues très contemporain qu'est "Who Will The Next Fool Be" est adressé à toutes les femmes. Lui qui les aura tant...heu ? Aimées ? On va dire ça ! La composition de Charlie RICH en devient magnifique et le mauvais garçon y brille de mille feux. Il appelle les solos de James Burton à la guitare, puis le violon de Lovelace. L'orchestration est sublime, il prend enfin le dernier solo comme pour clore ce chef-d'oeuvre avec toute sa malice. "I Like It Like That" le voit revenir à des sources plus black music. Les "Come on" rugissent comme lui seul sait les faire, et James Burton de lancer les solos.

Il transforme à son aise la "Rita Mae" de Bob DYLAN, les puristes n'aimeront peut-être pas, mais la facilité avec laquelle notre gueulard louisianais énonce les paroles de la chanson est juste jouissive. Quelle confiance en lui ! C'est là qu'on sait avec certitude que personne ne passe derrière JERRY LEE LEWIS. Pas un boogie ça non, mais le shuffle de ce titre ne laissera pas les fans de rock indifférents. Enfin, il fait du "Personnality" de Lloyd PRICE un titre de pop en le rendant très familial, au ton easy listening malgré une lap steel guitar.

1979 n'est pas une année simple pour Jerry Lee : le décès de son père et un nouveau divorce n'arrangent rien ! Toujours est-il que sa forme actuelle et son envie d'en découdre restent des vecteurs essentiels de la réussite musicale de ce disque. Quand on aime le rock, on ne peut qu'aimer Jerry Lee à son top, sans la moindre réserve. Bien sûr, les considérations de l'année 79 sont de disco et de new-wave revêtues, mais le vieux guerrier des routes n'en a cure, il joue ce qu'il aime. Aimons-le pour ce qu'il joue, c'est du tout bon !

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   ERWIN

 
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- Jerry Lee Lewis (chant-piano)
- James Burton (guitare-dobro)
- Kenny Lovelace (guitare-violon)
- Tim May (guitare)
- Dave Parlato (basse)
- Hal Blaine (batterie-percussion)


1. Don't Let Go
2. Rita May
3. Every Day I Have To Cry
4. I Like It Like That
5. Number One Lovin Man
6. Rockin My Life Away
7. Who Will The Next Fool Be
8. Personnality
9. I Wish I Was Eighteen Again
10. Rocking Little Angel



             



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