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Jerry Lee LEWIS - Sun 6 - Wild One (1958)
Par ERWIN le 12 Août 2020          Consultée 123 fois

Jusque là, tout va bien, Sam Phillips et Jerry Lee mettent les dernières touches au premier L.P du Killer chez Sun records. Les foules se pressent à ses concerts et le film High School confidential le place en vedette du rock'n'roll. Le titre du même nom caracole en tête des hits parades et, alors que la catastrophe est déjà en route, Jerry Lee LEWIS croit voler la place du numéro un à Elvis PRESLEY exemplairement parti à l'armée ; laissant sa carrière derrière lui.

Il y a peu de place pour le blues en général dans les choix discographiques du killer. "Hello Hello Baby" est pourtant d'une maestria peu commune d'autant qu'il est signé de la main du maître. C'est lent, c'est haché, et le solo de piano est probablement un de ses plus beaux, pas de glissando mais toujours la même facilité pour descendre le clavier. Quelle petite merveille alors qu'il est finalement loin de ses roots ! On se surprend à souhaiter plus de blues dans ses choix. En revanche, "looks Like Jerry Lee's Gonna Lose" comme dernière quote, c'est terrible tellement c'est prémonitoire !

Nous voici face aux Hank WILIAMS de cette livraison : "Your Cheatin Heart" renaît ici dans une version supra rock'n'roll et très réussie à mon sens, mais elle n'aura pas le goût de plaire au boss de Sun. On continue sur notre lancée avec "Lovesick Blues" que Hank a popularisé. Cette fois, nous jouxtons un country western proche de la pop, avec de nombreuses yodelisations de notre Louisianais, c'est moins remarquable à mon sens. "Crazy Heart" n'est pas non plus dans ses plus beaux atours. Jack Clement lui donne "Fools Like Me" et il cabotine, le coquin ! La "It All Depends" de Billy MIZE nous permet de réinvestir les territoires country chers au chanteur. C'est chaloupé et sympa, pas racoleur pour deux sous.

Figurent ici plusieurs versions supplémentaires de classiques : comme souvent, il agrémente "Matchbox" à sa sauce sans la moindre retenue. Carl PERKINS ne doit plus reconnaître sa chanson. L'homme se sent alors capable de tout et croit plus que tout en sa bonne étoile. Cette fois-ci, Jerry Lee descend le rythme à fond sur la classique "Goodnight Irene" de LEADBETTER. Pas la meilleure à mon sens, c'est pourtant celle que choisira Phillips pour l'album. Le blondin y minaude comme un fou. "High School Confidential" n'apporte pas grand chose de plus que les versions antérieures, elle est réussie.

L'album propose trois différentes versions de "Put Me Down", Jerry Lee ayant envie de travailler ce titre du guitariste Roland Janes. La première a un côté laidback avec un Roland omniprésent. La suivante est bien plus boogie et Jerry Lee y semble très à son aise. La dernière sonne plus sophistiquée, la mise en place manque un peu de fond sur la piano. J'avoue préférer celle du milieu. "Let The Good Times Roll" est bien réussie, bien boogie et un deuxième gratteux appuie Roland Janes en la personne de Billy Lee RILEY que Phillips est en train d'abandonner au profit de Jerry Lee. RILEY est toujours sur "Slippin Around" au ton bluesy.

Vu le titre et l'ambiance, j'ai toujours cru, adolescent, que ce titre était de la plume de Jerry Lee LEWIS. Les connaisseurs savent qu'il s'agit bien sûr de l'unique fait de gloire de l'Australien Johnny O'KEEFE, fort proche du killer dans le ton et même le look. "Wild One" sonne donc, comme il se doit, sauvage et donne son nom à cette session. Le traditionnel "Frankie and Johnny" lui permet d'imposer sa griffe avec son habituel talent. Sam le mettra sur son L.P suivant. "Carrying On" est une autre version de "Sexy Ways". Souvenez-vous que le killer ne voulait pas dire sexy. Enfin, on est quasi ragtime sur "I'll See You In My Dreams" et c'est sympa.

Jerry navigue sans le savoir au bord du précipice. Le départ pour l'Angleterre s'approche et tout va s'écrouler autour de lui. Les sessions continuent de s'écouler, imperturbables et historiques. Dans quelques semaines, le killer va être relégué au dernier rang de la classe, avec les smicards et les zonards du rock'n'roll. Quelle terrible injustice alors qu'il était effectivement à deux doigts de prendre le trône d'ELVIS! On retient de cette session l'éponyme "Wild One" ainsi que le super blues "Hello Hello Baby".

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   ERWIN

 
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- Jerry Lee Lewis (chant-piano)
- Roland Janes (guitare)
- Jimmy Van Eaton (batterie)
- Billy Lee Riley (guitare)


1. Hello Hello Baby
2. Frankie And Johnny
3. It All Depends
4. Your Cheatin Heart
5. Lovesick Blues
6. Goodnight Irene
7. Matchbox
8. Put Me Down
9. Fools Like Me
10. Wild One
11. Carrying On
12. Crazy Heart
13. Put Me Down
14. Let The Good Times Roll
15. Slippin Around
16. I'll See You In My Dreams
17. Put Me Down
18. High School Confidential



             



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