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Jerry Lee LEWIS - Sun 1 - Dixie (1956)
Par ERWIN le 15 Juillet 2020          Consultée 197 fois

C'était écrit, et nous voici ensemble de retour en 56 pour reprendre de manière complète les œuvres de Jerry Lee LEWIS. Certes, ces deux premiers albums chez Sun sont déjà sur le site, mais ils sont une simple ébauche du travail accompli en studio par le Killer lors de ses jeunes et plus brillantes années. Dès lors, il m'était impossible de laisser ces bandes majeures de côté. Ce sont donc 12 albums remplis jusqu'à la gueule qui nous attendent, messieurs dames ! On n'en a pas encore terminé pour sûr ! Posons la scène : nous sommes en novembre et Jerry Lee sait déjà parfaitement quel son il souhaite entendre pour enrober les chansons qu'il s'apprête à enregistrer sous la houlette de Sam Philips qui le voit comme une énorme poule aux œufs d'or.

Le premier single enregistré par notre blondin farceur contient "End Of The Road", drôle de titre pour un début, mais le piano est déjà en forme d'arc-en-ciel et le gratteux Roland Janes lui rend un aimable solo. Il est à signaler qu'il s'agit d'une compo de l'artiste. Tout est déjà en place, le stompin' piano et cette incroyable verve vocale qui le caractérise à jamais. Puis, "Deep Elern Blues" sonne vraiment très raw ! L'ensemble est remarquable, avec un Jerry Lee qui conjugue déjà le piano et les tics vocaux avec le talent qui sera à jamais le sien, une vraie petite merveille qui dépote carrément. Jerry Lee casse carrément le piano sur "The Crawdad Song". Quelle ambiance de dingue en cette jeune année, le Killer savait déjà foutre le feu partout !

Puis, il s'attaque à plusieurs reprises country : "You're The Only Star" de Gene AUTRY, sous des atours rockab, "Born To Lose" de Frankie BROWN qui subit un traitement plus conforme, avec un solo très doux de Janes, la slow "I Love You So Much It Hurts" qui le voit lutter à armes égales avec le King Elvis dans son pré-carré mi-bluesy mi-hillibilly, et quelle voix ! "I'm throwing Rice" du vieux Eddy ARNOLD trouve en la personne du killer un interprète de choix. Le traitement n'est pas vraiment country avec ce piano furieux, mais les intonations sont là ! "Tomorrow Night" est un blues fiévreux popularisé par Lonnie JOHNSON, Jerry Lee s'en sort magnifiquement, il eût été dommage de ne pas connaître ce morceau !

Et des instrumentaux, mais oui ! C'est d'autant plus dingue que Jerry Lee LEWIS, bien qu'il ne soit pas encore le pianiste fou que la postérité connaît, maîtrisait déjà son instrument à la perfection. Il le frape, le caresse, le cajole, lui donne des coups de pieds ! Comme disait son pote Elvis, "Si je jouais du piano comme Jerry Lee, j'arrêterais immédiatement de chanter !". La version du classique hymne du sud "Dixie" est encore brûlante des notes jouées à l'héroïque par l'artiste, qui n'a visiblement aucune crainte à s'y frotter. On reste dans une verve toute patriote avec "The Marine's Hymn" qui déchire rudement bien. Cela fait regretter qu'il n'existe pas d'albums instrumentaux de Jerry Lee. Bien sûr, comment aurait-il pu la fermer le temps d'un album entier, allons !

"Hand Me Down My Walking Cane" n'a plus rien à voir avec le titre de 1879 par James BLAND. Jerry Lee transforme en rock boogie tout ce qu'il touche. C'est la grâce de dieu, il faut croire, plus qu'un pacte avec le diable. JOHNSON est mort à 27 ans alors que le killer est toujours debout à près de 85 ans comme disent les djeuns "les chiffres sont pas bons, Kevin" ! "Will The Circle be Unbroken" flirte d'ailleurs avec le gospel. Le chanteur y livre une superbe performance. Quelle facilité, déjà ! Et voyez donc comme il embraye "Old time religion", bah voilà, c'est ainsi qu'on se fait virer du temple évangéliste et qu'on rate une carrière d'évangélisateur milliardaire.

Il nous reste trois titres, les plus célèbres, et déjà sur le premier opus sun du killer : c'est bien sûr la resucée de Hank WILLIAMS "Crazy Arms" qui reste le fait de gloire de ces premières sessions. "Goodnight Irene" est proposée sous deux versions : la première est lente mais proche de celle de l'album, on sent Jerry lee qui expérimente, puis il se lance sur un boogie après le solo de la seconde, il y change avec un talent consommé les paroles de LEADBETTER, comme ça, sur le fil. Tout se trouve résumé sur l'incroyable version de "When The Saints Go Marching In" ou la voix monte et descend et prend tout l'espace disponible, alors que le piano virevolte dans tous les sens. Tu m'étonnes que Sam Philips ait laissé tomber Billy Lee RILEY et ait cru qu'Elvis allait passer derrière !

Vous admettrez qu'il était impossible de quitter le champ de bataille sans avoir triomphé partout ! Bref, voici les premières aventures de Jerry Lee LEWIS au pays du soleil de Memphis, et le moins qu'on puisse dire est que malgré son jeune âge, le natif de Ferriday, Louisiane, ne s'en laisse compter par personne. Il était né pour être une star, il l'a toujours su, n'a jamais douté une seule seconde de son talent ni de ses capacités. Quel incroyable personnage ! C'est un 4 de haute volée !

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   ERWIN

 
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- Jerry Lee Lewis (chant-piano)
- Roland Janes (guitare)
- Jimmy Van Eaton (batterie)


1. End Of The Road
2. Crazy Arms
3. You're The Only One
4. Born To Lose
5. Tomorrow Night
6. Silver Threads
7. I'm Throwing Rice
8. I Love You So Much It Hurts
9. Deep Elern Blues
10. Hand Me Down My Walking Cane
11. The Crawdad Song
12. Dixie
13. The Marine's Hymn
14. Goodnight Irene
15. Will The Circle Be Unbroken
16. Old Time Religion
17. When The Saints Go Marching In



             



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