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ROCK'N ROLL  |  STUDIO

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- Style : Elvis Presley , Eddie Cochran , Gene Vincent , Stray Cats, Buddy Holly , Little Richard, Ricky Nelson

Jerry Lee LEWIS - High School Confidential (1958)
Par ERWIN le 3 Mai 2010          Consultée 1757 fois

Dans les pionniers du Rock’n’Roll, donnez-moi le mauvais garçon! Les pionniers légendaires sont peu nombreux : Elvis, Eddie Cochran, Gene Vincent, Buddy Holly, les deux blacks Little Richard et Chuck Berry, Bill Haley, Ricky Nelson, et l’icône blonde de Louisiane, le frondeur et insupportable Jerry Lee Lewis. Lewis découvre la musique très jeune en trainant dans la boite de blues de son oncle, mais aussi en chantant dans la chorale de son église comme tout bon jeune garçon américain. Il s’attaque peu après a l’étude du piano et apprend à jouer à la vitesse de l’éclair… Toujours pressé, il monte un groupe et commence à tourner intensivement dans son sud natal. C’est Sam Philips, patron des Suns Records de Memphis qui va lui proposer un deal, comme il l’a fait précédemment avec Elvis. Le succès rencontré par Jerry Lee est foudroyant, et durant les premiers mois, nombreux sont ceux qui prédisent qu’il va détrôner un certain king. Nous verrons plus tard comment cela n’est jamais arrivé.

Le premier album du « Killer » sort donc en 58, il débute par une reprise, c’est toute l’ambivalence du personnage, car « Don’t Be Cruel », énorme succès pour Elvis, est loin d’être agressive -étrange choix, mais cependant une réussite, elle est plus couillue que celle d’Elvis, moins sirupeuse, mais tout de même quelle étrange entrée en matière...
« Good Bye Irene », sur un rythme martial et malgré une voix magnifique, est un blues traditionnel qui pèche encore un peu par naïveté, on sent que Jerry n’a pas encore trouvé son filon.
On redécouvre ensuite avec plaisir « Ubangi Stomp » à laquelle les Stray Cats donneront 25 ans plus tard une seconde jeunesse, la version de Jerry Lee Lewis est rapide, méconnaissable pour qui ne connaîtrait que la deuxième version, comme moi…
Attaquons toutefois les grands classiques de cet album : « Crazy Arms », avec une petite fibre country, que les trémolos du Sudiste rendent Rock, une batterie raide, un piano calme, pour une chanson sympa. A propos de country, le piano de « Fools Like Me » ne trompe personne : la frontière est clairement franchie, ce titre est résolument "countrysant". Le Killer dira toute sa vie à qui voudra l’entendre « le Rock’n’Roll ne m’a servi qu’à embrayer sur ma véritable passion, la country »… Peut-être bien après tout, même si en cette année 58, les frontières entre blues, country, et rock, sont mal définies. Le piano Boogie de « Jambalaya » fait résonner les accents sudistes du natif de Louisiane, pour un titre entraînant et swinguant.

« High school confidential », un de ses grands classiques, annonce l’arrivée prochaine de « Great Balls of Fire » : une intro scandée au cordeau, un rythme qui s’appuie de bout en bout sur un piano virevoltant, la main droite de Lewis - celle de Dieu !- arrachant des solos imparables du piano.
Sur « Matchbox », autre pièce maîtresse, il fait preuve de toute sa maîtrise vocale, acquise lors de milliers d’heures passées au sein de son église à chanter des cantiques gospels, cela se ressent particulièrement sur cette chanson, il est accompagné pour l’occasion par un groupe vocal qui renforce encore l’aspect gospel du titre.
Enfin « Whole Lotta Shakin Is Goin On » est cet emblématique, indestructible, hymne popularisé par Jerry Lee et une ligne de piano tonitruante, stigmatisant bien la démesure du personnage. C’est en tout cas avec « Great Balls of Fire » son titre le plus connu. Des versions live « dantesques » de cette chanson, il y en a une pleine brassée. Quelle éclate !

Bien sûr, il s’agit du Killer, et l’agressivité sort par toutes les bosses du microsillon, le jeune blondinet est le premier « violent » de l’histoire du Rock et pave la voie pour des générations d’artistes à venir, avec talent et excès. Mais qui s’en plaindra ? L’histoire blindée de puritanisme des USA ne prouve qu’une chose : elle est le berceau des personnages les plus excentriques, les plus loufoques… Et Jerry Lee est un bon américain moyen, gueulard, emporté, buveur, et amateur de nanas avec pas moins de huit mariages à son actif… Oui vous avez bien lu! Alors pour un premier opus, nous voilà aux anges car il est d’excellente facture. Prélude d’une longue, très longue carrière.

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   ERWIN

 
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1. Don’t Be Cruel
2. Good Bye Irene
3. Put Me Down
4. It All Depends
5. Ubangi Stomp
6. Crazy Arms
7. Jambalaya
8. Fools Like Me
9. High School Confidential
10. When The Saints Go Marchin In
11. Matchbox
12. It’ll Be Me
13. Whole Lotta Shakin Is Goin On



             



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