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HARD ROCK  |  LIVE

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SCORPIONS - Live Bites (1995)
Par GEGERS le 25 Octobre 2011          Consultée 2097 fois

10 ans après la parution de son dernier album live, le mythique World Wide Live, SCORPIONS remet le couvert. Putain, 10 ans, une éternité à l'échelle de la carrière d'un groupe de musique. En 10 ans donc, entre 1985 et 1995, le groupe allemand a tout vécu : Le respect et l'admiration éternelle des fans de hard rock, une consécration mondiale et le succès mainstream avec « Wind of change », puis l'arrivée du grunge, et la fin du line-up dit « classique » du groupe. Signe du déclin, le dernier album en date des teutons, le pourtant recommandable Face The Heat, se vend moins bien que son prédécesseur. Une première dans l'histoire des SCORPIONS, et le début d'un long calvaire commercial qui verra les chiffres de vente des albums décliner au fil des ans, et ce pendant tout une décennie !

Ainsi, alors que Tokyo Tapes et World Wide Live marquaient la fin de chapitres glorieux et couronnés de succès dans la carrière du groupe, Live Bites ne constitue pas un signe de ponctuation indiquant une pause avec le début d'une nouvelle histoire. Non, Live Bites n'est qu'un triste album live de fin de contrat, le groupe quittant alors Polygram afin de voir si l'herbe et plus verte ailleurs (Klaus Meine & co ne trouveront malheureusement que du foin à brouter). Cet album live n'est qu'un panachage, un patchwork plus ou moins réfléchi d'extraits live issus de concerts donnés entre 1988 et 1994 à Leningrad, San Francisco, Mexico, Berlin et Munich. Aucune cohérence donc dans l'agencement des morceaux qui le constituent, et bien entendu aucun respect de la chronologie des événements. Live Bites nous montre donc un groupe désireux de faire entendre sa musique en URSS (en atteste cette superbe version de « Living for tomorrow » captée à Leningrad), puis un groupe plein d'espoir pour l'avenir, interprétant « Wind of change » devant une foule allemande reprenant les paroles à tue-tête. Entre les deux, un petit détail : la chute du mur de Berlin, et l'effondrement du bloc communiste. Une broutille transformée ici en détail.

Un album live de fin de contrat donc, plombé par une organisation et un choix totalement anarchique des morceaux, tant et si bien que le hard rock des SCORPIONS se fait discret, bien trop peu représenté en tous cas pour un album live. Quatre titres sauvent la mise : l'enjoué « Tease me please me », et 4 des titres les plus agressifs composés par le groupe : « No pain no gain », « Alien nation », « Hit between the eyes » et « Crazy World ». Ouf, le groupe sait toujours faire parler la poudre, même si l'on regrette l'absence de classiques ou le faible pourcentage d'extraits de Face The Heat. Le reste alterne donc entre sympathiques surprises et titres superflus. On apprécie la présence de « Is there anybody there », ce fameux « hard rock raggae » issu de Lovedrive, et l'on se délecte à l'écoute de cette relecture modernisée de « In trance », plus mordante bien que fidèle à la version originale. Et puis l'on découvre, avec plaisir ou indifférence, de ce morceau instrumental composé par Rudolf Schenker (« Concerto in V ») de cette interprétation acoustique d'un traditionnel mexicain (« Ave Mario no Morro ») et de ces titres bonus judicieusement ajoutés pour attirer le chaland : une ballade inédite (« Heroes don't cry », agrémentée d'une sympathique mélodie) et une adaptation d'une ballade du groupe hongrois Omega, « White dove », titre à vocation caritative qui fera l'objet d'une sortie en single.

Live Bites est donc l'exemple typique de l'album fourre-tout balancé à la va-vite pour clôturer un contrat, mais agrémenté de suffisamment de raretés ou d'inédits pour garantir que l'amateur mettra la main au porte-feuille. Plus qu'un véritable album live, il s'agit ici d'une compilation plus ou moins intéressante, et qui peinera à se vendre, se faisant dépasser dans les charts par le best-of Deadly Sting publié en même temps par EMI. Pour fan pur et dur uniquement.

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   GEGERS

 
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- Klaus Meine (chant)
- Rudolf Schenker (guitare)
- Matthias Jabs (guitare)
- Ralph Rieckermann (basse)
- Francis Buchholz (basse sur living for tomorrow)
- Herman Rarebell (batterie)


1. Tease Me Please Me
2. Is There Anybody There?
3. Rhythm Of Love
4. In Trance
5. No Pain No Gain
6. When The Smoke Is Going Down
7. Ave Maria No Morro
8. Living For Tomorrow
9. Concerto In V
10. Alien Nation
11. Hit Between The Eyes
12. Crazy World
13. Wind Of Change
14. Heroes Don’t Cry
15. White Dove



             



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