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SCORPIONS - Fly To The Rainbow (1974)
Par GEGERS le 24 Janvier 2011          Consultée 4114 fois

En 1973, SCORPIONS n'est plus. Ange mortifère, Michael Schenker a signé la fin de la balbutiante carrière du groupe hanovrien en acceptant de rejoindre les Anglais de UFO. Soucieux pour l'avenir du groupe de cœur de son frère Rudolf, dont il a brisé tous les rêves, l'ange blond se fait alors ressusciteur et indique à son aîné le nom d'un jeune guitariste talentueux, également chanteur et leader du groupe Dawn Road : Uli Jon Roth. Une fois le contact établi, l'ambiance entre Klaus, Rudolf et les quatre membres de Dawn Road (cristallisée lors d'un unique concert) est telle que Roth propose une fusion des deux groupes. Fort d'un premier album précédemment paru sous le nom SCORPIONS, Rudolf et Klaus parviennent à convaincre Uli d'adopter ce patronyme, malgré leur infériorité numérique.

Rapidement, le SCORPIONS Mark II se met au travail, et enregistre en 1974 ce deuxième album judicieusement intitulé Fly To The Rainbow. Marqué par le psychédélisme hendrixien totalement assumé de Roth, cet album marque également un éloignement des ambiances éthérées du premier album et l'évolution vers un hard rock plus mordant et structuré. Dégageant une puissance et une énergie incroyables pour l'époque, « Speedy's Coming » introduit l'album de la meilleure des manières : on ressent dans ce titre toute l'urgence, l'envie d'en découdre qui caractérise les SCORPIONS à l'époque. Uli Jon Roth fait virevolter sa guitare dans des soli et des harmonies d'un autre monde, alors que Klaus Meine s'impose comme un vocaliste au coffre et au timbre de voix d'une pureté et d'une puissance admirables. Repris plus tard par Van Halen, ce titre-hommage à l'énergie sans borne de Rudolf Schenker (surnommé Speedy par ses comparses) s'impose comme une pierre de touche d'une incroyable efficacité. Décoiffante entrée en matière, cette violence maîtrisée se retrouve également sur le mid-tempo sombre et torturé « Drifting Sun », seule composition intégralement signée Uli Jon Roth sur cet opus. Véritable cour de récréation pour l'artiste, ce morceau plus technique le voit user de sa guitare mais aussi de sa voix, fascinante pour certains, insupportable pour d'autres.

Aérien et doté de touches progressives, Fly to the Rainbow est un album varié qui montre déjà toute l'étendue de l'immense talent des SCORPIONS. Comment ne pas succomber en effet à ces arpèges introductives sur « They Need a Million », qui laissent à peine préfigurer d'une deuxième partie de morceau bien plus agressive et faisant la part belle aux claviers du discret Achi Kirschnning (l'artiste ne se produira jamais en live avec le reste du groupe) ? Comment rester insensible au charme de « Fly People Fly », transcendée par le chant cristallin de Klaus Meine ? Cette fausse ballade préfigure de cette tendance future à mêler puissance musicale et déluge d'émotions, faisant de SCORPIONS l'instigateur de ces power-ballads tant appréciées par les metalleux aux gros bras et aux colliers de clous. Cette ambivalence des émotions se retrouve également sur « Far Away », dont la délicatesse psychédélique introductive tranche avec la lourdeur maîtrisée des riffs d'un Rudolf Schenker qui s'impose d'ores et déjà comme un compositeur de très grande classe.

Nulle fausse joie ou déception, le talent combiné des six SCORPIONS nous permet d'effectuer un vol serein jusqu'à cet arc-en-ciel, objet du voyage. Pièce-maîtresse de l'album, « Fly to the Rainbow » s'impose comme un petit chef-d'œuvre de 9'36, porté comme un seul homme par l'ensemble des musiciens. Distillant des ambiances célestes (comment ne pas avoir l'impression de comprendre l'univers à l'écoute des mélodies distillées par Uli Jon Roth ?), ce titre à tiroirs se veut bien plus structuré que l'épique « Lonesome Crow » sur le premier album des SCORPIONS et témoigne du gain de maturité du groupe. Superbe et flamboyant, « Fly to the Rainbow » démontre également l'apport considérable d'un Uli Jon Roth, moteur de la créativité instrumentale du combo.

Encore timide, bien que déployant une énergie et une virtuosité admirables, SCORPIONS propose avec Fly to The Rainbow un deuxième album marqué par son époque mais également très novateur. Impérial de bout en bout, l'opus n'est pas le meilleur qu'ait pu proposer le groupe durant les années 70, mais constitue un morceau d'histoire indispensable pour appréhender pleinement la carrière d'un des plus gros groupes de hard rock au monde.

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   (2 chroniques)



- Rudolf Schenker (guitare)
- Uli Jon Roth (guitare)
- Klaus Meine (chant)
- Francis Buchholz (basse)
- Achim Kirschnning (claviers)
- Jürgen Rosenthal (batterie)


1. Speedy's Coming
2. They Need A Million
3. Drifting Sun
4. Fly People Fly
5. This Is My Song
6. Far Away
7. Fly To The Rainbow



             



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