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SCORPIONS - Love At First Sting (1984)
Par GEGERS le 19 Avril 2011          Consultée 5122 fois

Si Blackout couronne SCORPIONS en rois du hard rock, alors Love at First Sting (l'Amour à la Première Piqûre) les fait empereurs. En cette douce année 84, le groupe allemand est en effet une usine à tubes que rien ne semble pouvoir stopper. C'est sans compter sur les dissensions internes qui feront de ce dixième opus des teutons l'album de tous les paradoxes. Grisés par le succès, Herman Rarebell et Francis Buchholz picolent plus que de raison, tandis que le producteur Dieter Dierks se fait toujours plus exigeant quant à leur qualité de jeu. Ainsi, c'est sans leurs deux compères que Meine, Schenker et Jabs se rendent à Stocholm pour la pré-production, prenant le soin d'emmener dans leurs bagages et en remplacement le batteur Bobby Rondinelli et le bassiste Jimmy Bain (ex-Rainbow). Mais si des rumeurs persistent quant aux réels auteurs de la section rythmique enregistrée sur l'album, c'est bien en compagnie de Rarebell et Buchholz que les arachnides finalisent la réalisation de leur dixième album dans les Dierks Studios de Cologne.

Alors que SCORPIONS semble proche de la rupture d'avec son producteur (rupture consommée lors de la mise en boîte de l'album suivant), Love At First Sting montre un groupe au sommet de sa créativité et sûr de lui comme jamais. Bien vite, l'auditeur prend conscience de la déferlante qui va s'abattre sur lui : introduit par une ligne de guitare criante et cristalline, « Bad Boys Running Wild », basé sur un riff destructeur, est la première cartouche extraite du chargeur. Une cartouche empreinte d'une sauvagerie maîtrisée et sophistiquée, les envolées solo de Matthias Jabs se faisant plus discrètes que sur Blackout. A l'image de sa pochette (une photo signée Helmut Newton), Love At First Sting se présente comme un album dégageant une énergie sexuelle et bestiale parfaitement retranscrite dans le clip illustrant le titre suivant, « Rock You Like a Hurricane », énorme tube du groupe. Basé sur un riff imparable et décoiffant, ce titre aux paroles résolument orientées cul signées Rarebell/Meine (« ma chatte ronronne et m'écorche la peau, qu'y-a-t'il de mal à commettre un nouveau péché ? ») s'imposera rapidement comme une compo taillée pour le live et clôturera tous les concerts du groupe.

Vous voulez encore du tube ? Alors vous allez être servis. Avec l'incroyable « Big City Nights » tout d'abord, dont le solo introductif (signé, une fois n'est pas coutume, Rudolf Schenker) évoque à lui seul la chaleur moite des plages californiennes, et l'arrière-train attractif des naïades aux seins siliconés. Trois mots constituent son refrain immédiat et résolument hédoniste, et ce morceau s'impose de lui-même comme un hymne de ces années folles. Et puis, bien entendu, comment ne pas mentionner la ballade de toute une génération, ce morceau intemporel et d'une beauté incroyable, ce titre que Rudolf Schenker juge responsable d'une augmentation significative des naissances en France durant les années qui suivirent sa sortie ? Nous parlons bien entendu de « Still Loving You », power-ballad de 6'27 qui permit à SCORPIONS de s'inviter dans toutes les chambres à coucher et de squatter les ondes. Composé par le guitariste teuton durant le courant des années 70, il fut d'abord refusé pour Taken By Force puis retravaillé par l'artiste. Inutile de dire que le jeu en valait la chandelle, puisque paru dans un contexte favorable, « Still Loving You » s'impose alors, et notamment en France, comme LA ballade ultime. Magnifique et toujours délectable, plus de 25 ans après sa parution.

Outre ces tubes, Love At First Sting renferme également son lot de titres moins connus, mais loin d'être inintéressants. C'est le cas du pêchu « I'm Leaving You », qui se fait efficace dans sa simplicité et sa sophistication assumée, au même titre que « As Soon as the Good Times Roll », transcendé par un refrain d'une classe inouïe. Plus calme et posé que sur Blackout, le hard rock de SCORPIONS se fait plus réfléchi et mûr, même si l'auditeur peut regretter l'absence de ce grain de folie délectable qui caractérisait le précédent opus. Seul le déjanté « The Same Thrill », brûlot décapant s'achevant dans une orgie de décibels, témoigne d'un groupe toujours partant pour relâcher la bride. Malheureusement, ce titre se fait également le moins convaincant d'un album peu avare en bons moments ! En témoigne l'incroyable « Coming Home », construit en deux parties bien distinctes, réunies par cette même réussite et envie de bien faire. Marqué par un solo lumineux de Matthias Jabs, ce titre moins tubesque constitue pourtant la pièce la plus originale et finalement la mieux ficelée de l'album. Le sous-estimé « Crossfire » complète le tableau. Introduit par un gimmick de batterie persistant de Herman Rarebell (ou est-ce Bobby Rondinelli ?), ce morceau anti-militariste fonctionne à merveille grâce à un chant habité de Klaus Meine.

Très légèrement en deçà de Blackout sur le plan musical, Love At First Sting constitue néanmoins, et pour des raisons évidents, le sommet de la carrière des arachnides teutons. Que ce soit en termes de vente ou d'affluences aux concerts du groupe, l'album permet aux SCORPIONS de battre tous les records et de s'installer confortablement dans le Top 3 des plus gros groupes de hard rock de l'époque. Le combo en profitera pour illustrer ce succès énorme via un album live, qui restera également dans les annales du style...

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   (3 chroniques)



- Klaus Meine (chant)
- Rudolf Schenker (guitare)
- Matthias Jabs (guitare)
- Francis Buchholz (basse)
- Herman Rarebell (batterie)


1. Bad Boys Running Wild
2. Rock You Like A Hurricane
3. I'm Leaving You
4. Coming Home
5. The Same Thrill
6. Big City Nights
7. As Soon As The Good Times Roll
8. Crossfire
9. Still Loving You



             



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