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SCORPIONS - Comeblack (2011)
Par GEGERS le 28 Novembre 2011          Consultée 7155 fois

En 45 ans de carrière, SCORPIONS est toujours parvenu à éviter l'écueil de l'album réellement inutile. Il y a eu, bien entendu, des hauts et des bas, des bons opus et des déceptions. Quel groupe n'a jamais traversé de mauvaise passe ? Seulement, en plein milieu d'une tournée d'adieu, les arachnides nous proposent, pour la première fois de leur carrière, un album dont la sortie stimule un intérêt à peu près égal à l'annonce de la publication d'une nouvelle compilation d'Emile et Images. L'ultime faute de goût ?

Boostés par un succès retrouvé, les SCORPIONS se sont donc rendus en studio (enfin, pas tous, puisque que batteur James Kottak a enregistré ses parties de batterie à Portland tandis que le reste du groupe restait à Hanovre) pour mettre en boîte ce Comeblack dont le jeu de mot bancal est à peu près aussi affriolant que son contenu. Le prétexte ? Se faire plaisir, et faire plaisir aux fans en réenregistrant une poignée de tubes ainsi que quelques reprises de groupes des années 60 et 70 qui ont influencé les SCORPIONS (tout du moins Klaus Meine et Rudolf Schenker) à leurs débuts.

La première partie, dédiée aux réenregistrements, tape dans le classique, puisque outre les définitifs « Rock you like a hurricane », « Wind of change » et « Still loving you », le groupe se propose de donner des couleurs actuelles à « No one like you », « The zoo » et « Blackout ». Dans cette déferlante de succès, seul « Rhythm of love » fait figure de surprise, ce titre n'étant pas le plus incontournable en termes de popularité auprès du public. Reste que la version 2011 de ce morceau constitue la réussite la plus flagrante de cet album. Agrémenté d'une production béton et d'un son puissant, ce morceau gagne l'impact que la production peroxydée de 1988 n'avait pas réussi à lui conférer.

Pour le reste, rien de bien excitant. « Still loving you » et « Wind of change », identiques trait pour trait aux versions originales, font simplement acte de présence, tandis que « Blackout », dénué de la fougue d'antan, sert uniquement à prouver que, malgré ses 63 printemps, Klaus Meine reste un chanteur d'exception. La déception la plus flagrante reste sans doute « The zoo », dont le réenregistrement se paye le luxe d'être inférieur à la version originale, la faute à une rythmique pataude et un solo de talk-box indigent. Lorsque l'on connaît le volume de titres originaux enregistrés et stockés dans des fonds de tiroir, on se dit alors que SCORPIONS aurait sans doute mieux fait de nous proposer un albums de b-sides et de raretés. Bien entendu, l'impact commercial aurait été moindre...

La seconde moitié de l'album, dédiée aux reprises, relève le niveau. On y retrouve ainsi, et avec plaisir, une version survoltée de « Tainted love » (sans doute le meilleur titre de l'album) et de « All of the day and all of the night » (The Kinks), qui sauvent l'opus de la noyade. Sympathiques, les autres reprises se veulent néanmoins bien moins percutantes : on apprécie le riff plombé de « Children of the revolution » (T Rex) et la version musclée de « Tin Soldier » (Small Faces). Les deux ballades proposées, une relecture d'Across the universe » des Beatles et « Ruby tuesday » (les Rolling Stones) pêchent malheureusement par un manque flagrant de subtilité. Écoutez la version de « Ruby tuesday » par le groupe suisse Gotthard, et vous saurez alors ce que « rendre hommage » signifie.

Évitons de mentionner la présence en bonus de « Still loving you – Je t''aime encore » en duo avec Amandine Bourgeois, que l'on aurait volontiers échangé pour un « Shapes of things » (les Yardbirds) et « Big city nights », présents uniquement sur la version allemande de l'album. A l'exception des reprises de « Tainted love » et des Kinks, voici donc un opus qui ne fait ni chaud ni froid, une première dans la discographie des SCORPIONS ! Que le groupe fasse durer le plaisir est une chose, qu'il le fasse en proposant des albums au rabais en est une autre. Une solution face à l'inutilité : prôner l'indifférence.

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   GEGERS

 
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- Klaus Meine (chant)
- Rudolf Schenker (guitare)
- Matthias Jabs (guitare)
- James Kottak (batterie)
- Pawel Maciwoda (basse)


- réenregistrements
1. Rhythm Of Love
2. No One Like You
3. The Zoo
4. Rock You Like A Hurricane
5. Blackout
6. Still Loving You
7. Wind Of Change
- covers:
8. Tainted Love (gloria Jones)
9. Children Of The Revolution (t. Rex)
10. Across The Universe (the Beatles)
11. Tin Soldier (small Faces)
12. All Day And All Of The Night (the Kinks)
13. Ruby Tuesday (the Rolling Stones)



             



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