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SCORPIONS - Sting In The Tail (2010)
Par GEGERS le 26 Mai 2012          Consultée 2800 fois

"Voilààààà, c'est finiiiii...." (air connu). En effet, qui aurait cru que, 38 ans après ses débuts discographiques, SCORPIONS achèverait sa carrière sur ce Sting In The Tail à la triste pochette, après avoir publié pas moins de 17 albums studio et 4 live ? Le groupe l'a dit lui-même, ce dernier album a été conçu avant que les teutons ne décident de prendre leur retraite, ce qui rend la chose encore plus poignante. Car cet opus, dont le titre pourrait être traduit par "Une mauvaise surprise" (l'expression so british ici utilisée est totalement intraduisible), est une réussite indéniable. Après un Unbreakable annoncé à tort comme un mix entre Blackout et Love at First Sting, un Humanity-Hour 1 fort inspiré et ambitieux mais trop expérimental pour les fans purs et durs, Sting In The Tail constitue une sortie de scène en beauté, à classer quelque part entre Blackout, Crazy World et Humanity (pour ce côté moderne représenté par le premier et excellent single « The Good Die Young ».

Le groupe fait parler la poudre dès le premier titre, avec un " Raised On Rock " de fort belle facture, même si l'on regrette qu'il n'ait pas été composé par la légendaire paire Meine/Schenker. Cet hymne à la gloire du rock, doté de paroles à la AC/DC, est d'ailleurs le premier morceau du groupe entièrement créé par des compositeurs extérieurs (en l'occurrence les deux producteurs suédois de l'opus,Mikael Nord Andersson et Martin Hansen). Nos deux germains favoris nous prouvent néanmoins rapidement qu'ils en ont encore dans la besace, puisqu'ils dégainent une cartouche entièrement de leur cru avec l'agressif Sting In The Tail. Premier titre joué lors des concerts actuels du combo, cette pépite nous montre un groupe décidé à en découdre. Alors que la voix (très aiguë sur ce titre) de Klaus Meine nous ramène à la bonne époque de Crazy World, Matthias Jabs se décide enfin à sortir de sa tanière pour nous proposer des soli bien plus longs que sur les deux albums précédents, pour notre plus grand bonheur.

Et si les amoureux de Humanity-Hour 1 (dont fait partie votre serviteur) regretteront un certain manque d'audace et une certaine régression, le groupe se "contentant" d'aligner les riffs 4 temps, comment rester insensible à l'écoute d'un petit brûlot comme « Slave Me », dont l'intro " bombastic " provoque une envie folle de s'inscrire à un concours d'air guitar ? Les titres hard rock, à l'exception du plat et prévisible "Spirit Of Rock ", sont d'ailleurs tous d'excellente facture : le rageur "No Limit", le speedé "Rock Zone" , et surtout le tubesque "Turn you on". Survolté et doté d'une énergie positive que seuls les arachnides allemands sont capables de développer (leur marque de fabrique), ce dernier constitue sans doute le meilleur morceau d'un opus qui ne manque pourtant pas d'excellents moments. Et une nouvelle fois, quel solo ! Mais diable pourquoi ce titre n'est-il pas interprété live ?

Bien entendu, les ballades sont également de la partie. Au nombre de 4, elles démontrent une nouvelle fois tout le savoir-faire des SCORPIONS en la matière. "The good die young", mentionnée plus haut, œuvre dans la ballade modern-rock, permettant à l'émotion de poindre grâce à des riffs plaqués bien sentis. "Lorelei ", avec ses claviers un peu cheap il est vrai, est sans doute la ballade la plus poignante de l'opus. Riche en harmonies, elle s'insinue peu à peu dans l'esprit de l'auditeur et grandit au fil des écoutes, pour s'imposer comme un véritable petit chef-d'œuvre. Power-ballad dans la plus pure tradition, "Sly" déçoit quant à elle quelque peu, la faute à des arpèges largement inspirées de celles jouées sur "Send me an angel". Gênante au début, cette similitude dans les intros de ces deux morceaux laisse finalement la place à une émotion à fleur de peau générée par la voix, tantôt tendre, tantôt poignante d'un Klaus Meine sur lequel le temps semble décidément ne pas avoir d'emprise.

C'est sur une dernière ballade que s'achève ce dernier opus des Scorpions. " The best is yet to come ", avec ses paroles optimistes et ses "Heya heyo" entraînants, offre une conclusion parfaite. Ce n'est pas le temps des pleurs, profitons tant qu'il en est encore temps. Alors achetez cet album, et filez voir le groupe sur scène avant qu'il ne soit trop tard. Alors que nombre de combo sortent par la petite porte Scorpions s'en va, avec les honneurs qui lui sont dus, par la grande, la très grande porte. Un géant musical s'éteint, mais son immense patrimoine musical continuera, c'est certain, d'illuminer plusieurs générations pendant les décennies à venir. Peut-on rêver meilleure sortie ?

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   GEGERS

 
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- Klaus Meine (chant)
- Rudolf Schenker (guitare)
- Matthias Jabs (guitare)
- Pawel Maciwoda (basse)
- James Kottak (batterie)


1. Raised On Rock
2. Sting In The Tail
3. Slave Me
4. The Good Die Young
5. No Limit
6. Rock Zone
7. Lorelei
8. Turn You On
9. Let's Rock
10. Sly
11. Spirit Of Rock
12. The Best Is Yet To Come



             



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