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HARD ROCK  |  STUDIO

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SCORPIONS - Animal Magnetism (1980)
Par GEGERS le 20 Mars 2011          Consultée 3518 fois

Prenez une inspiration, lente et profonde. Sentez-vous l'air emplir vos poumons, chaque alvéole se repaître de cet O2 salvateur ? Bien, maintenant, arrêtez de respirer ! Complexe, n'est-il pas ? Cette situation inconfortable est pourtant celle dans laquelle se trouve SCORPIONS à la fin de l'année 1979. Cette inspiration, c'est ce succès fulgurant et inespéré aux États-Unis, qui permet enfin au groupe d'assumer le statut de rock stars tant recherché, bien aidé par un Lovedrive en guise de classique du hard rock, rien de moins. Mais le temps de l'expiration tarde à laisser poindre le bout de son nez. Désireux de capitaliser sur son succès, le groupe retourne en effet rapidement en studio à Cologne, toujours sous la houlette de Dieter Dierks, pour donner naissance à ce mésestimé Animal Magnetism. Coincé entre deux tournées américaines, l'album transpire cette urgence et ce manque de temps, de recul face à l'œuvre. Pris par le temps, les SCORPIONS composent les derniers titres de l'album en studio (« Hold Me Tight ») alors que Dierks commence le travail de production dans une autre pièce. En deux mois à peine (entre décembre 79 et février 80) l'album est mis en boîte.

Animal Magnetism, c'est tout d'abord une pochette une nouvelle fois osée. Signé du studio Hipgnosis, le visuel montre un homme de dos, une femme agenouillée devant lui, un chien à côté... Coquin n'est-ce pas ? Zoophile, diraient certains, puisque le dos de la pochette suggère que c'est finalement le pauvre animal qui se colle à la fellation sous-entendue... Le contenu de l'album est également de deux natures. Alors que Lovedrive ne comportait que du tube, du tube et encore du tube, Animal Magnetism se veut plus complexe, plus difficile d'accès. Même si l'on navigue ici dans des eaux hard rock, il faut, comme pour les albums avec Uli Jon Roth, accorder à l'opus plusieurs écoutes avant d'en appréhender tous les tenants et les aboutissants. Plus sombre et plus lourd que son prédécesseur, Animal Magnetism pâtit de cette comparaison avec le lumineux Lovedrive. Oh pourtant, l'album ne manque pas de titres tubesques et immédiats. En atteste le morceau d'ouverture, « Make it Real », dont le riff énergique constitue une imparable entrée en matière. Très mélodique et débordant d'ondes positives, ce titre signé Schenker/Rarebell confirme que malgré la pression, SCORPIONS en a encore sous la pédale. Le groupe appuie d'ailleurs très rapidement sur la pédale d'accélérateur, en proposant un « Don't Make no Promises » hargneux et au feeling quasi-punk, signé cette fois de la patte Jabs, qui offre là sa première composition au groupe de Hanovre. Paroles d'une irrésistible drôlerie (une nouvelle fois signées Rarebell, dont la plume croque l'amour vénal avec une justesse délectable), solo lumineux, ce titre peu connu constitue pourtant un des meilleurs moments de l'album.

Seul véritable « classique » de l'album (avec « Make it Real »), « The Zoo » en constitue également l'un des morceaux les plus intéressants. Largement inspiré par le séjour américain des SCORPIONS (et notamment cette fameuse 42ème rue de New York), ce morceau devenu un incontournable en concert joue sur deux tableaux, contrebalançant la lourdeur des couplets par une certaine légèreté perceptible à l'écoute du refrain fédérateur et du solo à la talk-box d'un Matthias Jabs peu démonstratif mais d'une efficacité redoutable. Animal Magnetism, ce sont donc principalement des morceaux malheureusement oubliés, la faute à l'ombre portée sur l'album par son prédécesseur. Et si certains titres auraient en effet mérité d'être plus travaillés (le pesant « Hold Me Tight », « Falling in Love »), l'ensemble dégage une aura, une certaine attractivité sexuelle (ce fameux magnétisme animal) qui le rend attachant et délicieusement malsain. Parmi ces réussites oubliées, notons « Twentieth Century Man », dont la cadence et les mélodies vocales répétitives illustrent parfaitement ce titre traitant de l'asservissement de l'être humain envers les machines. Il y a bien entendu également LA ballade de l'opus, la doucereuse et mélancolique « Lady Starlight », sur laquelle un orchestre discret offre une montée en intensité riche en émotions. Un solo magistral de Rudolf Schenker achève l'ensemble, témoignant d'une sensibilité à fleur de peau. Et comment ne pas mentionner le morceau donnant son nom à l'album ? Extrêmement chargé en érotisme, « Animal Magnetism » est un titre lent et sombre, qui voit SCORPIONS lorgner vers son passé marqué de psychédélisme. Entre heavy et doom, un riff pachydermique tapisse l'ensemble, contrebalancé par un Klaus Meine inquiétant et impérial, se faisant autant griot diabolique de chanteur de hard rock. Un titre complexe et qui voit SCORPIONS passer du côté obscur de la force.

Au final, Animal Magnetism s'impose comme un album inconstant bien que bourré d'indéniables qualités. Un an à peine après la sortie de Lovedrive, l'album peut décevoir par son aspect plus sombre et moins immédiat. Ceci n'empêchera pas SCORPIONS de poursuivre son ascension, l'album dépassant son prédécesseur en termes de ventes et devenant disque de platine aux Etats-Unis. Bien vite, SCORPIONS repart en tournée américaine, qu'il devra écourter à la suite des sérieux problèmes de voix de Klaus Meine. Mais ceci est une autre histoire...

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   GEGERS

 
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- Klaus Meine (chant)
- Francis Buchholz (basse)
- Rudolf Schenker (guitare)
- Matthias Jabs (guitare)
- Herman Rarebell (batterie)


1. Make It Real
2. Don't Make No Promises(your Body Can't Keep)
3. Hold Me Tight
4. Twentieth Century Man
5. Lady Starlight
6. Falling In Love
7. Only A Man
8. Tthe Zoo
9. Animal Magnetism



             



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