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HARD ROCK  |  STUDIO

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SCORPIONS - Crazy World (1990)
Par GEGERS le 30 Juin 2011          Consultée 3200 fois

En cette année 1990, les pontes du hard rock et du heavy sont à la fête. AC/DC sort son Razors Edge, Judas Priest son Painkiller, et malgré la popularité croissante de nouveaux genres musicaux dérivés, tels que le death metal ou le grunge (qui causera beaucoup de mal à nos musiciens chevelus durant le courant de la décennie), le hard se porte encore à merveille. Et si les prétendants au titre de roi du hard sont nombreux, c'est bien SCORPIONS qui hérite à l'époque de ce qualificatif prestigieux. En effet, à la fin des années 80, les teutons sont alors le seul groupe du genre à être parvenu à populariser sa musique en dehors des frontières de « l'Occident », ayant à cœur de briser ce mur séparant les peuples, pour proposer une tournée conséquente dans les pays de l'Est, et notamment en Russie, les arachnides faisant carton plein lors d'une série de dix concerts donnés en 1988 à St Petersburg ! « Nos parents sont venus avec des tanks, nous venons avec des guitares », s'exclame Klaus Meine devant un public russe ébahi face à ce premier groupe de hard rock « mondialisé ». Le chanteur sent alors que le vent tourne, que les peuples est-européens sont sur le point de s'émanciper du sceau soviétique. Ces événements lui inspireront l'un des plus gros succès du groupe, la formidable ballade « Wind of Change », qui figure en position de choix sur ce Crazy World, onzième réalisation studio des SCORPIONS.

Pour beaucoup, cet album dont le titre pourrait être traduit par « Monde de tarés », se réduit d'ailleurs à ce simple morceau. Une ballade prégnante et d'une émotion renversante. Un sifflement, quelques accords, un solo bouleversant, et surtout cette étrange sensation de prescience, d'omniscience, qui transparaît sur l'ensemble, comme si Klaus Meine se faisait pythie, prévoyant les événements à venir. Chanson la plus vendue en Allemagne, dont elle devint le symbole de la réunification, écoulée par palettes entières dans le reste du monde, « Wind of Change » est en effet une de ces chansons intemporelles dont la mélodie et les paroles restent gravées de manière persistante dans la mémoire collective des peuples.

Mais se focaliser sur ce morceau serait oublier que SCORPIONS reste alors une usine à riffs, capable de proposer un hard rock de haute volée. Et si l'esprit est tourné vers l'est, le corps, lui, se tourne vers l'ouest. La rupture d'avec Dieter Dierks désormais consommée, c'est auprès du producteur américain Keith Olsen (Fleetwood Mac, Whitesnake, Ozzy Osbourne) que le groupe se rend pour accoucher de ce nouvel album. Bien aidé par le compositeur canadien Jim Vallance (Bryan Adams), le groupe accouche alors d'un album à classer parmi les meilleurs de sa discographie. Léché, mais doté d'arrangements moins imposants que sur son prédécesseur Savage Amusement, Crazy World montre un groupe marqué par cette « patte » US. En témoigne le clip du morceau d'ouverture, « Tease me please me » qui, sur un riff assassin, illustre une artistique partie de jambes en l'air entre une bourgeoise frustrée et son jardinier... Très travaillé, le son des guitares se fait moins rugueux que sur Blackout, mais également plus abouti que sur Love At First Sting. Album collégial, Francis Buchholz et Matthias Jabs participant activement au processus de composition (ce dernier signe d'ailleurs l'excellent riff sombre et pesant de « Money and Fame »), Crazy World est avant tout une collection de titres hard rock savamment exécutés, proposant quelques morceaux passés à la postérité, tels le catchy « Don't Believe Her » ou l'agressif « Hit Between the Eyes », interprété à tort comme un morceau prônant l'auto-justice. Que nenni. Cette « balle entre les deux yeux », c'est bien entendu la musique du groupe, supersonique et destructrice, qui accompagne le morceau. Et puis il y a cette seconde ballade, « Send Me an Angel », autre gros succès commercial, qui clôt ce Crazy World de la plus belle des manières. Délectable et développant une sensibilité à fleur de peau, ce titre envoûtant s'impose comme un des meilleurs moments d'un album qui pourtant n'en manque pas.

Car Crazy World, c'est aussi ces titres malheureusement oubliés, mais qui confèrent à l'album sa qualité constante et homogène : « To Be With You In Heaven », dont le riff ultra-efficace est à classer parmi les meilleurs d'un Rudolf Schenker au top de sa forme. « Lust or Love » et « Kicks After Six », deux brûlots enlevés, font également leur petit effet, tout comme « Crazy World », le morceau, dont le riff plombé et le break lumineux auraient du permettre à ce titre quasi-heavy metal d'intégrer plus longuement la setlist des concerts du groupe.

Ainsi, Crazy World est un album qui rassemble les publics et les sensibilités, permettant à SCORPIONS de grossir encore le nombre des personnes tombées sous le charme de son venin addictif. Le dernier grand album du groupe diront certains, mais surtout la fin de l'âge d'or des arachnides, qui accumuleront ensuite les galères. Un indispensable de leur discographie en tout cas.

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   GEGERS

 
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- Klaus Meine (chant)
- Rudolph Schenker (guitare)
- Matthias Jabs (guitare)
- Francis Buchholz (basse)
- Herman Rarebell (batterie)


1. Tease Me Please Me
2. Don’t Believe Her
3. To Be With You In Heaven
4. Wind Of Change
5. Restless Nights
6. Lust Or Love
7. Kicks After Six
8. Hit Between The Eyes
9. Money And Fame
10. Crazy World
11. Send Me An Angel



             



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