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HARD ROCK  |  LIVE

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SCORPIONS - Tokyo Tapes (1978)
Par GEGERS le 28 Février 2011          Consultée 3552 fois

Le Japon, l'eldorado des groupes de hard rock 70's ? Toujours est-il que lorsque SCORPIONS se rend au pays du soleil levant en avril 1978 pour honorer une série de trois dates, c'est un véritable raz-de-marée qui s'abat sur le groupe, dont les membres sont accueillis en véritables rock stars, tandis que l'Europe et les États-Unis ne lui rendent encore qu'un succès poli. Bien décidé à quitter le groupe pour partir voler de ses propres ailes, Uli Jon Roth accepte de participer à ces concerts qui resteront gravés à jamais dans les annales du hard rock.

Enregistré les 24 et 27 avril au Sun Plaza Hall de la capitale japonaise, Tokyo Tapes est le témoignage définitif de la première partie de carrière des SCORPIONS. Car si la musique du groupe s'apprécie sur album, elle prend en live une dimension supplémentaire, quasiment divine. Les Allemands honorent leur réputation de bêtes de scène (cristallisée par cette pochette dégageant une énergie folle) et proposent une prestation en tout points irréprochable, dont la durée (1h 30) n'a d'égale que l'intensité. Filmé de la main de Dieter Dierks lui-même, les fans espèrent d'ailleurs une sortie de ces bandes au format DVD. Car si l'image se fait aussi jouissive que la bande-son, de nombreux caleçons risquent être souillés...

De manière originale, SCORPIONS décide de débuter ces concerts par un titre inédit, « All Night Long », utilisé jusqu'alors uniquement durant les soundchecks. Bien lui en prit, car ce titre développe une énergie brute parfaitement à propos pour saisir les spectateurs sur le vif et les faire rentrer dans le show. C'est ensuite un déluge de titres tous aussi imparables les uns que les autres qui s'enchaînent pour notre plus grand plaisir. Seul petit bémol dans la setlist, la présence de « Suspender Love » (face B du single He's A Woman, She's A Man), mid-tempo poussif et un peu lourdaud qui aurait mérité d'être remplacé par un « Catch your Train » ou « The Sails of Charon » bien plus à propos.

Difficile d'isoler les moments les plus percutants et les plus marquants de ce live, dont l'ensemble forme un tout indissociable et d'intensité homogène. La doublette « In Trance »/« We'll Burn the Sky » vaut néanmoins à elle seule le fait de se procurer ce live. Au sommet de ses capacités vocales, Klaus Meine se transforme tantôt en forcené, tantôt en crooner habité au service de ces compositions qui prennent ici une nouvelle dimension, notamment la deuxième, présentée dans une version rallongée qui voit Uli Jon Roth s'envoler dans un solo final d'une richesse et d'une beauté à couper le souffle. Mêlant une technique irréprochable et un feeling décoiffant, le guitar-hero prouve une nouvelle fois qu'il maîtrise son instrument à la perfection. Et si les titres les plus hard rock du groupe constituent de véritables pépites dont on se délecte sans modération (« Pictured Life », « Top of the Bill », « Speedy's Coming », « Steamrock Fever », « Dark Lady », « Robot Man »...), les titres les plus épiques du combo s'insèrent parfaitement dans cette mixture d'énergie brute et de sensibilité à fleur de peau. Collés, « In Search of the Piece of Mind » (seul titre rescapé de Lonesome Crow) et « Fly to the Rainbow » (néanmoins dénué de sa première partie) sont à compter parmi les moments les plus intenses du concert, juste après l'interprétation dantesque de « We'll Burn the Sky ».

Tokyo Tapes, c'est aussi l'album-bilan, qui permet à SCORPIONS de rendre hommage à ses idoles de jeunesse, via les interprétations débridées de « Hound Dog » (Elvis Presley) et « Long Tall Sally » (Little Richard), ainsi qu'au peuple japonais, qui le vaut bien tant il a permis à la carrière du groupe de décoller, à travers la rendition du traditionnel « Kojo No Tsuki », une nouvelle fois magnifiée par un Uli Jon Roth à l'aura décidément céleste.

Tokyo Tapes, où la fin d'un chapitre pour SCORPIONS, qui peut laisser partir sereinement Uli Jon Roth, dont le talent est enfin capté sur un témoignage live. Véritable missile supersonique à envoyer à la figure de tous ceux qui prétendent que le groupe ne compose que des ballades, Tokyo Tapes est un album indispensable pour tout amateur de hard rock 70's qui se respecte.

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   GEGERS

 
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- Klaus Meine (chant)
- Rudolph Schenker (guitare)
- Uli Jon Roth (guitare)
- Francis Buchholz (basse)
- Herman Rarebell (batterie)


1. All Night Long
2. Pictured Life
3. Backstage Queen
4. In Trance
5. We'll Burn The Sky
6. Suspender Love
7. In Search Of The Peace Of Mind
8. Fly To The Rainbow
9. He's A Woman She's A Man
10. Speedy's Coming
11. Top Of The Bill
12. Hound Dog
13. Long Tall Sally
14. Steamrock Fever
15. Dark Lady
16. Kojo Notsuki
17. Polar Nights
18. Robot Man



             



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