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ROCK/JAZZ/PROTEST SONGS  |  LIVE

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- Style : Spike Jones , The United States Of America
- Membre : The Mahavishnu Orchestra , Roxy Music, King Crimson, Genesis, The Blues Brothers , Johnny "guitar" Watson , Steve Vai , Uk
- Style + Membre : Captain Beefheart
 

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Frank ZAPPA - Broadway The Hard Way (1989)
Par LE BARON le 21 Septembre 2016          Consultée 389 fois

Nous évoquons ici le CD édité en 1989, et non le LP de 1988. La différence est de taille, puisqu'il n'y avait à l'origine que 9 morceaux sur le vinyle, contre 17 sur le CD.

Cet album est un « Live », un vrai, premier témoignage de cette magnifique tournée de 1988. Lorsqu'il l'entreprend, ZAPPA n'a pas été sur la route depuis 4 ans. C'est pour lui l'occasion de retrouver le public, mais également de délivrer beaucoup de musique inédite, le tout servi avec faste : 12 musiciens sur scène, sans compter les invités ! Une section de 5 cuivres vient en effet compléter le combo habituel. Le « big band » a répété sous la direction de Scott Thunes, bassiste, pendant des semaines. Il a ingurgité un volume phénoménal de musique – on parle de près de 130 morceaux – afin de permettre à ZAPPA de monter une set-list différente chaque soir. De cette tournée, en dehors de ce CD, deux autres verront le jour, et doubles qui plus est. 5 heures de musique extraordinaire, touchant souvent au sublime !

Chaque album aura une coloration particulière. Dans celui-ci, c'est la politique qui domine. Si ZAPPA a toujours été critique envers le pouvoir, sa fréquentation de Washington à l'époque du PMRC n'a fait que renforcer son constat : les dirigeants américains sont nuls. De plus en plus politisé au fil des années, ZAPPA encourage désormais systématiquement ses auditeurs à s'inscrire sur les listes électorales. Lui-même envisagera de se porter candidat.

Son idéal politique n'est cependant pas à la hauteur de son talent de compositeur. Individualiste, libéral, au sens anglo-saxon du terme, il prône la liberté d'expression, bien sûr, mais également la fin de l’impôt sur le revenu, la relance par la consommation, ou le retrait des Etats-Unis des conflits dans lesquels ils sont impliqués autour de la planète. Mouaif. Il se révèle ainsi être un américain très moyen : peu importe le déluge qui tombe sur mon voisin, pourvu que je sois libre et non taxé. Le plus puissant état du monde de l'époque (cela se discute sans doute) eut-il gagné à être confié à un trublion génial et provocateur ? On est en droit d'en douter. Cela n'aurait peut-être pas été pire, mais probablement pas mieux.

Alors cela peut gêner, à la première écoute, ce côté didactique. Car si ZAPPA ricane, il dénonce aussi beaucoup. Les politiciens de cette année 1988 (année électorale, qui plus est) en prennent pour leur grade, et à raison : Ronald Reagan, George Bush 1er, Pat Robertson, Jesse Jackson ne sont pas des types très fréquentables. Mais la dénonciation, fut-elle justifiée, peut vite devenir ennuyeuse. ZAPPA évite toutefois l'écueil par la musique, car dès que l'esprit de sérieux pourrait s'installer pour de bon, l'orchestre se met jouer quelques mesures de « Louie Louie », de « La Quatrième Dimension », ou de « Hawaï Police d'Etat », ce qui a le bon goût de nous ramener dans le véritable univers de ZAPPA : la musique, le plaisir d'en jouer, l'aspect dérisoire de tout le reste.

Les politiciens ne sont toutefois pas les seuls à être habillés pour l'hiver : Elvis l'est également et, pour notre plus grand bonheur, Michael JACKSON. C'est un régal d'entendre, sur l'air de « Billie Jean », ZAPPA annoncer les noms de ses musiciens, de membres du public, et même de Lando Calrissian, comme « n'étant pas les enfants illégitimes de Mickael JACKSON ».

Le groupe se marre, et enlève le tout à vitesse grand V. Si ce majestueux orchestre a été miné par des tensions internes, ce qui a annulé une partie de la tournée, cela ne transparaît absolument pas. Ils semblent tous joyeux, et déchaînés. Mentionnons l'ébouriffante prestation d'Ike WILLIS, le « bionic baritone », dont le plaisir est évident, et largement communicatif.

Il y a donc peu de défauts dans cet album, hormis celui de toute caricature politique : son vieillissement. Le groupe, quant à lui, déborde tellement d'énergie que même STING, invité d'un soir, se fait bouffer tout cru.

1er des trois disques de cette tournée, cet album pêche parfois par son discours, nullement par sa musique. Cela reste le plus important.

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   LE BARON

 
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- Frank Zappa (guitar lead, voix)
- Ike Willis (guitare, voix)
- Mike Keneally (guitare, synthétiseurs, voix)
- Bobby Martin – (claviers, voix)
- Ed Mann (percussions)
- Walt Fowler (trompette)
- Bruce Fowler (trombone)
- Paul Carman (saxophone alto)
- Albert Wing (saxophone ténor)
- Kurt Mcgettrick (saxophone baryton)
- Scott Thunes (basse)
- Chad Wackerman (batterie)
- Eric Buxton (voix)
- Sting (voix sur 'murder by numbers')


- Broadway The Hard Way
1. Elvis Has Just Left The Building
2. Planet Of The Baritone Women
3. Any Kind Of Pain
4. Dickie's Such An Asshole
5. When The Lie's So Big
6. Rhymin' Man
7. Promiscuous
8. The Untouchables
9. Why Don't You Like Me?
10. Bacon Fat
11. Stolen Moments
12. Murder By Numbers
13. Jezebel Boy
14. Outside Now
15. Hot Plate Heaven At The Green Hotel
16. What Kind Of Girl?
17. Jesus Thinks You're A Jerk



             



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