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SCORPIONS - Face The Heat (1993)
Par GEGERS le 22 Octobre 2011          Consultée 2617 fois

Ne vous fiez pas à cette pochette de Face the Heat, le douzième album studio des SCORPIONS : elle est trompeuse. Car en 1993, le groupe allemand n'est plus cette étoile qui arrosait le monde de sa lumière aveuglante. Passé le succès phénoménal de l'album de Crazy World et deux longues années d'une tournée harassante aux quatre coins du globe, le combo se retrouve plombé. Par l'arrivée du grunge tout d'abord, qui fait passer pour ringards les groupes de hard rock européens issus des années 70 et 80. Par des problèmes internes ensuite. Point de divergences musicales ici, prétexte habituellement fourni par les groupes souhaitant justifier le licenciement d'un de leur membre. Chez SCORPIONS, la divergence se fait plutôt d'ordre financier. Car lorsque le fisc, alléché par les sommes accumulées par les teutons depuis le milieu des années 80, met son nez dans les comptes des arachnides, les soupapes sautent, et le groupe se sépare de ses comptables, qui emmènent avec eux un Francis Buchholz plus préoccupé par les bénéfices du groupe que par l'accordage de sa basse. Le line-up mythique n'est plus, SCORPIONS chute de son piédestal.

Il est communément admis, cependant, que le scorpion est le seul animal à même de survivre à un hiver nucléaire. Un nouveau bassiste dans ses valises (en la personne de Ralph Rieckermann, conseillé par Herman Rarebell), le groupe s'envole donc bien vite pour Vancouver afin mettre en boîte ce Face The Heat, sous la houlette Bruce Fairbairn (AC/DC, Aerosmith...). La production à l'américaine n'y changera rien : comme pour extérioriser les écueils qu'il a traversé et reconquérir sa fan-base désorientée par le succès mainstream de « Wind of change », les SCORPIONS proposent alors un album résolument heavy et agressif. En attestent les deux titres d'ouverture, les virils et plombés « Alien nation » et « No pain no gain » qui présentent un visage inédit et ô combien revigorant du groupe. Puissance et efficacité sont les maîtres-mots de ces titres qui constituent une doublette résolument délectable.

Herman Rarebell complètement rincé par la tournée précédente, c'est la paire Schenker/Meine qui se charge de la composition et de l'écriture de la quasi-totalité des morceaux, bien aidée par le compositeur Mark Hudson (Ringo Starr). Le groupe n'hésite pas à innover, en proposant des ambiances sombres et violentes peu habituelles de son répertoire. On se délecte ainsi de l'énergique « Ship of fools », dont le break faisant intervenir une chanteuse d'opera se révèle dantesque, de l'enragé « Nightmare avenue » et son refrain gonflé de testostérone ou de la ballade ambiancée « Woman », dotée d'une aura mystique à faire pâlir un gourou de secte. Les titres les plus légers et « hard rock'n'roll' » (« Someone to touch » « Hate to be nice ») font également leur petit effet, tout comme la power-ballad finale, « Lonely nights », largement supérieure à celle qui fut présentée comme single, « Under the same sun ». Tentative ratée de répéter le succès de « Wind of change », ce titre prônant l'humanisme sucré joue pourtant la carte de l'originalité avec son introduction jouée au sitar. Reste qu'à trop tirer sur la corde sensible, le groupe propose finalement un titre handicapé par son côté « gentillet » trop prononcé et peu adapté à l'ambiance générale qui se dégage de l'album.

Rajoutez à cela un « Unholy alliance » (critique de la montée de l'extrême droite en Europe) moins convaincant et un titre bonus imbitable (seule la magnifique « Daddy's girl », traitant de l'inceste, relève la toute fin d'album), et l'on obtient un opus de SCORPIONS convaincant, mais souffrant de la comparaison avec son glorieux prédécesseur. Et si l'on peut regretter l'absence de deux b-tracks pourtant excellentes (« Partners in crime » et la déjantée « Rubber fucker », ode au port du préservatif), on peut néanmoins reconnaître les talents toujours intacts de composition des arachnides. S'ensuivra une tournée en compagnie d'un Michael Schenker rattrapé par ses démons, puis le groupe poursuivra sa descente avec un album live bâclé et un Pure Instinct s'éloignant résolument des contrées hard rock. La fin du règne...

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   GEGERS

 
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- Klaus Meine (chant)
- Rudolf Schenker (guitare)
- Matthias Jabs (guitare)
- Ralph Rieckermann (basse)
- Herman Rarebell (batterie)


1. Alien Nation
2. No Pain, No Gain
3. Someone To Touch
4. Under The Same Sun
5. Unholy Alliance
6. Woman
7. Hate To Be Nice
8. Taxman Woman
9. Ship Of Fools
10. Nightmare Avenue
11. Lonely Nights
- Titres Bonus :
12. 12. Destin
13. 13. Daddy’s Girl



             



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