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KING CRIMSON - Live At Summit Studios (2000)
Par WALTERSMOKE le 6 Février 2016          Consultée 480 fois

Vous en avez marre de perdre votre audition à l'écoute de Earthbound (1972) mais vous trouvez Ladies on the Road (2002) atroce ? N'en jetez plus, le King Crimson Collector Club est là pour vous aider. Créé en 1998, ses archives révèlent entre autres ce qui est très probablement la meilleure sortie de la période 1971-1972, éditée en l'an 2000 alors que le groupe tourne pour promouvoir The Construkction of Light (*rires*). Celle qui met le mieux en valeur une page très sous-estimée de l'histoire de King Crimson.

Live at Summit Studios, tel que l'indique son nom, est un album qui a été enregistré dans un studio avec public. Plus précisément, il s'agit de la captation audio d'un passage à la radio de Denver en 1972, alors que le quatuor traversait l'Amérique dans sa tournée post-Islands. D'ailleurs, on note l'absence du parolier Peter Sinfield, alors préposé au VCS 3. C'est pourquoi, en plus des morceaux interprétés, on entend également les interventions d'un animateur radio, ainsi que Robert Fripp qui présente avec quelques détails les morceaux joués à l'occasion. La certification d'un enregistrement sonore de qualité est dès lors assurée, ne manque plus que des bons morceaux pour affirmer avoir affaire à un bon album.

C'est chose faite. Live at the Summit Studios offre une tracklist non seulement intéressante mais aussi solide. Elle est intéressante, car si elle ne contient de Islands que le grand classique "Sailor's Tale", des extraits de la première vie du Roi occupent clairement la place. Oh, on retrouve bien "21th Century Schizoid Man", encore plus culte, mais plus surprenantes sont les présences de "Pictures of a City", et surtout "Cadence and Cascade". De plus, le groupe joue vraiment bien. On peut reprocher à Boz Burrell de ne pas être aussi impérial que Greg Lake par moments, mais en tant que bassiste, il effectue un admirable travail, de même pour Ian Wallace et sa batterie. Mais la vraie vedette, n'en déplaise aux fans de Robert Fripp, c'est Mel Collins, dont le saxophone imprime sa patte avec majesté et virtuosité. C'est certes la guitare qui est la plus bruyante, mais il est impossible de ne pas se délecter des interventions de Collins, surtout quand elles sont mises en avant ("Groon", "The Creator Has a Masterplan").

Le plus captivant de prime abord, ceci étant, ce sont les inédits, alors chose incontournable du répertoire de King Crimson en live. "Groon" n'en finit pas d'être cette sympathique face B jazzy détournée en prétexte à un jam plutôt haletant, pour qui aime le côté jazz du rock progressif – par contre, on est quitte pour un solo de batterie, exercice lassant par nature. Le Roi n'hésite pas non plus à sortir une improvisation, une vraie, nommée a posteriori "Summit Going On". Ce n'est certes pas la meilleure du groupe, à la même période on pourrait prétendre avoir vu mieux, mais le morceau, de bonne facture, présente une synergie menant à un morceau plus qu'honorable.

Cependant, le vrai plat de résistance, c'est "The Creator Has a Masterplan". Hé oui, King Crimson qui reprend un classique de Pharaoh Sanders, ce n'est pas tous les jours que l'on voit ça. La reprise n'est cependant que sympathique, elle ne permet pas de planer, de ressentir un grand moment. Ceci étant, plus intéressant est l'improvisation qui s'enchaîne au sein même du morceau, et qui en fait en constitue la majeure partie. Les riffs de Fripp résonnent, font plaisir à l'oreille, et puis... il y a une mélodie qui interpelle au derniers tiers. Un solo bien connu quand on maîtrise son King Crimson. Un solo que l'on retrouvera dans... Larks' Tongues in Aspic. Robert Fripp avait-il déjà en tête le futur opus du groupe ? Peut-être pas, mais il est sûr qu'il devait regarder les archives du groupe pour en tirer au moins l'inspiration.

En résumé, Live at Summit Studios est un incontournable de la discographie live de King Crimson. En plus de réhabiliter si besoin est la période Islands, il offre une heure et quart de plaisir dans les esgourdes, ce qui est toujours bon à prendre. Mieux, c'est la meilleure sortie de la période, même si Earthbound reste référentiel.

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- Robert Fripp (guitare, mellotron)
- Boz Burrell (chant, basse)
- Mel Collins (vents, mellotron)
- Ian Wallace (batterie)


1. Pictures Of A City
2. Cadence And Cascade
3. Groon
4. 21th Century Schizoid Man
5. Summit Going On
6. My Hobby
7. Sailor's Tale
8. The Creator Has A Masterplan



             



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