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KING CRIMSON - Live In Mainz (2001)
Par WALTERSMOKE le 14 Février 2016          Consultée 359 fois

Quand on regarde les nombreux lives et les rééditions récentes des trois albums studio de King Crimson sortis entre 1973 et 1974, il est possible d'imaginer que le groupe fondateur du rock progressif était une vraie bête de scène, tournant le plus possible au point qu'aujourd'hui, les fans se voient abreuvés jusqu'à plus soif de sorties. De plus, contrairement aux autres qui pour la plupart brodaient sur leurs compositions, le Roi avait tendance à créer sur scène, à confronter ses musiciens à l'imprévu pour en tirer de potentielles pépites. Un comportement qu'ont bien exposé USA (1975) et surtout The Night Watch (1997), sans parler de The Great Deceiver (1992), soit le meilleur live de rock progressif de tous les temps.

Sorti en 2001, Live in Mainz semble arriver après la guerre. Comment en effet briller quand la période 1972-1974, considérée par ailleurs comme l'âge d'or de King Crimson, possède déjà un live référentiel ? C'est une bonne question, à laquelle il est plus simple de répondre qu'il n'y paraît. En dehors des inédits, un bon argument en faveur de ce live enregistré le lendemain de la sortie de Starless and Bible Black (1974) est sa qualité sonore. En effet, pour un bootleg (officialisé), sa qualité est tout bonnement remarquable, prouvant ainsi qu'on savait capter de bonnes choses sans avoir besoin d'overdubs studio. Ensuite, il y a bien entendu le plaisir d'entendre le génie à l'oeuvre, à travers un quatuor de tueurs. King Crimson avait connu une osmose musicale idéale, qui permettait à chacun de ses membres de donner le meilleur de lui-même.

À cela, il faut ajouter les improvisations. Un détail pour le non-initié, une joie pour l'amateur. Live in Mainz en contient quatre, ou plutôt trois quand on considère "Trio", finalement peu éloigné de sa version studio, elle-même retravaillée par rapport à la version de The Night Watch. "Atria" est le plat principal dans sa catégorie, avec ses six minutes jetant une ambiance froide et sombre, tout en jouant sur un caractère minimal. The Savage et Arabica sont plus courts, et font office d'interludes bien calés entre les autres morceaux, mais n'en restent pas moins intéressants.

Les autres morceaux, justement, ne manquent pas de marquer. On retrouve certains classiques de l'époque, comme le monumental "Starless", le romantique "The Night Watch" ou encore le sublime "Exiles". Il est ainsi impossible de ne pas noter la qualité constamment élevée des interprétations de King Crimson, là où un groupe plus lambda aura tendance à être irrégulier. Par contre, "Easy Money" est une terrible déception, non pas en soi, mais parce qu'il se termine sur le début de "Fracture", avant que l'album ne s'arrête net. Dommage. Aussi, Live in Mainz contient l'inédit "Doctor Diamond", dont je ne comprends décidément pas l'absence sur un album d'époque. Certes, il est déjà présent sur The Great Deceiver, mais Live in Mainz permet de le trouver sur un disque pas trop difficile à acquérir et aussi moins cher.

Live in Mainz est une bonne affaire, dans la jungle qu'est la discographie live de King Crimson. Assez court pour ne pas encombrer tout une journée musicale, et assez intéressant pour provoquer un engouement. Et quand en plus la qualité sonore est au rendez-vous, que faut-il attendre pour l'acquérir ?

Note réelle : 3,5/5

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- Robert Fripp (guitare, mellotron, piano électrique)
- John Wetton (chant, basse)
- Bill Bruford (batterie, percussions)
- David Cross (violon, mellotron, piano électrique)


1. The Savage
2. Doctor Diamond
3. Arabica
4. Exiles
5. Atria
6. The Night Watch
7. Starless
8. Lament
9. Trio
10. Easy Money



             



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