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KING CRIMSON - Epitaph (1997)
Par WALTERSMOKE le 12 Avril 2014          Consultée 1217 fois

À partir de 1997, les fans de KING CRIMSON s'apprêtent à être gravement gâtés – et leurs portefeuilles gravement vidés. En effet, le nombre de CD frappés du sceau du Roi sortent tels des soldats sur une plage normande : les archives live sont grandes ouvertes, et laissent sortir aussi bien vrais lives que bootlegs officialisés, tandis que le groupe de Robert Fripp éclate en quatre subdivisions nommés Projekcts, qui sortent chacune au moins un disque.

C'est à Epitaph que revient l'honneur d'ouvrir le bal. Et autant le dire de suite, voici une sortie qui en a sûrement ravi plus d'un lors de sa sortie. En effet, il regroupe des enregistrements datant de la fin des années 60, et présente donc la formation responsable de In the Court of the Crimson King. De plus, pour être plus précis, Epitaph contient des pistes qui datent de mai 1969, soit 5 mois avant la sortie de l'album. Cela implique donc des morceaux pas encore finis, avec notamment des paroles différentes. Enfin, il convient de noter qu'on peut avoir ce live en 2 ou 4 CD : à l'époque de sa sortie, un flyer était distribué avec le double CD, et en suivant les consignes qui y figuraient, on pouvait alors acquérir deux CD supplémentaires. Un système plutôt sympathique, et qui permet de faire plaisir aux fans hardcore sans agacer les plus modérés.

Le premier mot qui vient à l'esprit en lisant la tracklist est « redondance ». En effet, "21st Century Schizoid Man", "Epitaph" et "In the Court of the Crimson King" sont présents au moins 2 fois, et avec même un seul morceau d'écart entre deux versions d'une même chanson. Il vaut mieux ne pas être friand de variations folles, pour pleinement apprécier Epitaph. En ce qui concerne la qualité audio, les morceaux les mieux enregistrés restent de loin les quatre premiers du CD 1, enregistrés aux studios Maida Vale pour BBC Radio, mais la différence n'est pas énorme non plus, et de manière globale, il n'y a pas lieu de se plaindre réellement, tout au plus quelques échos malvenus parasitent certains passages, ou alors une sensation d'étouffement vocal sur une des versions de "Epitaph".

KING CRIMSON est un groupe réputé pour des improvisations enragées, ou au moins impressionnantes. Ici, force est de constater une certaine déception (du moins si l'on ne possède pas les 2 CD supplémentaires) : seule "Travel Bleary Capricorn" en est une, et encore, elle est relativement courte et n'apporte rien de vraiment passionnant. Leur quasi-absence est compensée par la présence d'inédits, chose qui ne court pas vraiment les rues chez le Roi, d'habitude. Entre autres, "A Man, A City" peut être considéré comme le plus gros cheval de bataille, mais surtout, est une version primitive de "Pictures of a City", présent sur l'album In the Wake of Poseidon, sorti en 1970. Les différences ne sont cependant pas légion, et seule la qualité sonore peut départager les deux versions, avec avantage pour "Pictures of a City". L'autre inédit, "Drop In", n'a jamais été rejoué en studio et placé sur un album (sous le nom KING CRIMSON), et c'est bien dommage : le côté pop facile qu'avait donné Giles, Giles & Fripp a été remplacé par un feeling jazz énorme, surtout grâce à la voix de Lake. KING CRIMSON est également un groupe enclin à des reprises, et ce dès 1969 avec "Get Thy Bearings", réinterprétation d'une chanson de Donovan. Le côté instrumental est clairement privilégié, ce qui n'empêche pas les passages avec chant d'être réussis. Mais dans l'ensemble, "Get Thy Bearings" n'est pas le morceau le plus impérissable ici. Enfin, et pour finir chaque CD, le Roi propose ses relectures du fameux "Mars" de Gustav Holst. D'un morceau fier et guerrier, il passe, sous la moulinette de Fripp & co, en monument inquiétant et poignant. Quel dommage qu'il n'existe pas de version enregistrée en meilleure qualité. Certes, on pourrait rétorquer « The Devil's Triangle », sauf que ce dernier est plus une version augmentée de sections originales qu'une réinterprétation.

Déjà en 1969, KING CRIMSON était une véritable bête de scène. Cela s'entend sur Epitaph, et devait certainement se voir – le seul extrait vidéo de cette époque l'indique en tout cas*. Le son n'est pas optimal, et certains morceaux ne sont pas inoubliables, mais il n'y a rien qui puisse vraiment altérer considérablement l'écoute. En clair, Epitaph est une valeur sûre, surtout pour ceux qui en sont restés à Greg Lake comme meilleur chanteur/bassiste du groupe.

* : https://www.youtube.com/watch?v=n56rtgtpwKA

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- Robert Fripp (guitare)
- Greg Lake (basse, chant)
- Ian Mcdonald (vents, mellotron)
- Michael Giles (batterie)


1. 21st Century Schizoid Man
2. The Court Of The Crimson King
3. Get Thy Bearings
4. Epitaph
5. 21st Century Schizoid Man
6. Mantra
7. Travel Weary Capricorn
8. Travel Bleary Capricorn
9. Mars

1. The Court Of The Crimson King
2. Drop In
3. A Man, A City
4. Epitaph
5. 21st Century Schizoid Man
6. Mars



             



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