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ROCK PROGRESSIF  |  STUDIO

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KING CRIMSON - In The Court Of The Crimson King (1969)
Par WILD THING le 7 Juin 2004          Consultée 28749 fois

S’il y a bien un album en cette année 1969 qui révolutionna le monde du rock, du rock progressif, ou même de la Musique (avec un grand M) en général, c’est bien IN THE COURT OF THE CRIMSON KING, le premier album du groupe dirigé par la main de maître de Mr. Robert Fripp, j’ai nommé KING CRIMSON. C’est le 10 octobre 1969 que sortait ce premier disque autoproduit par les Anglais eux-mêmes (chose extrêment rare pour l’époque) et qui fut rapidement considéré comme un véritable chef-d’œuvre par la presse musicale. Et cette presse ne s’était pas trompée, on a ici bien à faire à un chef-d’œuvre où le côté intellectuel, expérimental et sans limites du rock progressif prend ici tout son sens.

Ce « troublant chef d’œuvre » comme l’a qualifié Pete Townsend, guitariste des WHO, surprend de tous les points de vue ; c’est le premier album à n’avoir rien d’écrit sur la pochette. Une pochette qui symbolise d’ailleurs parfaitement le choc de l’auditeur non-averti face à ce délire musical auquel nous convie le Roi Pourpre dès le premier titre de l’album, « 21st Century Schizoid Man » avec son introduction brut, une voix transformée et écorchée et en même temps des influences jazz qui font de ce morceau un titre magnifiquement mesuré, chose dont on se rend compte sans mal dans cette parfaite homorythmie exécutée entre le batteur Michael Giles et le claviériste Ian McDonald . « 21st Century Schizoid Man » est le titre le plus connu de KING CRIMSON, peut-être l’un des plus abordables.

Cet album est également l'occasion de l'une des premières apparitions du mellotron, clavier imitant le son des cordes, particulièrement présent sur la symphonique, psychédélique et planante " Epitaph." Maintenant, il faut avouer que les instruments à cordes frottés sont les plus difficiles et les plus mal imités, que ça soit par le mellotron de l’époque ou par les synthétiseurs actuels qui ne pourront (heureusement) jamais imiter la sensibilité émise par chaque individu sur son instrument à travers son vibrato, ces instruments étant ceux qui peuvent le mieux faire ressortir le côté humain et personnel de l’instrumentiste.
Le titre le plus « calme » et aussi le plus court (six minutes) de l’album est « I Talk To The Wind », chanson planante, magnifiquement soporifique, où les instruments à vent de la famille des bois sont là-aussi très importants.

Cette atmosphère se retrouve également dans le début de « Moonchild » le titre le plus long de l’album (douze minutes) où l’exprimentation est ici rallongée à l’excès mais qui rend le thème de la prochaine et dernière chanson qu’est « In The Court Of The Crimson King » encore plus magistral.
Le titre « In The Court OF The Crimson King » est d’ailleurs un chef d’œuvre en soi, alliant à merveille moments calmes et mélodies enchanteresses ou au contraire complètement décalé à la flûte à d’autres passages nous ramenant à un thème principal véritablement transcendant tellement son intégration dans le morceau est parfaitement réfléchie.

IN THE COURT OF THE CRIMSON KING est l’album de KING CRIMSON qui influença bon nombre d’artistes désireux de pousser les frontières de la musique encore plus loin. « 21st Century Schizoid Man » fût même repris par le groupe de Death Metal ENTOMBED.
Malgré le fait que cet album ne soit en rien « commercial », il entra dans le Top 5 Anglais, le Top 30 Américain et prit la place de numéro 1 au Japon, détrônant ainsi l’album des BEATLES Abbey Road. Quand on sait cela on regrette vraiment que la qualité artistique soit aujourd’hui à ce point mise de côté ; y a-t-il une chance pour qu’un groupe expérimental inconnu soit de nos jours ainsi soutenu ?

En décembre 1969, soit seulement un mois après la sortie du disque, Ian McDonald et Michael Giles partent former leur propre duo tandis que le bassiste et chanteur Greg Lake partira rejoindre un certain EMERSON, LAKE AND PALMER ! Ces changements de Line-up feront dès lors partie du mythe Crimson, seul le guitariste Robert Fripp, l'âme du groupe, en est le membre permanent.
Toujours est-il que IN THE COURT OF THE CRIMSON KING est un album culte dans l’histoire du rock et son succès fût mérité car il s’agit bel et bien d’un chef d’œuvre que signe ici ce groupe de légende.

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- Robert Fripp (guitar)
- Ian Mcdonald (reeds, woodwind, vibes, keyboa)
- Greg Lake (bass guitar, lead vocals)
- Michael Giles (drums, percussion, vocals)
- Peter Sinfield (words and illumination)


1. 21st Century Schizoid Man Including Mirr
2. I Talk To The Wind
3. Epitaph Including March For No Reason An
4. Moonchild Including The Dream And The Il
5. The Court Of The Crimson King Including



             



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