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KING CRIMSON - The Night Watch (1997)
Par WALTERSMOKE le 20 Avril 2014          Consultée 1539 fois

Avoir l'occasion d'écouter la genèse presque complète d'un album de rock entier, et qui plus est d'une source inédite, ça vous tente ? Alors voici venir The Night Watch, le cinquième album live de KING CRIMSON, retranscrivant un concert en intégralité, et bien particulier. En effet, c'est sur cet album que se trouve la majeure partie des morceaux qui constituent Starless and Bible Black, soit l'un des trois joyaux qui forment la période Wetton (avec Larks' Tongues in Aspic et Red), doublé d'un opus majeur du rock, tous sous-genres confondus.

Enregistré en novembre 1973 à Amsterdam, The Night Watch est le compte-rendu d'un concert qui fera donc date dans l'histoire du groupe. C'est dans la capitale hollandaise qu'ont été enregistrés "Lament", "Fracture", "The Night Watch", le morceau-titre et "Trio", ce qui fait donc 5 morceaux sur 8. Et comble du bonheur, leur qualité sonore est très bonne. Pour l'agencement de la tracklist (ou setlist, en l'occurrence), en revanche, les dents peuvent légitimement grincer. Pourquoi donc avoir mis "Easy Money" en ouverture – surtout si c'est pour le faire suivre par Lament ? Et pourquoi ne pas fermer le concert avec l'enchainement "The Fright Watch"/"The Talking Drum"/"Larks' Tongues in Aspic Part 2" (on y reviendra) ?

À noter qu'en plus d'être le seul gros défaut de l'album, ce dernier concerne avant tout la forme. Pour le fond, il n'y a rien de mal à dire : les musiciens jouent bien (inutile de le préciser), et l'interprétation des morceaux est sublime. Non privées des atténuations visant à enlever les bruits du public, les futures plages de Starless and Bible Black prennent encore plus en volume et en beauté, tout en frappant juste. "Fracture", qui était ce soir-là encore un inédit (tout comme "Trio"), s'impose déjà comme un incontournable, ou du moins une valeur sûre de KING CRIMSON.
Le plus beau de The Night Watch se trouve, une fois n'est pas coutume, dans les moments les plus calmes. Tout d'abord, "The Night Watch" est un exemple idéal de comment un couac technique peut transfigurer un morceau : le mellotron de David Cross étant tombé en rade au milieu du morceau, Robert Fripp a comblé le vide laissé par un solo remarquable, tandis que Cross s'échinait à ne pas rester là à rien faire et à jouer sur son piano électrique. Le résultat a tout simplement débouché sur la meilleure interprétation de ce morceau, rien que ça. L'autre moment de grâce s'appelle "Trio". Cette fois, c'est Bill Bruford qui se retire volontairement pour laisser le soin à Fripp, Cross et John Wetton de signer une improvisation douce et sereine, le moment de calme le plus intense au sein d'une tournée chaotique. L'esprit se vide, se calme, et contemple. Mais la meilleure partie de The Night Watch se trouve sur le deuxième CD, et succède à un Exiles de toute beauté : après une impro minimaliste et froide ("The Fright Watch"), le quatuor enchaine avec une transition bien pensée sur "The Talking Drum", dont le suspense original de ses premières minutes est remplacé par la tension qui s'installe bien plus tôt. Une véritable cerise, donc.

À première vue, on pouvait craindre que The Night Watch, tout comme USA, aurait un côté obsolète donné par The Great Deceiver. Il n'en est rien : en plus de sa nature, la qualité des morceaux interprétés est remarquable, montrant une fois de plus un KING CRIMSON qui assure sur scène. Et encore, même en cumulant les trois lives issus de la période Wetton, il reste encore de nombreuses choses à découvrir.

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- Robert Fripp (guitare, mellotron)
- Bill Bruford (batterie, percussions)
- David Cross (violon, mellotron, piano électrique)
- John Wetton (basse, chant)


1. Easy Money
2. Lament
3. Book Of Saturday
4. Fracture
5. The Night Watch
6. Starless And Bible Black

1. Trio
2. Exiles
3. The Fright Watch
4. The Talking Drum
5. Larks' Tongues In Aspic, Part 2
6. 21st Century Schizoid Man



             



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