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KING CRIMSON - A Scarcity Of Miracles (2011)
Par WALTERSMOKE le 1er Octobre 2014          Consultée 2168 fois

Afin d'être clair, net et précis, autant démarrer cette chronique par un fait qui devrait être établi : oui, A Scarcity of Miracles est un album de KING CRIMSON. On pourra tergiverser sur le fait que c'est une oeuvre de Robert Fripp, Jakko Jakszyk et Mel Collins, et que vouloir raccorder A Scarcity of Miracles ne serait qu'un caprice de fan. Mais il est inutile de se voiler la face, ou pire encore, de sortir comment prétexte la différence stylistique avec le reste, argument intenable chez KING CRIMSON. De plus, aucun des musiciens mobilisés ici n'est pas rattaché à l'univers du groupe, sans compter le sous-texte « A King Crimson Projekct », qui devrait taire les dernières dissensions.

Ce détail réglé, il est donc temps de passer au contenu en lui-même. A Scarcity of Miracles est né de répétitions effectuées par Fripp et le chanteur-guitariste Jakko Jakszyk, membre du tribute band 21th Century Schizoid Band, où Mel Collins jouait également. Les trois musiciens ont finalement décidé de composer ensemble un nouvel album, en s'accompagnant au passage de Tony Levin et Gavin Harrison, membres de la section rythmique de KING CRIMSON. Que des hommes de talent, pour un album dont la ligne directrice est un rock progressif tirant un peu vers l'ambient.

Pour autant, le résultat est assez mitigé. A Scarcity of Miracles propose un entrée en la matière exceptionnelle, à savoir le morceau-titre. Dès les premiers sons de soundscapes émis, l'ambiance est immédiatement posée : elle sera triste et mélancolique, et également éthérée et mystérieuse – sans être mystique. Les saxophones de Collins ne dépareillent pas tout en s'insérant sans problèmes dans l'univers établi. Et surtout, en guise de cerise, l'interprétation vocale de Jakszyk est excellente. Pendant 7 minutes et demi, KING CRIMSON invite à une méditation profonde, ou du moins à fermer les yeux et laisser son esprit en mode contemplatif.

Le reste de l'album est donc abordé avec confiance et grands espoirs. Après tout, et au vu de la configuration de l'album (6 morceaux pour 42 minutes), il n'y a pas de quoi s'inquiéter, à première vue. Et en fait... si. Pour être plus précis, les morceaux les plus longs sont assez répétitifs, et surtout, souffrent d'isomorphisme. Que l'écoute concerne tout l'album ou ne se focalise que sur un seul morceau, le constat est malheureusement le même. Dans un sens, c'est assez déconcertant, surtout au vu du talent de chacun des musiciens. Toutefois, ce n'est pas excessivement mauvais pour autant : si par exemple "The Light of Day" était présent en conclusion d'un album riche et varié, il ne serait pas aussi mal vu.

Deux morceaux viennent empêcher A Scarcity of Miracles de sombrer dans l'oubli justifié. D'abord, "The Price We Pay" profite d'une section rythmique qui accroche l'oreille, et frappe juste à chaque note. A la rigueur, pour rendre la chanson encore meilleure, les choeurs rajoutés à la voix de Jakszyk auraient pu être retirés. "The Other Man" est de loin le morceau qui attirera plus celui qui connait le crimso des années 2000, mais il n'en devient pas fortement recommandable pour autant.

A Scarcity of Miracles est donc un pétard mouillé, ainsi qu'un album inachevé. Ce n'est pas la production des plus formidables ni le talent des cinq musiciens (Fripp et Jakszyk, tout particulièrement) qui pourront faire de cet album une réussite. Et pourtant, la seule chose qu'on a envie de dire, c'est qu'au vu des idées lancées, une suite soit proposée, avec moins de longueurs et plus de concision.

Note réelle : 2,5/5

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- Robert Fripp (guitares, soundscapes)
- Jakko Jakszyk (chant, guitares, guzheng, claviers)
- Mel Collins (saxophones, flûtes)
- Tony Levin (basse, chapman stick)
- Gavin Harrison (batterie, percussions)


1. A Scarcity Of Miracles
2. The Price We Pay
3. Secrets
4. This House
5. The Other Man
6. The Light Of Day



             



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